Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

CHAPITRE VIII – Le voile se lève - 1981 - 1988

Extrait XII - Réflexions - Des perspectives nouvelles.

Grape vine   

Réflexions

La relecture du contenu de l'Extrait XI du Chapitre VIII en cours, dont les titres respectifs sont :                                              .
"Qui donc devait-il venir du Québec ! …" Et "Un autre Bruno en un temps plus proche", me conduit à réfléchir sur le rapprochement que m'oblige à faire d'une part, l'inspiration dans le futur à laquelle me convie l'Esprit-Saint qui me guide, d'autre part, la similitude de prénom sur laquelle c'est la deuxième fois que mon attention est attirée !

Cela me force à considérer le présent sous le jour que lui réserve l'avenir. Ce fait qui m'a déjà effleuré en diverses circonstances (Chapitre VIII - Extrait VIII) et lorsque, en 1982, Richard me demandant comment je percevais l'avenir de Bruno, vivant alors sous notre toit, je lui répondis sous inspiration :

-"Je le vois comme une sorte de pape du futur et je marche à côté de lui !"

Si je reviens au présent, rien ne semble laisser supposer cela, ni maintenant, ni à l'époque, si ce n'est que ses actuels projets sont à la base de valeurs humanitaires.

Cependant, un rêve d'avril 2000 renouait avec le sujet et son interprétation éclairerait sans doute l'avenir !

Voici ce rêve que j'ai fait dans la nuit de mercredi 5 au jeudi 6 avril 2000.

-"Bruno, mon beau-fils, a laissé les liens se distendre entre son père et lui-même depuis quatre à cinq mois, et a même refusé de le rencontrer lors de notre passage dans la région parisienne au mois de mars. La cause pourrait être leurs différences que mutuellement ils n'acceptent pas ou que Bruno juge que Richard n'accepte pas - Oreste, etc. "

-"Le rapprochement que j'ai fait entre Bruno et Cyrille concernant un projet sentimental de l'un et de l'autre qui n'aboutit pas physiquement et pour vivre avec l'être aimé ! "

-"Au cours de ce rêve, j'étais en voiture avec Richard et nous avions rendez-vous avec Bruno à une croisée des chemins, en pleine campagne, l'environnement était plat, des pâturages et cultures verdoyants."

-"Bruno était sur le bord de la route. Nous arrêtions notre véhicule et en descendions. Embrassades et échanges sur l'état des santés, quelques propos banaux… mais sans parler du problème de fond qui était cette rupture de plusieurs mois ! Le ton était enjoué, courtois, amical mais pas vraiment filial ! "

-"Nous lui proposions de venir dîner le soir même à dix-neuf heures, à la maison - qui se retrouvait être à la Chenaye en Sologne, comme lorsque nous vivions en dernier lieu en France - Bruno nous répondait : "D'accord, j'y serai." Nous lui proposions de l'emmener en voiture au lieu où il se rendait. Il nous répondait : "Non, je vais chez maman, à Mer. J'irai à pieds, la marche c'est bon pour moi !"

"Richard remontait alors en voiture en lui disant : "A ce soir." Puis s'adressant à moi : "Je vais chez le coiffeur, rentre à pieds." Sur ce, il partait au volant de sa voiture sans se préoccuper que j'étais à plusieurs kilomètres de notre habitation ! … "

"De ce carrefour en rase campagne, Bruno se dirigeait vers un point Nord Est. Il avait parlé d'aller à Mer - petite ville proche de Blois - mais dans mon esprit, je le voyais se dirigeant vers Gazeran, dans les Yvelines où il avait habité avec sa mère et Georges dans les années 75 et plus. Je me disais, puisqu'il part de ce côté, mon chemin pour parvenir à la maison est à l'opposé et je me dirigeais vers la route qui, je le pensais, me mènerait à Gièvres en Sologne, village dont dépendait notre propriété. "

-"J'avançais longuement sur cette route et parvenais à un village qui me paraissait plus conséquent que Gièvres et que je ne reconnaissais pas. Ne sachant vers quelle sortie de ce bourg je devais me diriger, je demandais mon chemin aux passants. Ils me dévisageaient et ne paraissaient pas connaître le village que je mentionnais. Chaque démarche nouvelle, auprès de commerçants, du conducteur d'un car, etc. s'avérèrent inutiles… Alors je pris la route à l'opposée de celle par laquelle j'étais arrivée. Je la poursuivis un certain temps, sans jamais reconnaître les environs et soudain, cette route se rétrécissait, elle devenait un chemin escarpé, malaisé et sablonneux. De plus en plus étroit, il me conduisit au haut d'un monticule d'où je dominais les champs verdoyants, mais c'était un cul de sac pour moi, parce que la descente était totalement abrupte et je me sentais incapable de descendre par cette pente ! J'y renonçais et faisais demi-tour en me disant : "Je me suis trompée, il faut que je reparte à zéro !"

"Le lendemain matin, cherchant à comprendre ce rêve, je fis le rapprochement que je cite en (2) au début de ce récit et je me dis qu'il y avait deux solutions possibles :

- Bruno était bien lui-même dans mon rêve et ce qui m'avait été indiqué en 1981 sur lui et son avenir était vrai et je ne devais pas l'abandonner. Je ferais fausse route en partant à l'opposée de lui, vers Cyrille, par exemple ? ! …

- Ayant récemment assimilé Cyrille et Bruno, en m'éloignant de la "Vérité" de Cyrille, je faisais fausse route ! ? …

·  - Dans les deux cas, Richard semblait se désintéresser totalement de mon choix ou me laissait-il la liberté de choix ! ? …

Les mois sont passés depuis ce rêve et l'obligation, en face de laquelle l'Esprit-Saint me met de le placer à cet endroit précis de mon récit, me force à en chercher le sens en dehors d'un contexte de vie courante, mais bien par rapport aux deux parties de l'Extrait XI du Chapitre VIII citées plus haut".

"Ce rendez-vous à la croisée des chemins", m'amène à penser que dans cette réincarnation et la suivante Bruno va prendre des décisions importantes qui auront un impact sur toute sa vie présente et future. Malgré un passé douloureux, il a une bonne configuration de vie : paysage plat : sans surprise extravagante, mais verdoyant : beau dans le futur. Le vert est la couleur de l'espérance, de la force, de l'immortalité. "

"Le bord de route" confirme qu'il attend et cherche sa route de vie. "Embrassades" : les contacts avec lui sont bons et chaleureux. Néanmoins s'il n'aborde pas "les problèmes de fond", c'est qu'il n'est pas prêt à nous faire part de ses véritables projets d'avenir, il préfère rester secret. "

Le "dîner" évoque de bons rapports familiaux cependant. "Le soir à 19 heures" représente l'inspiration, la lumière, la sagesse maternelle : il recherche un conseil ou un appui maternel.

-"Nous lui proposions de l'emmener en voiture au lieu où il se rendait. Il nous répondait : "Non, je vais chez maman, " :

-"Il semble que ce soit auprès de sa mère qu'il cherchait ce conseil, et refusait notre aide."

-"Cette marche à pieds" : la trace du pied symbole de la Présence et aussi de la force de l'âme. Cette longue marche à pieds l'aidera à se ressourcer".

"Richard ne comprend pas son attitude, il a besoin de réfléchir de mettre de l'ordre dans ses idées (coiffeur). Il préfère me laisser me débrouiller avec un but qu'il sait que je connais, mais vers lequel il n'a pas envie de se laisser entraîner pour le moment. "

-"Bruno se dirigeait vers un point Nord Est" : Le Nord est le côté qui est à la droite du soleil, Il est dit de Jésus Christ et fils de Dieu, qu'il est à Sa droite. L'Est est le pays de la renaissance. Cette phrase est chargée d'un symbolisme profond qui fait basculer tout le rêve vers une destinée qui prépare l'avenir de l'humanité".

-"Cependant, il nous avait dit qu'il allait à un "endroit précis" et moi "je le voyais aller vers un lieu différent" qui lui rappelait son adolescence. Il faisait une erreur en allant vers sa mère pour être conseillé. "

-"D'où, pour me diriger moi-même d'aller à l'opposer ! Sud Ouest : Le Sud est le côté qui est à gauche du soleil et il est la complémentarité du Nord. C'est au Sud que réside le Dieu de la Mort. Mais le Sud mène au Nord, par ce principe de discontinuité cyclique, qui est la base des processus d'enchaînement initiatique de la mort à la renaissance. L'Ouest est le pays du soir, de la vieillesse, de la course descendante du soleil. C'est le côté des femmes, côté du déclin, Vénus, comme le soleil, y disparaît. Vénus est une planète importante dans mon signe (Balance). Les Déesses Mères résident à l'Ouest. "

-"J'avançais longuement sur cette route… Chaque démarche nouvelle…" : Sachant qui Il est, je cherche à l'aider. Je me perds, je fais des démarches, des recherches, je suis très entreprenante. Je vois que cela ne donne rien et je repars en sens contraire. Mais le contraire du Vrai n'est pas nécessairement le Faux ! Car la Famille divine est Une et multiple ! "

-" Je la poursuivis un certain temps, sans jamais reconnaître les environs et soudain, cette route se rétrécissait, elle devenait un chemin escarpé, malaisé et sablonneux. De plus en plus étroit, il me conduisit au haut d'un monticule d'où je dominais les champs verdoyants, mais c'était un cul de sac pour moi, parce que la descente était totalement abrupte et je me sentais incapable de descendre par cette pente ! J'y renonçais et faisais demi-tour en me disant : "Je me suis trompée, il faut que je reparte à zéro !"

-"Ainsi cette nouvelle route très difficile si elle me montre le but à atteindre semble ne pas être la bonne pour moi. Ce n'est pas la voie qui m'est destinée. Tous les contacts, que j'ai pris durant la période allant d'octobre 1999 à la fin de l'année 2000, sur le conseil de l'Esprit-Saint, sont intéressants et m'ont apporté des connaissances variées. Mais à la relance que me fait mon guide dans les extraits déjà cités, je constate qu'à son goût j'ai été plus longue qu'Il ne l'avait souhaité pour chercher à comprendre ce que ce rêve du 6 avril 2000 signifiait pour moi-même et m'indiquait de ne pas prendre comme route… Pourtant le rêve du 31 août 2000 était venu pour renforcer son effet et apparemment j'ai laissé passer sans réagir. Le rêve du 16 janvier 2001 semble me mettre les points sur les "i".

-"Alors il est grand temps de repartir à zéro ou presque, c'est-à-dire de suivre la voie que l'Esprit-Saint a amorcée depuis vingt ans pour moi. Entre autres de reprendre mon récit où je l'avais laissé en 1983".       

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      Des perpectives nouvelles

Dès l'été passé, Richard qui aimait à bavarder utilement avec le banquier de notre société avec lequel il sympathisait, me déclara : " P… me suggère que nous partions nous installer en province. En regroupant activité et habita dans le même lieu nous ferions des économies et accéderions à une meilleure qualité de vie."

Le conseil n'était pas mauvais et ce projet commença à trotter très activement dans la tête de mon cher époux. Il y voyait une occasion, sans en avoir l'air, de me détacher de mes amis du groupe de communauté et de laisser Bruno reprendre son autonomie, maintenant qu'il avait terminé de façon satisfaisante ses études de gestion des relations humaines.

Notre équipe de communauté venait d'être endeuillée par le décès de notre ami Cyril. Ce dernier partant en Egypte avec sa sœur faire un voyage qu'il avait longuement et minutieusement préparé avec joie, mourut en montant la passerelle de l'avion dans lequel il embarquait. Son voyage terrestre s'arrêta là, mais cet ange fidèle repartait muni de connaissances nouvelles vers d'autres missions qui lui seraient confiées.

Je fis de mon mieux pour aider Pierre, très touché par ce nouveau décès d'un être qu'il commençait à retrouver… Des échanges au coin du feu, concernant la vie après la mort, pour le soutenir dans ces moments difficiles, lui firent entrevoir la possibilité de considérer la vie sous un jour différent. Petit à petit Pierre envisagea de reconstruire sa vie avec une jeune femme qui paraissait comprendre les subtilités de son caractère d'ange rebelle.

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Consultant un gastro-entérologue pour un contrôle des hémorroïdes, le médecin en question s'inquiéta soudain du gonflement de ma glande thyroïde et me conseilla de faire pratiquer une échographie en premier lieu, puis à la vue des résultats peu satisfaisant de confirmer la nature de la grosseur par une scintigraphie.

C'est à l'hôpital américain de Neuilly, proche de nos bureaux que je passais cet examen le matin. Richard me rejoignit avec Bruno au restaurant le "Framboisier" pour déjeuner en attendant les résultats disponibles seulement en début d'après-midi. Pendant tout le repas Bruno ne nous parla que de son copain qui allait se marier et dont il allait être séparé. Apparemment il était très malheureux de cette situation, perdant son "gourou" de l'époque ! Il ne s'inquiéta pas même de savoir si j'avais eu des résultats, ce qui offusqua son père. Mais je lui dis que c'était sans doute pour que nous ne pensions pas aux risques que j'encourrais et dont l'énoncé et l'attente nous minaient intérieurement, crainte de cancer, qu'il nous avait littéralement submergés de ses propres problèmes personnels ! Heureusement les résultats étaient négatifs, mais il fallait envisager une intervention chirurgicale, au plus tard, dans les six mois à venir.

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Le projet de quitter la région parisienne s'accentua pour Richard et pour me changer les idées il me suggéra de rechercher cette maison en province. Je plongeais dans "l'Indicateur Bertrand" et découvrit très rapidement la photo d'une vieille ferme située en Sologne près d'un étang. Richard ne perdit pas de temps en commentaires, il prit un rendez-vous dès le week-end suivant avec le propriétaire qui y vivait journellement depuis quelques mois.

Nous succombâmes l'un et l'autre au charme de la maison dès le premier regard jeté sur cette bâtisse que le propriétaire actuel avait en partie restauré avec intelligence. La maison était très viable pour l'été, mais nous constatâmes qu'il serait nécessaire de rajouter quelques chauffages pour l'hiver. Cette ferme avait abrité une famille de dix personnes dont huit enfants. Ils logeaient dans la grande pièce séparée par un mur de torchis dont il ne restait visible maintenant que les poutres et les plus petites armatures en décoration. Une grande cheminée ornait le mur auquel était adossée la laiterie. Celle qui existait actuellement n'était pas d'origine, elle avait été modifiée par Monsieur M… mais derrière la plaque de fer agrémentant le fond l'on pouvait découvrir le four à pain. L'autre aile de la maison comprenait une entrée garnie d'un abreuvoir et une autre pièce, chambre d'amis pour l'heure, qui faisait partie de la bergerie. Une petite salle d'eau carrelée très joliment comportait une douche, des wécés et un meuble toilette ancien, en marqueterie, servait de lavabo.

A l'étage, deux grandes chambres situées à chaque extrémité d'un long couloir éclairé par un outeau triangulaire, deux pièces plus petites dont l'une bénéficiait d'un coin douche, bidet, lavabo. Des wécés près de la grande chambre qui possédait une salle de bains intégrée. De forts jolis carrelages habillaient tout un angle de la pièce qui était par ailleurs originale, jouissant d'une charpente bien mise en valeur pointant sous le toit. Une petite dénivellation permettait d'accéder à la deuxième partie de la chambre où se tenait le lit. Les fenêtres en "chien assis" étaient petites puisque à l'origine lucarnes de grenier à fourrage.

Les occupants avaient transformé la laiterie en cuisine qu'il restait à aménager de façon plus pratique et esthétique. Le pigeonnier répertorié qui était séparé de la laiterie par une petite cour gravillonnée renfermait la chaudière, le ballon d'eau chaude et restait très logeable pour mettre un réfrigérateur et un congélateur et même faire une petite cave à vins.

Le terrain entourant la ferme comportait onze hectares, la plupart en herbe tondue. Cependant quelques vieux arbres, tilleul, frênes, ormes, acacias limitaient la propriété au sud, ainsi qu'une haie d'arbustes divers. Au nord et à l'ouest, une double rangée de sapins Douglas montraient gaillardement leurs trois ans. A l'est, seul un grillage séparait la propriété de celle du voisin qui était l'ancien possesseur de cette ferme. L'étang que nous avions admiré faisait partie de la propriété voisine, un château rococo où se donnaient des banquets. La photo de l'Indicateur Bertrand avait été judicieusement choisie, parce que réalisée en photographiant la ferme en se tenant de l'autre côté de l'étang. Une maisonnette servant à ranger les outils de jardinage complétait le paysage rustique et ne le déparait pas.

Le coup de cœur était bien réel pour tous les deux et nous laissâmes vagabonder notre imagination tout au long du chemin du retour vers Louveciennes. Il nous fallait, en voiture rapide, deux heures trente sept, - l'autoroute 71 n'existait pas en 1983 - pour atteindre ce petit coin tranquille situé assez loin du village. La ville la plus proche, Romorantin, possédait quelques vestiges de ses splendeurs passées sous la forme de vieilles maisons du moyen âge. Toujours à l'affût de bons restaurants, Richard découvrit dans le "Gault et Millau", qu'un certain "Hôtel du Lion d'or" avait une bonne réputation culinaire, et nous nous promîmes, au prochain voyage, de venir y déjeuner.

Notre second voyage nous enchanta tout autant ! Nous parlâmes avec un grand sérieux de notre désir d'achat au propriétaire du lieu et entrâmes dans tous les détails nécessaires à la prise d'une décision rapide. Il nous donna quelques photos de l'intérieur et de l'extérieur pour décider notre banquier à nous aider et nous commençâmes à nous imaginer sérieusement dans ces lieux champêtres. Le Cher coulait à quelques centaines de mètres plus bas, séparé de la propriété voisine par le canal du Berry sur lequel il n'y avait plus de navigation sur ce tronçon. Les pêcheurs étaient nombreux dans les parages. Il y avait aussi des chasseurs, les bois environnant les attirant à la saison propice.

Nous dégustâmes un excellent repas au "Lion d'or", flânâmes un peu dans la petite ville, puis retournâmes visiter la maison, Monsieur M… nous ayant incité à revenir rêver sur place avant notre retour. Richard me connaissait bien. Il savait, qu'en me donnant matière à créer un cadre de vie agréable, je serais partante au quart de tour ! Et c'est vrai qu'en un éclair j'avais vu le parti que je pouvais tirer de cette splendide vieille ferme, sa rusticité m'enchantait et me rappelait la maison du Mousseau où nous avions vécu neuf ans en location. Celle-ci était plus grande et mieux exposée. Les chambres disponibles nous permettraient : de faire notre bureau au rez-de-chaussée, et celles du haut, outre la nôtre et l'une des plus petites transformée en dressing-room, de recevoir famille, enfants et petits-enfants qui ne manqueraient pas d'agrandir la famille.

Ce jour là en regagnant notre département des Yvelines, notre décision était pratiquement prise. Il nous fallait convaincre notre banquier que son idée était bonne et que nous avions écouté son conseil. A lui maintenant de nous aider à le réaliser ! Richard s'y employa avec ardeur, comme toujours lorsqu'il voulait obtenir quelque chose. L'accord pour un prêt fut obtenu. Il nous restait à mettre en œuvre l'achat et sa transformation à notre goût. Les entrepreneurs furent convoqués pour prévoir une amélioration de l'installation électrique qui laissait un peu à désirer. Il y avait aussi du carrelage à poser dans la cuisine et les meubles manquants dans cette dernière. Nous commandâmes un complément aux meubles de cuisine en chêne que nous avions installés dans notre appartement loué. Pierre B…, dont c'était le métier, m'assura qu'il les démonterait lui-même au moment opportun. Nous mîmes au point maints autres détails et la date du déménagement pour la fin de février 1984.

Nous annonçâmes officiellement à nos enfants notre intention de déménager. La plupart n'y trouvèrent rien à redire. Bien sûr nous les verrions moins souvent et ce serait moins pratique pour celles qui portaient leur linge à laver lorsqu'elles venaient le dimanche à la maison ! … Bruno parut mécontent, déclarant que nous le laissions tomber maintenant, alors que nous l'avions retenu l'année précédente lorsqu'il avait voulu vivre avec son ami … Nous rétorquions que puisque celui-ci se mariait, il n'aurait pu rester auprès des jeunes mariés ! … Puisqu'il avait son diplôme en main, son père jugeait qu'il était temps qu'il vive sa vie tout seul, comme il l'avait suggéré à Philippe quelques années plus tôt lorsque nous avions emménagé à Louveciennes. Nos filles avaient des copains, en changeaient de temps à autres. Sylvie depuis quelques mois avait retrouvé son ami d'enfance Joël et semblait fixée cette fois-ci. Nous ne pouvions vivre leur vie, la nôtre suivait son cours…

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Table des matières

- Chapitre VIII - Le voile se lève –


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Copyright by Micheline Schneider - Chapitre VIII - Extrait XII - Réflexions - Des perspectives nouvelles.
 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine "

     

Date de dernière mise à jour : 25/05/2020