Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

CHAPITRE VIII – Le voile se lève - 1981 - 1988

Extrait XIII - Avant de tourner la dernière page clôturant l'année 1983 - Un Adieu

Grape vine

Avant de tourner la dernière page clôturant l'année 1983

Avant de tourner la dernière page clôturant l'année 1983, j'aimerais faire un ultime retour en arrière dans le courant de cette année prolixe en événements divers.

La lecture de nombreux livres m'enrichissaient sur le chemin d'une connaissance que le Seigneur guidait, notamment, maman me transmit le livre de deux personnes qui désiraient rester anonymes, lequel édité par "Berger-Levrault" portait le titre "DIEU APPELLE".                             
La phrase suivante, fut pour moi, à cause de la similitude de date, comme un clin d'œil à ce que l'Esprit-Saint attendait de moi-même !                                   
"En 1932, deux âmes à l'écoute de Dieu reçurent ce message le 15 février : Il faut que vous deveniez utilisables. La Puissance divine suffit à tout. Elle suffit pour accomplir tout le travail qui doit être fait dans le monde. Tout ce dont j'ai besoin, c'est d'instruments dont je puisse librement Me servir. Si les hommes comprenaient, la face du monde serait changée." … Plus loin : "Amenez-moi vos frères, à Moi, la Source unique de bonheur et de paix."

Qui ne serait pas enthousiasmé par ces quelques lignes, à la pensée de pouvoir travailler sous le regard de notre Créateur ! Aussi je ne résiste pas à vous faire connaître les textes ci-dessous extraits de : "CROIRE - pour une redécouverte de la foi" de TH.Rey. Mermet. Le souffle nouveau d'espérance qu'ils apportent peut être une jouvence pour notre temps et nous permettre de pardonner "l'Eglise", ce corps qui n'a pas toujours suivi Sa tête !

EXTRAIT DU LIVRE DE TH. REY.MERMET

"CROIRE"

Pour une redécouverte de la foi (Droguet-Ardant) page 409 à 417

Le Jour de la justice de Dieu viendra, mais à la fin des temps de miséricorde. La rémission des péchés n'est pas la suppression du jugement ; elle ne met pas en cause la réalité d'une sanction finale de la vie et de l'histoire des hommes. Ces deux affirmations existent en même temps dans l'Evangile, mais leur réalisation est séparée dans le temps par les longs siècles de la patience de Dieu.
"Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui."

PAS DE COGNEE, MAIS DE L'ENGRAIS

C'est la leçon de l'émouvante parabole du Figuier stérile : "Un homme avait un figuier dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n'en trouva pas. Il dit alors au vigneron : "Voilà trois ans que je viens chercher des fruits sur ce figuier et je n'en trouve pas. Coupe-le: il épuise le sol pour rien !"

Mais celui-ci de répondre : "Maître, laisse-le cette année encore : le temps que je creuse tout autour et que j'y mette du fumier. Peut-être donnera-t-il des fruits à l'avenir... Sinon, tu le couperas". (Luc 13,6-9).

Le figuier sera-t-il ou non, coupé ? Personne ne le sait encore au moment où Jésus parle. C'est l'arbre qui décidera. Pour le moment, c'est le temps de l'amour du jardinier pour cet arbre inutile, dévoreur de terre, d'eau, de soleil, de travail et d'engrais. C'est le temps de la patience du maître, de l'espérance du maître. Et le jardinier -Jésus- va redoubler d'efforts et de grâce... "Peut-être donnera-t-il des fruits à l'avenir" - "de dignes fruits de pénitence"- "sinon, tu le couperas... "

Le temps de la vie, le temps de l'histoire est un temps de répit. Un temps de répit positif où Dieu s'active de toutes les façons à gagner le cœur de l'homme. Dieu ne sauve pas - c'est à dire : ne "divinise" pas - 1'homme sans lui, encore moins malgré lui. Parce que l'homme est libre. Dieu respecte cette liberté. Dieu laisse aux hommes le temps de se sauver. Il donne à cette Humanité aimée le temps de devenir aimante.

La suppression des péchés serait un coup de force ; la rémission des péchés est un coup de tendresse.

AU COMMENCEMENT, IL Y A L'AMOUR

Il importe ici de balayer une catéchèse erronée et pourtant courante. Nous avons constaté que la notion du péché est bien la même dans les deux Testaments. Mais la rémission des péchés n'est révélée en plénitude que par Jésus Christ. Il est faux de dire : Convertissez-vous et vous serez pardonnés. La rémission des péchés ne répond pas à un repentir de l'homme ; elle est première. Le figuier est toléré longuement, puis longuement soigné avant d'avoir donné le moindre fruit. Le prodigue est tout pardonné avant même qu'il ait quitté la maison paternelle. Au commencement, il y a le pardon de Dieu, sans condition.

"L'amour consiste en ceci : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu ; non ; c'est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son fils comme propitiation pour nos péchés"
(1 Jean 4,10).

Donc, "je crois à la rémission des péchés", gratuite, donnée d'avance, une fois pour toutes, définitivement, et absolument pas en réponse à une démarche du pécheur. "Oui, le Christ est mort pour des impies... Preuve insigne de l'amour de Dieu à notre égard : c'est quand nous étions encore pécheurs que le Christ est mort pour nous" (Rom 5, 6-8).

Nous nous étions fabriqués un faux dieu incapable de faire le premier ce qu'il nous demande : tendre la joue gauche, pardonner à ses ennemis ! ... "Mais c'est ce que fait votre Père céleste, nous crie Jésus. Soyez parfaits comme lui". Dieu est défini comme celui qui tend la joue gauche, comme celui qui aime ses ennemis, comme celui qui aime sans être aimé, a priori, et quoi que l'on fasse, comme celui qui pardonne "70 fois 7 fois", c'est-à-dire toujours. Donc, "je crois à la rémission des péchés". Acquise d'avance. Donnée d'avance. Avant le repentir. Avant l'absolution. Inconditionnellement. Je crois les péchés pardonnés. Pour pardonner, il suffit de Dieu : il est Amour.

Mais pour "se réconcilier", il faut être deux. Le père ne pourra l'embrasser que si le Prodigue revient librement.

LES SACREMENTS DU PARDON

Celui, celle qui aime d'amour sait trouver mille chemins pour rejoindre le cœur de l'aimé, le toucher, le retourner, le gagner. L'obstination de Dieu à aimer et à pardonner ne va pas se laisser battre par l'amour humain !

"Dieu veut que tous les hommes soient sauvés" (1 Tim. 2,4). "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique... (à ce moment-là - note de Michaella) pour que le monde soit sauvé par lui" (Jean3, 16s). Ces paroles de Dieu devraient chanter jour et nuit dans notre cœur et développer d'inépuisables variations théologiques... "Le monde", "tous les hommes" ! ... Ne réduisons pas Jésus Christ et la vertu de son sang, et la puissance divinisante de sa Résurrection, à nos poignées de pratiquants ?

N'est-ce pas un salut universel que Paul annonce aux Ephésiens (1, 3) "Bénit soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis et comblés aux cieux de toutes les bénédictions spirituelles dans le Christ. Ne nous a-t-il pas élus en Lui dès avant la fondation du monde, pour être saints et sans tache à ses yeux dans la charité ?"

"Saints et sans tache", comment ? "C'est en lui, par son sang, que nous avons la Rédemption, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce que Dieu nous a prodiguée..." C'est assez dire que, à côté des sacrements du baptême et de la pénitence, le Père des pécheurs guette ses fils sur cent autres chemins pour les embrasser et les mener à la Fête de la Réconciliation.

C'est l'avis du pape saint Léon le Grand : "Jamais le sacrement du salut n'a manqué à aucune époque de l'Antiquité". Ce qui veut dire - pour l'antiquité, et pour maintenant, et pour toujours - que "Dieu veut efficacement le salut de tous les hommes" ; et que, par conséquent, à travers des "Signes" très divers, des propositions concrètes, loyales, amoureuses, de pardon, sont faites et réitérées à chaque homme. Ces "signes sensibles et efficaces" où leur est offerte la rémission des péchés, appelons-les, au sens large où Vatican II emploie ce mot, des "sacrements".

L'EGLISE SACREMENT

Il faut dire et redire que le baptême et, "pour ceux qui sont tombés en péché grave après le baptême", le sacrement de Réconciliation, sont les moyens privilégiés de la rémission des péchés.

Il faut rappeler aussi que l'onction des malades est un sacrement de la rémission des péchés. Et surtout que l'Eucharistie, ce banquet de l'Alliance - pourvu que l'on y accède de bonne foi et non dans une démarche sacrilège - remet "les crimes même les plus grands". Je cite ici le concile de Trente. La communion est le sommet de la Réconciliation avec Dieu et avec la Communauté.

Il faut ajouter enfin que l'Eglise est elle-même le premier sacrement du pardon, le lieu de la totale rémission, comme la maison est le lieu du "foyer", de l'amour.

L'église, c'est à dire l'assemblée des chrétiens. L'église, c'est à dire tout groupe de chrétiens. L'église, c'est à dire toute famille chrétienne. L'église, c'est à dire tout baptisé...

Aussi, en dehors même des sept sacrements, tout ce qui se vit de bien dans l'Eglise est rémission des péchés ; l'amour et le service, la prière et le travail, le sourire et les larmes, la souffrance et la vieillesse, la justice et la charité, la pénitence et 1'action de grâce, la vie et la mort, tout... L'Eglise est une immense usine d'incinération des ordures quotidiennes, une station d'épuration toujours en travail, une laverie active et hautement efficace... Et tant pis pour les amateurs de purgatoire ! Je crois à la rémission quotidienne des fautes quotidiennes dans l'Eglise. Je croise tous les jours un tas de gens spirituellement endimanchés...

BAPTEME, MARTYRE ET "REMISSION"

Il faut aller plus loin et respecter la Tradition de l'Eglise dans son entièreté, même si notre sclérose moderne nous a rendus sourds à certaines de ses harmoniques... Il n'est pas vrai, il ne peut être vrai que la rémission des péchés ait été rendue plus difficile après Jésus Christ... Qu'est-ce à dire L'Eglise antique ne connaissait que la pénitence publique, impitoyable, invivable. Dès le IV ème siècle, elle tomba dans une désaffectation quasi totale. A moins d'être un héros, on ne la recevait que sur le lit de la mort. Mais dans le cours de leur vie, les contemporains des saints Cyprien et Augustin, Léon le Grand et Césaire d'Arles ne pouvaient pratiquement pas, même s'ils étaient de bonne volonté, recourir à la réconciliation sacramentelle quand ils avaient gravement péché. Et cependant, ils s'approchaient de la sainte table. L'Eglise leur faisait même une obligation de communier au moins trois fois l'an. Alors ces chrétiens savaient, et leurs évêques savaient, et l'Eglise savait ce que nous avons oublié aujourd'hui : c'est que, dans l'Eglise, d'autres moyens existent traditionnellement qui procurent la rémission des fautes graves. Ces moyens, non sacramentels mais efficaces, étaient "les dix rémissions".

Dans sa XX e conférence, paragraphe VIII, Jean Cassien nous en donne la liste classique "Outre la grâce commune du baptême, outre le don très précieux du martyre où l'on est baptisé dans son propre sang, il existe encore de nombreux fruits de pénitence" qui tous procurent l'expiation de nos crimes." En effet, le salut éternel n'est pas promis seulement à celui qui fait pénitence au sens propre du terme (c'est-à-dire par la pénitence sacramentelle) :

·  La charité également ensevelit une montagne de péchés (1 Petr 4,8).

·  Comme l'eau éteint le feu, l'aumône éteint le péché (Sir 3,33).

·  Les larmes de même peuvent laver la souillure de nos manquements (Ps 6, 7 et 9 dans la trad. Des LXX).

·  L'aveu que l'on fait de ses crimes a le don de les effacer (Ps 32, 5 ; Is 43,26).

·  On obtient encore la rémission de ses scélératesses par l'affliction du cœur et du corps

·  ( Ps 25,18),

·  Et surtout par l'amendement de la vie (Is 1, 16-18)

·  Parfois c'est l'intercession des saints qui obtient le pardon de nos fautes (1 Jean 5, 16 ; Jac 5, 14-15).

·  Ou encore la miséricorde et la foi (Prov 15,27).

·  Habituellement, celui qui convertira un pécheur sauvera cette âme de la mort éternelle et couvrira la multitude de ses propres péchés (Jac 5, 20).

·  Enfin, si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ( Mat 6,14 ).

"Vous voyez combien d'ouvertures la clémence du Sauveur nous a ménagés vers sa miséricorde, afin que personne de ceux qui désirent le salut ne se laisse abattre par le découragement lorsque tant de remèdes l'appellent à la vie... "

LE SACREMENT DE L'EXISTENCE HUMAINE

Dans et par l'Eglise, soit que l'on reçoive ses sacrements, soit que l'on vive les actes de la conversion, la rémission des péchés est donc vécue, par les chrétiens, d'une manière efficace, consciente, personnelle, explicite. La présence du Christ ressuscité, promise et commencée le soir de Pâques, est reconnue par les croyants et rendue humainement "visible".

Mais les non-chrétiens ? ...

Dieu veut leur salut. Jésus est mort ressuscité tout autant pour eux. Eux aussi sont "élus dès avant la création du monde pour être éternellement saints et sans tache dans la charité"... Eh bien, pour eux la présence du Christ ressuscité se réalise dans toute l'existence humaine. D'une manière inconsciente, incomplète, sans doute ; et cependant, réelle et efficace. Comment cela ?

Le petit d'homme ne peut "se réaliser", devenir homme, plus homme, qu'en sortant de lui-même, en se dépassant dans l'effort, en s'ouvrant à la société, en assumant un service professionnel pour les autres,
en se donnant à sa femme, à son mari, à ses enfants, à son pays... Qu'il s'agisse de sport, de qualification professionnelle, d'avancement hiérarchique, de culture intellectuelle, de responsabilité politique ou sociale, de vie familiale, l'homme est sans cesse appelé à porter plus loin ses limites, à renoncer à ce qu'il est, pour devenir "meilleur". Or, cette condition humaine, le Fils de Dieu l'a fait sienne en s'incarnant. Condition de renoncement à ce qu'il était pour devenir cet autre qu'est l'homme, pour être avec lui, comme lui, pour lui "laver les pieds", pour "l'aimer jusqu'au bout" (Phil 2,5 ss ; Jean 13 ; et 14 à 16).

Par l'Incarnation tout est donc changé pour l'homme, même s'il ne sait pas : au cœur de son groupe humain, il y a Dieu qui l'entraîne dans cette existence humaine, qui l'oriente vers les autres, pour les autres ; il y a Jésus, le Nouvel Adam, qui a pris la tête de toute l'Humanité, et qui la conduit, à travers toutes les réalisations humaines, à la communion universelle avec les autres, à la communion divine avec Dieu. C'est là qu'est l'accomplissement de soi - l'homme en plénitude - vers lequel chacun marche, pour lequel chacun se bat, sans le savoir. Mais Jésus, qui conduit la caravane, le sait.

A moins de s'y refuser clairement, toute existence humaine concrète est donc gorgée de la présence active, de la "grâce" et, déjà, de la Résurrection de Jésus Christ, comme une éponge immergée. Tout homme absolument, et dans toutes les situations, y rencontre la grâce du pardon, de la croissance, du salut, de la vie filiale en Jésus Christ. Même s'il milite de bonne foi contre l'Eglise, contre Dieu, contre le Christ.

Ils sont si nombreux, les incroyants, à exprimer maladroitement la conscience qu'ils ont d'exister dans un mystère qui les dépasse, les portes, les appelle à se livrer eux-mêmes à ce Mouvement qu'ils ne savent pas nommer, ou qu'ils nommeront le Grand Soir ou le Grand Matin - peu importe - mais qui est réellement le Corps du Christ total en formation.

C'est ce que les théologiens appellent la foi implicite, le baptême de désir. Et nous savons par nos catéchismes que le baptême de désir est aussi efficace que le baptême d'eau pour la rémission des péchés.

"Foule innombrable, écrit le regretté Père Hitz, de tous ces hommes qui, à travers tous les temps et tous les pays, assument leur destin d'hommes, selon leur situation concrète, dans une patience silencieuse, dans un dévouement caché, dans une solitude douloureuse mais généreuse, dans une existence souvent si banale et si déconcertante ; et, par-là même, s'ouvrent à l'Amour sauveur du Christ et bénéficient de sa promesse des Béatitudes : "Heureux ceux qui ont une âme de pauvres, car le Royaume des cieux est à eux" (Mat 5,3-10), pour qui s'accomplissent les textes si universalistes de Sain. Jean : "Celui qui fait la vérité vient à la Lumière" (3,21), "Quiconque est de la vérité écoute ma voix" (18,37). Car le Christ, dans la plénitude eschatologique de sa Résurrection, est "la Lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde... Et qui donne à tous ceux qui le reçoivent le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (1, 9-12).

"Quelques exemples peuvent ici éclairer ce que nous essayons de dire.

"Il y a des heures de crise, de liberté créatrice, où les hommes décident de leur vie dans l'angoisse et l'espérance créatrice, en choisissant l'amour ou l'égoïsme, le bien ou le mal, selon qu'ils en ont connaissance…

"Surtout, il y a cette vie de tous les jours, ce destin obscur et énigmatique qui pèse aux hommes, où chacun est appelé à se montrer sincère, patient, généreux, dans la famille, le travail, le service d'autrui, les soucis quotidiens..."

On le voit une fois de plus, c'est avant tout dans les relations avec les autres que l'on est mis en présence de Jésus Christ. Tout homme est fils de Dieu, frère de Jésus. Plus : membre de Jésus. "Ce que vous faites au moindre des miens, c'est donc à moi que vous le faites". C'est "le sacrement du frère". Reconnaître son frère, c'est reconnaître Jésus Christ. Aimer son frère, c'est aimer Jésus Christ ; or "si quelqu'un m'aime, mon Père l'aimera, et nous viendrons en lui, et nous ferons en lui notre demeure". Il est impossible d'affirmer la rémission des péchés avec plus de force pour quiconque aime.

Tout ce qui est amour "fait" de la rémission des péchés, "car l'amour vient de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu" (1 Jean 4,7).

Faut-il le redire ? Tout amour est une mort à soi-même ; et cette mort est saisie dans la mort et la Résurrection de Jésus Christ.

***

LA RESURRECTION SPIRITUELLE DE NOTRE PLANETE est tout à fait possible si l'on comprend qu'avec le pardon obtenu, déjà donné, nous pourrons travailler à changer la face du monde actuel.     

Grape vine

Un Adieu

A la fin du mois d'août 1983, je pris le train en compagnie de ma sœur et de maman pour assister à l'enterrement du frère de cette dernière, mon oncle André. Je n'avais pas pris ce mode de transport depuis des années et avais gardé de mon enfance le mauvais souvenir du mal du train. De ce point de vue tout se passa bien, l'incident grave qui nous valut près de deux heures de retard, fut hélas, le suicide d'un homme sur la voie ferrée aux alentours de Redon. Pierre et Danièle nous attendaient avec patience sur le quai de la gare, ayant eu connaissance des faits.

Malgré la tristesse des circonstances, je garde de ce deuil partagé en famille un souvenir très doux des retrouvailles avec ma tante, mes cousins et cousines et leurs enfants que je n'avais pas vus depuis bien longtemps. Ces quelques heures passées à évoquer les souvenirs d'enfance, leur gentillesse à tous, me faisaient regretter que la vie très prenante pour les uns et les autres, ne nous ait pas laissée beaucoup de temps pour communiquer.

Je devais à tante Anne-Marie, épouse de mon oncle André, quelques moments merveilleux de mon enfance éprouvée par la discorde de mes parents et je lui en ai toujours été reconnaissante. Aussi, à la lumière de ma foi renouvelée, j'essayais de lui redonner courage pour faire face à la suite de cette séparation d'avec un être cher. J'ai quelque pudeur à révéler les termes employés, mais je crois qu'elle m'avait compris car elle-même avait la foi.

Après cette brève rencontre, je me posais parfois la question : quand prendrons-nous le temps de vivre l'amitié ! J'avais mes amis de l'équipe communautaire à laquelle je participais, mais Richard n'était guère attiré par ce genre de réunion, et c'est toujours seule que je m'y rendais ou recevais à la maison en son absence. Il nous faudrait décider un changement radical de mode de vie pour nous ouvrir plus sur le monde ! …. Je dois dire que lorsque nous prîmes la décision de partir vivre en province, je me mis à espérer beaucoup de ce départ à la campagne… Mais saurions nous apprendre à vivre au rythme des saisons ! …

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Copyright by Micheline Schneider - Chapitre VIII - Extrait XIII - Avant de tourner la dernière page clôturant l'année 1983 - Un Adieu
 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine"

 

                         

 

Date de dernière mise à jour : 26/05/2020