CHAPITRE VIII - Années - 2020 – 2021 - 2022
J’ai peu à dire de cette année 2020 qui fut pénible pour tout le monde du fait de la pandémie mal gérée et que l’on avait l’impression d’avoir été volontairement provoquée (Lire les stèles de Géorgie sur le site http://www.messagere.e-monsite.com).
Le décès de Julien mon beau-frère en août, suite à sa mauvaise chute lui ayant brisée le fémur, est suivi, pour Julienne d’une nouvelle vie en maison de retraite de qualité. Éloignée de son cadre habituel de vie, elle a des difficultés à accepter ce changement radical et accuse ses enfants de l’enfermer. Mais ses pertes de mémoires, parfois dangereuses, les ont amenés à prendre conseil près d’un médecin compétent qui leur a suggéré cette solution.
Une petite lumière dans la grisaille, l’arrivée de notre petite Kaline, chatte Persane chinchilla gris/bleu et blanche. Nous avons réussi à faire cohabiter Nell et Kaline qui font même ensemble de gros dodos sur mon lit. Mimi toujours sauvage attaquerait bien Kaline, mais cette dernière à un défenseur en la “présence” de Nell qui la protège systématiquement lorsque Mimi approche trop près.
Pas de visites familiales cette année, quelques rares photos, quelques vidéos téléphoniques pour s’apercevoir. Le train-train quotidien pour nous, les santés étant celles de nos âges, avec, “Dieu merci” pour le moment une bonne résistance au virus, mais nous ne sortons pas beaucoup, Najiba fait la plupart des courses avec masque et taxi.
Les “fêtes” de fin d’année furent d’un calme sans précédent !... Bien que les enfants de Najiba vinrent passer une semaine à la maison.
Ma plus grande activité restant mon site “messagere” quelques échanges avec Jean-Antoine, auquel j’adressais les 16 articles et 9 Lettres du “CHRIST REVIENT – IL DIT SA VERITE” qui sont également sur mon site. Je constatai que ce dernier était complètement réfractaire à ces Lettres qui pour moi sont merveilleuses (vous pouvez en juger par vous-même sur le site). Car si son raisonnement est pur, le pardon possible ne lui paraît pas utilisable suivant ce qu’il a reçu. Et je trouve cela fort triste.
2021 démarre en Tunisie avec des confinements du jeudi au lundi matin, travail jusqu’à 13 heures dans les banques et pour la fonction publique, couvre-feu à 18 heures.
Visite médicale pour l’un et l’autre et contrôles divers plus ou moins bons pour Édouard, dont le taux d’urée va le forcer à faire un peu plus de régime et de laisser de côté son traditionnel whisky bi-journalier. Pour moi-même, analyses relativement bonnes, mais douleurs à vie pour l’épaule et la hanche, malgré les antidouleurs pris, il faut vivre avec.
Notre petite aide des week-ends nous a quitté, nous avons demandé à Babette, notre ancienne employée revenue en Tunisie, si elle voulait prendre le relais, mais avec le confinement cela n’est pas possible pour le moment. Najiba reste deux fins de semaines sur quatre et je dois me débrouiller par moi-même, au grand détriment de ma hanche, le reste des fins de semaines.
Nous sommes sans véhicule depuis deux mois, les réparations ici, malgré les pièces importées par nos soins, ne ce font pas vite.
Comme tout un chacun, nous attendons le retour espéré à une vie normale et à un Printemps salvateur espérons-le !...
Notre vie continue à un rythme calme, semblable à lui-même. Édouard se plaint de plus en plus de sa surdité, achète appareillage sur appareillage, sans beaucoup de résultat ! Il n’a pas le moral et ne sort presque plus. L’Audi, toujours chez le garagiste qui ne trouve pas la pièce nécessaire, lui manque. Pour ma part je continue mon site et j’ai décidé de préparer un livre commençant par les songes commencés en 1998 et années qui ont suivies jusqu’à ce jour. J’ai trouvé un imprimeur, dès que je serai prête je signerai le contrat.
L’été s’écoule chaudement, le covid semble momentanément calmé. N’ayant plus qu’à prévoir la couverture de mon livre, je relie le 15 septembre le contrat avec Bod. Je paie la couverture, mets en forme mon texte comme livre de poche et attend une future rentrée d’argent pour signer et honorer mon contrat.
Les fêtes de fin d’année arrivent, bien calmes. Même menu pour les deux fêtes. Pas d’excès de table, huîtres pour Monsieur, gambas pour moi, tranche de foie gras et gâteaux pour le réveillon à l’heure des vieillards que nous sommes. Le lendemain, foie gras toasté, langouste aux légumes et les restes du gâteau, Sauternes dans les deux cas. Les vœux échangés par téléphone ou messager avec la famille et les enfants et petits-enfants.
Janvier commence à s’écouler avec le retour tant attendu de l’Audi enfin réparée. Édouard retrouve un peu le moral, mais les vertiges qu’ils a fréquemment depuis déjà trois ans s’accentuent. Il se plait de plus en plus de sa mauvaise audition. Comme j’ai une toute petite voix, mon mari peine à m’entendre, et nos conversations deviennent de plus en plus courtes, malgré nos désirs d’échanges.
Le 26 janvier j’entends dans la nuit un bruit sourd au-dessus de ma tête, la chambre d’Édouard étant juste au-dessus de la mienne. Puis le calme. Au petit matin inquiète malgré tout, j’appel Najiba dont la chambre est au premier étage et lui demande ce qui s’est passé ?
-“Monsieur est tombé sur la chaise proche du lit, me dit-elle, il souffre des côtes. Je l’ai aidé à se relevé, mais il ne se sent pas capable de descendre.”
-“J’appelle le médecin” lui dis-je, ce que je fais effectivement. Ce dernier me dit, je passe au début d’après midi.
Nous attendons le médecin avec impatience, il arrive dès treize heures et constate qu’Édouard s’est cassé deux côtes, qu’il faut l’hospitaliser, faire une radio au plus vite. Il téléphone à l’ambulancier, lequel arrive juste quand je paie la consultation au médecin et lui fais remplir les documents CFE. Édouard est emmené sans que je puisse l’embrasser. Najiba part avec lui, mais revient chercher les documents nécessaires à l’hospitalisation, soient, feuille de soins CFE, carte CFE, Carte de séjour et passeport Suisse. Najiba me dit pour entrer en clinique le teste du Covid lui a été fait et il est positif. Nous devons nous faire tester dès demain.
Ainsi Édouard avait été vacciné deux fois, mais il avait le Covid, Najiba avait été vaccinée et moi non. Le lendemain nous faisons le teste et le surlendemain Najiba n’est pas positive mais moi, je le suis. Le médecin me donne un traitement de vitamines et autre médicament dont le non m’échappe. Mais de ce fait interdiction d’aller voir Édouard, il faut attendre 14 jours et refaire un teste de contrôle. Chaque jour j’appelle l’un des médecins qui soignent mon mari pour savoir s’il y a une amélioration. La première semaine, traitement et respirateur, les réponses donnent de l’espoir que je retransmets à toute la famille tous les jours. Najiba va aux nouvelles près des infirmières ou des médecins lesquels ne se prononcent pas clairement, disant qu’un essai sans respirateur n’a pas été probant et qu’il a été remis sous appareil. La deuxième semaine, j’ai pratiquement tous les jours le médecin qui le suit, il me dit qu’il a modifié le traitement et espère une amélioration, ceci deux jours de suite, puis je lui demande : “Si mon teste se révèle négatif je pourrai venir le voir ?”
-“Oui, me dit-il, soyez courageuse.”
Cette petite phrase, il va me la répéter tous les jours jusqu’au mercredi, jour où j’apprends que mon teste est négatif et où je le dis au médecin de la clinique pour avoir son accord afin de venir le jeudi visiter Édouard. Le jeudi, je me rends à la Polyclinique d’Hammamet, au début de l’après-midi, il m’est répondu, “que le médecin qui le suit est déjà parti, mais que je peux aller voir mon mari”.
J’arrive à l’étage des “cas Covid”, une infirmière prévenue par la réception, m’accueille avec un vêtement, des chaussons et une charlotte en plastique, et elle me conduit près du lit où Édouard gît inconscient. Sa tête est tournée à l’opposée de moi, des tubes lui sortent du nez et de la bouche, mais rien qui ne ressemble au respirateur que l’on nous montre à la Télévision ! J’entends le bruit de la machine qui l’aide à respirer, sa main dépasse le drap et la couverture légèrement repliés, je la prends dans ma main, c’est le froid de la mort que je touche déjà !... Je reste un certain temps à le regarder et je comprends, hélas trop bien, ce que le médecin me disait : “soyez courageuse”. Je le quitte avec regret, je suis impuissante à l’aider...
Le lendemain matin, je retourne à la clinique car le médecin sera présent et j’aurais peut-être un espoir. Sympathique et pas des plus jeunes, le médecin me fait asseoir face à lui et son bureau. Ce que je fais en l’interrogeant du regard. Il me dit :
-“Nous avons tenté à trois reprises d’enlever le respirateur pour voir s’il reprendrait le dessus par lui-même, mais il ne faisait aucun effort”.
Je comprenais qu’il ne voulait pas me dire qu’il restait inconscient. Il poursuivit :
-“Vous pouvez aller le voir, mais soyez courageuse”. Et dans ses yeux je voyais qu’il n’y avait aucun espoir.
Je le remerciais et montait pour voir Édouard, je fus encapuchonnée de nouveau, pendant que je me vêtais, une porte, à l’opposée de celle où je devais aller, s’ouvrit, et je vis un homme plus jeune que mon mari, sous un vrai respirateur...Quant je suis rentrée dans la chambre commune où était mon mari, je vis un homme tourné du côté opposé à celui de la veille. Il état méconnaissable ! Je dis à l’infirmière :
-“Ce n’est pas mon mari ?”
Pendant qu’elle regardait la fiche sur son pupitre de contrôle, je constatais que le voisin de gauche, s’asseyait sur son lit et paraissait relativement en forme. En me retournant, l’infirmière m’assura que je ne me trompais pas que c’était bien mon mari qui était dans ce lit.
Il faut dire, qu’Édouard était entièrement recouvert jusqu’au ras du cou, pas une main dehors à pourvoir toucher et reconnaître comme la veille. Tous les appareillages étaient bien en vue, et son visage si pâle, que je ne pus rester plus longtemps et partis retirer le plastique, je m’enfuis en courant me réfugier sur un ban dans le couloir pour pleurer... Quand je retrouvais mon calme, je repris l’ascenseur et regagnais le taxi qui m’attendait. Mohammed vit à mes yeux le peu d’espoir qui restait et eut une phrase gentille de style tunisien.
Le lendemain, 12 février 2022, la réception de la clinique nous annonçait le décès de leur patient à deux heures du matin. Ma première réaction fut de me dire, s’ils l’avaient mis sous le bon respirateur il serait peut-être encore en vie ! Puis les larmes coulèrent, salvatrices à la longue, et je pus annoncer aux enfants, à toute la famille qu’Édouard nous avait quitté.
ANNEE 2022 – Suite
Comme c’était le Covid 19 qui avait sévi dans le cas d’Édouard, la clinique m’avertit qu’il fallait faire l‘enterrement rapidement. Le cimetière d’Hammamet n’ayant plus de place pour les étrangers, je dû me rabattre sur Tunis pour obtenir une place au cimetière Montplaisir. L’enterrement eut lieu le lundi suivant. J’allais chercher le corps à la clinique, le responsable de l’entreprise des
pompes funèbres que j’avais contactées, était convoqué et fit la mise en bière avant que je n’arrive. Je lui fis ouvrir le cercueil et pris trois photos d’Édouard, très semblables à l’aspect où je l’avais trouvé le vendredi précédent, moins les tubes. J’avais loué une voiture, conduite par Bilel, l’un des chauffeurs de taxi que nous connaissions de longue date. Nous suivîmes, Najiba, Bilel et moi-même le corbillard qui nous indiquait le chemin. La tombe étant ouverte, le cercueil y fut rapidement déposé. Ayant jeté quelques fleurs, la tombe fut refermée. Un court moment de recueillement, le paiement du contrat d’obsèques auprès du service concerné, puis un détour près de la personne responsable du cimetière pour connaître les prix des différents monuments funéraires. Au même moment une personne de la société Eden, qui avait opérée jusque là, apparue pour me proposer ses propres prix. A l’un comme à l’autre, je dis que je réfléchirais pour faire mon choix, et les tiendrais au courant.
La maison que nous habitions avait un grand jardin, une maison de gardien et une grande piscine. Il m’aurait bien plut de la garder, nous y avions neuf ans de souvenirs communs. Cependant, je ne savais quelle retraite de réversion j’obtiendrais en plus de ma propre retraite. Aussi dis-je à mes propriétaires, lesquels désiraient augmenter le loyer dont le contrat de location se terminait précisément le 4 février 2022, que je cherchais une location plus abordable pour moi, le plus rapidement possible. Mon loyer de mars était payé d’avance selon notre contrat de location, je devais récupérer la caution, ayant fait de nombreuses améliorations dans la maison et le jardin.
Les propriétaires, avec lesquels nous avions toujours été en bons termes, acceptèrent et attendirent les résultats de mes recherches sans augmentation de prix. Il y eut beaucoup de démarches administratives, tant pour la Tunisie que pour nos deux pays de nationalité. Najiba me fut d’un grand secours pour toutes ces obligations, lesquelles nécessitaient d’aller au Tribunal pour la Tunisie, après une longue attente nous dûmes y retourner le lendemain de bonne heure. Dans l’immédiat je décidais de vendre la voiture. Plusieurs annonces furent passées par Najiba dans la langue, plusieurs personnes se présentèrent devant donner une réponse, la dernière voulait bien réaliser tout de suite pour le prix demandé et nous entamâmes les démarches nécessaires, toujours un peu complexes et demandant un certain temps à réaliser. Ceci étant fait, la recherche de maison déjà bien avancée sur papier, je contactais les différentes agences avec le concours de Najiba. Nous visitâmes sept maisons, dont deux fois l’une qui retenait mon attention. Un jardin plus petit, mais sympathique et ou Nell pourrait se dégourdir les pattes, avec des arbres fruitiers, citronniers, grenadier, trois chambres, une belle cuisine, un salon avec rotonde, une salle de bains, une salle d’eau et dressing pour l’une des chambres, local technique pour le chauffage et pour lave-linge et sèche-linge et outils de jardin.
Dans la maison que nous quittions il y avait des lits et des placards, dans celle que je choisissais, il me fallait acheter, deux lits, deux armoires, un lave-linge, un réfrigérateur et un climatiseur dès les chaleurs printanières. J’obtins de mes anciens propriétaires de leur racheter, à moitié prix, le réfrigérateur-congélateur qui était un peu fatigué après neuve années de service.
Ayant trouvé un déménageur, nous fîmes par nous-mêmes une grande partie de la mise en cartons, plus facile ensuite de s’y retrouver. Le déménagement eu lieu le 29 mars, le plus gros du mobilier fut mis en place par les déménageurs sous ma surveillance, ensuite à nous de ranger un certain nombre de cartons au fil du mois d’avril.
Pendant que tout le reste évoqué se passait, j’avais commencé la préparation des demandes de réversion de retraites. Les personnes de la famille, qui étaient passées par ce triste événement, me dirent qu’il fallait de quatre à six mois pour obtenir un résultat. Je fis les recherches des documents nécessaires demandés pour les envoyer aux différents organismes.
Ce début d’année 2022 nous a apporté de bien tristes moments, Édouard, nous a quitté en février, ma sœur Julienne courant mars et Sonia fin mars. Bien loin de tous, et ne pouvant participer, je n’ai pu réconforter la famille que par des petits mots du cœur. Julienne avait fait une chute, à 92 ans cela ne pardonne pas, c’était déjà le triste constat pour son mari l’année 2020. Sonia avait un cancer qui la minait depuis des années, le décès de son papa lui a, je le crois, causé un nouvel à coût douloureux auquel son moral, puis son corps, n’ont pas résisté.
La Suisse régla rapidement le problème des retraites, cette retraite n’était pas importante, nous n’avions pas cotisé de nombreuses années, mais ils prenaient le montant des deux retraites mensuelles et calculaient 80% du total. Les retraites complémentaires suivirent trois mois plus tard, la CNAV me joua un tour pendable, ne tenant pas compte du nouveau RIB, la retraite de mai payée en juin repartie vers l’organisme, puisque le compte commun était clôturé. Je dois recevoir fin octobre les quatre mois non perçus et le mois d’octobre représentant septembre je ne sais quand, le 15 décembre, je n’ai toujours pas récupéré le mois de mai !(11-2023)
Plus agréable à narrer la visite en août de mon fils Philippe et de son épouse Dominique, venus passer une semaine en voyage organisé à l’hôtel. Ici la troisième chambre sert de rangement divers, car il n’y a ni grenier, ni sous-sol. Cela mettait un peu gaîté dans ma vie et celle de mon excellente Najiba. Bavardages divers, concernant toute la famille qu’ils avaient rencontrée précédemment. Tendresses échangées pour recharger mes batteries !...
Dans le courant des mois suivants je lus un beau texte éclairant dont je tiens à vous faire profiter, le voici :
LES 7 NIVEAUX DE CONSCIENCE
Il y a 7 niveaux de conscience à gravir pour se réaliser spirituellement
Selon notre degré d’évolution personnelle et spirituelle, certains disent que nous avons 7 paliers à franchir… voici un texte que j’ai trouvé fort intéressant.
Les gens se trouvent généralement au niveau 3, comme le confirme cette science issue d’une évolution spirituelle basée sur l’expérience propre.
Les 7 niveaux de conscience que l’on doit gravir afin de croître spirituellement vers la réalisation c’est 7 niveaux d’évolutions spirituels vous aiderons à vous situer.
1. Le premier plan est le moins élevé.
C’est le plan de la conscience instinctive qui est proche de l’animal. L’être sur ce premier plan est primitif et cherche avant tout à satisfaire ses besoins sexuels et ne connaît pas l’amour. Il est totalement inconscient.
Il est relativement primitif au point de vue spirituel, c’est un niveau essentiellement matérialiste. La personne qui se trouve à ce niveau se complaît dans le matériel, c’est-à-dire l’accumulation des biens et l’assouvissement de ses besoins primaires et des plaisirs des sens. De surcroît, elle est convaincue que la mort est une finalité, qu’après la mort il n’existe plus rien. Bien entendu, pour elle, l’existence de Dieu ou d’un être suprême quelconque n’entre même pas dans l’équation.
2. Le deuxième plan est celui de la conscience collective.
A ce niveau la personne développe son sens des relations humaines. Elle est plus sélective dans le choix de ses partenaires mais plusieurs peuvent lui convenir. Elle ne connaît pas encore l’amour véritable mais le copie. Elle est possessive et considère son partenaire comme lui appartenant. L’ego est très fort à ce niveau. Ce plan est émotionnel et c’est la que se situe la majorité de l’humanité de notre belle planète.
Il s’apparente aussi beaucoup au premier, les possessions matérielles sont encore dirigeantes, une pierre angulaire dans la vie de ces personnes. L’assouvissement des sens tient encore une place prédominante ; ces personnes ont d’ailleurs tendance à croire que la valeur des gens est proportionnelle aux biens qu’ils possèdent. Par contre, dans la majorité des cas, les personnes du second niveau d’évolution ou de conscience croient en l’existence d’un être suprême, mais elles ont aussi tendance à créer un dieu qui sert leurs intérêts. Leur spiritualité est très rudimentaire et par conséquent leur image de dieu l’est aussi. On pourrait dire que ces personnes croient en Dieu au cas où… celui-ci existerait. Cela dit, ces personnes adoptent (ou entendent adopter) une ligne de conduite non dénuée de principes.
3. Le troisième plan est celui du mental.
Là, l’individu situe son JE. Il commence à s’individualiser. C’est le plan du pouvoir personnel, de l’énergie, des idéologies (religieux, politiques, économiques). C’est le plan des leaders. Il fonctionne selon la dualité du mental (amour-haine, dominant-dominé etc.). C’est l’amour échange qui n’est pas le véritable amour mais s’en approche. C’est le plan de la prise de conscience, de la réflexion. L’individu à ce niveau élargit sa connaissance soit en ésotérisme, en spiritualité. Il prend conscience qu’il existe une autre dimension.
A ce niveau, on rencontre des gens qui accordent encore une certaine importance à l’aspect matériel, mais tout en croyant sincèrement en quelque chose. La majorité d’entre nous serions à ce niveau d’évolution ou de conscience, où les personnes semblent parfois assises entre deux chaises, amassant des biens matériels, sans toutefois y accorder la valeur ou l’importance que leur accordent les personnes des deux premiers niveaux, jouissant des plaisirs des sens, mais croyant en un Dieu, mais nous en remettant plus souvent qu’autrement entre les mains de ceux qui nous disent en qui il faut croire et ce qu’il faut croire.
4. Le quatrième plan est causal.
C’est le plan ou vous pouvez vous connecter à votre âme. A ce niveau, vous pénétrez dans la partie de l’âme, celle de l’amour (l’amour spirituel). A ce niveau, vous pouvez vivre l’amour avec une âme-sœur. Votre partenaire est tellement proche de vous qu’il n’y a aucun effort à faire, aucune concession. L’AMOUR EST. C’est la fusion. C’est le plan des créateurs, des artistes, qui expriment la beauté sous toutes ses formes. A ce niveau on a envie de donner et d’ETRE.
Ce niveau marque aussi le début d’une certaine spiritualité. Les personnes qui ont atteint ce niveau ne sont plus préoccupées par l’accumulation de biens ; elles n’ont plus besoin de ce genre de preuve pour prouver leur importance ou justifier leur existence. Elles apprécient les plaisirs des sens, sans toutefois se laisser dominer par leurs émotions ou leurs passions ; elles perçoivent la totalité de leur nature et elles sont conscientes du lien qui existe entre le physique, l’intellect, les émotions et la spiritualité et elles assument leur responsabilité de leurs pensées, de leurs sentiments et de leurs actes. C’est le début de l’universalité de la conscience.
5. Le cinquième plan est celui de la super-conscience.
L’amour est manifesté et exprimé pleinement. C’est celui de la pensée symbolique. A ce niveau on peut se passer de sexualité. C’est le niveau des grands comme Beethoven, De Vinci, Pythagore etc… La seule partenaire possible est son âme-jumelle, son complément, son miroir. C’est le plan des guides spirituels, des Maîtres. Ses dons psychiques se développent naturellement, et elle accroît sa capacité de guérison. On atteint ce niveau par une illumination. Elle enseigne l’amour et guide l’humanité.
À ce cinquième plan, les personnes sont dotées d’une sensibilité très raffinée, elles perçoivent l’univers comme un tout ; elles sont conscientes des lois gouvernant notre univers et tente de les respecter le mieux possible. Elles ne repoussent pas l’aspect matériel des choses, mais, par contre, l’accumulation de biens n’est pas une préoccupation. Elles ont atteint un niveau où leur intuition joue un rôle important et elles arrivent à développer assez rapidement (et assez facilement) leurs dons psychiques et s’en servent volontiers, principalement pour aider les autres. Elles s’appliquent aussi, de façon diligente, à se débarrasser de leurs préjugés.
6. Le sixième plan est celui de la buddhi, ou conscience intuitive de l’âme.
A ce niveau l’être n’a plus d’ego, il n’est plus qu’une âme rayonnant d’amour et de lumière. Il est un message vivant de l’harmonie universelle. Il a réalisé le mariage mystique (union divine). Il représente Dieu sur terre. C’est l’ermite solitaire constamment dans la béatitude. Il n’a plus de personnalité car il fait partie du TOUT. Il est proche de la fusion définitive avec l’ESPRIT ÉTERNEL.
À ce sixième plan, l’Individu unifie ses sens et sa spiritualité. Il s’est pratiquement libéré de ses passions et ses émotions ne le contrôle plus. Il est conscient de son corps physique, mais les biens matériels ne l’intéressent plus vraiment. Il fait d’ailleurs peut de cas des contraintes et des limites humaines et sa pensée devient universelle ; il s’est complètement libéré des préjugés. Il communique aisément avec les entités de l’au-delà, ainsi qu’avec son Moi supérieur ; il connaît les raisons pour lesquelles il s’est incarné dans cette existence et comprend les leçons qu’il est venu apprendre. Il est pleinement conscient de son évolution et du niveau de conscience qu’il a atteint, sans en faire tout un plat.
7. Le septième plan est celui du divin, de la conscience cosmique.
Le corps s’embrase, le feu monte dans les canaux entériques et l’énergie divine vous transforme en ETRE DE LUMIÈRE. Vous tombez dans la conscience cosmique et l’illumination, et vous y restez pour l’éternité.Il s’agit donc du niveau le plus élevé de l’évolution humaine. La personne qui y accède n’a plus qu’une préoccupation spirituelle, rien d’autre n’existe à ses yeux. Cette personne se situe en quelque sorte entre la matière et Dieu ; il n’est plus question pour elle de suivre les lois divines comme telle, parce qu’elles font partit de sa nature intrinsèque. Cette personne est ce qu’on qualifie habituellement de Maître, d’initié, c’est-à-dire quelqu’un qui a réussi la parfaite harmonisation entre le corps, l’esprit et l’âme. C’est un état très rare."
Via Pierre Vaillancourt et Les êtres de Lumière.
RETOUR A LA TABLE DES MATIERES VII
Copyright by Micheline Schneider Le Brun - chapitre VIII --
"La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologrammes de deux VIES humaines pour des Entités Divines"
Date de dernière mise à jour : 13/09/2026
Ajouter un commentaire