Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

CHAPITRE VIII - Le voile se lève - 1981 – 1988

Extrait XI bis - Le Cantique des Cantiques

Grape vine

 Le plus beau chant de Salomon

Qu'il m'embrasse ! 1

Elle

Qu'il m'embrasse à pleine bouche !
Car tes caresses sont meilleures que du vin, meilleures que la senteur de tes parfums.
Ta personne est un parfum raffiné.
C'est pourquoi les adolescentes sont amoureuses de toi.
Entraîne-moi après toi, courons.
Le roi me fait entrer dans sa chambre : "Soyons heureux et joyeux grâce à toi."
Célébrons tes caresses plus que le vin. C'est à bon droit qu'elles sont amoureuses de toi.
Je suis noire, moi, mais jolie, filles de Jérusalem, comme les tentes en poil sombre,
comme les rideaux somptueux.
Ne faites pas attention si je suis noiraude, si le soleil m'a basanée.
Mes frères m'ont tannée :
Ils m'ont mise à surveiller les vignes ; ma vigne à moi, je ne l'ai pas surveillée.
Explique-moi donc, toi que j'aime, où tu feras paître, où tu feras reposer à midi,
pour que je n'aie pas l'air d'une coureuse près des troupeaux de tes camarades.

Bergers

"Si tu ne sais pas, toi, la plus belle des femmes, toi, sors sur les traces du bétail
et fais paître tes biquettes près des demeures des pâtres."

Lui

A une cavale d'équipage de luxe, je te compare, ma compagne.
Tes joues sont jolies entre les torsades, ton cou dans les guirlandes.
Des torsades d'or nous te ferons faire avec incrustations d'argent.

Elle

D'ici que le roi soit à son enclos, mon nard donne sa senteur
Mon chéri pour moi est un sachet de myrrhe : entre mes seins il passe la nuit.
Mon chéri pour moi est une grappe de henné à la vigne de la Font-au-Biquet.

Lui

Que tu es belle, ma compagne, que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes !

Elle

Que tu es beau, mon chéri, combien gracieux !
Combien verdoyante est notre couche !
Les poutres de notre maison sont les pins, et nos lambris, les genévriers.

Je suis un narcisse de la Plaine,  un lis des vallées.
Lui

Comme un lis parmi des ronces,
telle est ma compagne parmi les filles.

Elle

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon chéri parmi les garçons.
A son ombre, selon mon désir, je m'assieds ;
et son fruit est doux à mon palais.
Il me fait entrer au cabaret, mais son enseigne au-dessus de moi est Amour.
Restaurez-moi avec des gâteaux de raisins ; soutenez-moi avec des pommes ; car je suis malade d'amour.
Sa gauche est sous ma tête, et sa droite m'enlace !

Lui

Je vous en conjure, fille de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches de la campagne ;
N'éveillez pas, ne réveillez pas mon Amour avant son bon vouloir.

Grape vine

J'entends mon chéri 2

Elle

J'entends mon chéri !
Le voici : il vient ! Sautant par-dessus les monts, bondissant par-dessus les collines, mon chéri est comparable à une gazelle ou à un faon de biche.
Le voici : il d'arrête derrière notre mur ; il regarde par la fenêtre ; il épie par le treillis.
Mon chéri chante et me dit :

Lui

"Debout, toi, ma compagne, ma belle viens-t-en.
Car voici que l'hiver passe ; la pluie cesse, elle s'en va.
On voit des fleurs dans le pays ; la saison de la chanson arrive ; et on entend dans notre pays
la voix de la tourterelle.
Le figuier mûrit son fruit vert et les ceps en bouton donnent leur senteur.
Debout, toi, ma compagne, ma belle, et viens-t-en.
Ma colombe au creux d'un rocher, au plus caché d'une falaise, fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est agréable, et ton visage est joli. "

Mère

"Saisissez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, alors que notre vigne est en bouton ! "

Elle

Mon chéri est à moi, et je suis à lui, qui paît parmi les lis, d'ici que le jour respire et que les ombres soient fuyantes, retourne !... toi, sois comparable, mon chéri, à une gazelle ou à un faon de biche, sur des monts séparés.

Grape vine

 Je cherche celui que j'aime 3

Elle 

Sur mon lit, au long de la nuit. Je cherche celui que j'aime. Je le cherche mais ne le rencontre pas.
Il faut que je me lève et que je fasse le tour de la ville ; dans les rues et les places, que je cherche celui que j'aime. Je le cherche mais ne le rencontre pas.
Ils me rencontrent, les gardes qui font le tour de la ville : "Celui que j'aime, vous l'avez vu ? "
A peine les ai-je dépassés que je rencontre celui que j'aime.
Je le saisis et ne le lâcherai pas que je ne l'aie fait entrer chez ma mère, dans la chambre de celle qui m'a conçue :
"Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches de la campagne :
N'éveillez pas, ne réveillez pas mon Amour avant son bon vouloir."

Amoureuses

"Qui est-ce qui monte du désert comme en une colonne de fumée vaporisée de myrrhe et d'encens, de toute poudre d'importation ? "

Elle

Voici sa litière - celle de Salomon - entourée de soixante braves d'entre les braves d'Israël,
tous s'étant saisis de l'épée, initiés au combat, chacun son épée sur la hanche pour s'abriter de la terreur nocturne.
Le roi Salomon s'est fait faire un palanquin de bois du Liban il a fait faire ses piliers ;
en argent, son appui ; en or, son siège en pourpre, son intérieur, arrangé amoureusement
par les filles de Jérusalem.
Sortez admirer, filles de Sion, le roi Salomon avec la couronne dont le couronne sa mère
au jour de son mariage : au jour où son être est dans la joie.

Lui

Que tu es belle, ma compagne ! Que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes à travers ton voile.
Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres dégringolant du mont Galaad.
Tes dents sont comme un troupeau de bêtes à tondre qui remontent du lavoir : toutes ont des jumeaux, on ne les arrache à aucune.
Comme un ruban écarlate sont tes lèvres, et ta babillarde est jolie.
Comme la tranche d'une grenade est ta tempe à travers ton voile.
Comme la Tour-de-David est ton cou, bâti pour les trophées : un millier de boucliers y est pendu, toutes sortes d'armures de braves.
Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle, qui paissent parmi les lis.
D'ici que le jour respire et que les ombres soient fuyantes, je m'en irai au mont emmyrrhé
et à la colline encensée.
Tu es toute belle, ma compagne ! De défaut, tu n'en as pas !
Avec moi, du Liban, ô fiancée, avec moi, du Liban tu viendras ; tu dévaleras du sommet de l'Amana, du sommet de Senir et de l'Hermon, des retraites de lions et des montagnes à panthères.
Tu me rends fou, ma sœur, ô fiancée, tu me rends fou par une seule de tes œillades,
par un seul cercle de tes colliers.
Que tes caresses sont belles, ma sœur, ô fiancée !
Que tes caresses sont meilleures que du vin, et la senteur de tes parfums que tous les baumes !
Tes lèvres distillent du nectar, ô fiancée ; du miel et du lait sont sous ta langue ; et la senteur de tes vêtements est comme la senteur du Liban.
Tu es un jardin verrouillé, ma sœur, ô fiancée ; une source verrouillée, une fontaine scellée !
Tes surgeons sont un paradis de grenades, avec des fruits de choix : le henné avec le nard,
du nard et du safran, de la cannelle et du cinnamome, avec toutes sortes d'arbres à encens ;
de la myrrhe et de l'aloès, avec tous les baumes de première qualité.

Elle

Je suis une fontaine de jardins, un puits d'eaux courantes, ruisselant du Liban !
Eveille-toi, Aquilon ! Viens, Autan ! Fais respirer mon jardin, et que ses baumes ruissellent !
Que mon chéri vienne à son jardin et en mange des fruits de choix !

Lui

Je viens à mon jardin, ma sœur, ô fiancée ; je récolte ma myrrhe avec mon baume ;
je mange mon rayon avec mon miel ; je bois mon vin avec mon lait !

Chœur

"Mangez, compagnons ; buvez, enivrez-vous, chéris ! "

Grape vine

Je dormais, mais je m'éveille 4

Elle

Je dormais, mais je m'éveille : J'entends mon chéri qui frappe !

Lui

"Ouvre-moi, ma sœur, ma compagne, ma colombe, ma parfaite ; car ma tête est pleine de rosée ; mes boucles, des gouttes de la nuit."

Elle

"J'ai enlevé ma chemise : comment ! Je la revêtirais ?
J'ai lavé mes pieds : comment ! Je les salirais ?"
Mon chéri avance la main par le trou ; et mon ventre s'en émeut.
Moi, je me lève pour ouvrir à mon chéri !
Et mes mains distillent de la myrrhe, et mes doigts de la myrrhe fluide, sur les paumelles du verrou.
Moi, j'ouvre à mon chéri ! Mais mon chéri s'est détourné, il a passé.
Hors de moi je sors à sa suite ; je le cherche mais ne le rencontre pas ; je l'appelle mais il ne répond pas. Ils me rencontrent, les gardes, qui font le tour de la ville ;
ils me frappent, ils me blessent ; ils enlèvent de dessus moi ma houppelande, les gardes des remparts.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem :
Si vous rencontrez mon chéri, que lui expliquerez-vous ? Que je suis malade d'amour !

Grape vine

Chœur 5

Celui que tu chéris, qu'a-t-il de plus qu'un autre, ô la plus belle des femmes ?
Celui que tu chéris, qu'a-t-il de plus qu'un autre, pour qu'ainsi tu nous conjures ?

Elle

Mon chéri est clair et rose, il est insigne plus que dix mille.
Sa tête est un lingot d'or fin. Ses boucles sont des panicules, noires comme un corbeau.
Ses yeux sont comme des colombes sur des bassins à eau, se lavant dans du lait,
se posant sur des vasques.
Ses joues sont comme un parterre embaumé produisant des aromates.
Ses lèvres sont des lis distillant de la myrrhe fluide.
Ses mains sont des bracelets d'or remplis de topazes.
Son ventre est une plaque d'ivoire couverte de saphirs.
Ses jambes sont des piliers d'albâtre fondés sur des socles d'or fin.
Son visage est comme le Liban : c'est l'élite, comme les pins.
Son palais est la douceur même ; et tous son être est l'objet même du désir.
Tel est mon chéri, tel est mon compagnon, filles de Jérusalem !

Chœur -

Où est allé ton chéri, ô la plus belle des femmes ?
Où s'est dirigé ton chéri, que nous le cherchions avec toi ?

Elle

Mon chéri descend à son jardin, aux parterres embaumés, pour paître au jardin
et pour cueillir des lis.
Je suis à mon chéri, et mon chéri est à moi, lui qui paît parmi les lis.

Grape vine

Tu es belle, ma compagne 6

Lui

Tu es belle, ma compagne, comme Tirça, jolie comme Jérusalem, terrible comme ces choses insignes.
Détourne de moi tes yeux, car eux m'ensorcellent.
Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres dégringolant du Galaad.
Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir : toutes ont des jumeaux,
on ne les arrache à aucune.
Comme la tranche d'une grenade est ta tempe à travers ton voile.
Soixante sont les reines, et quatre-vingts les maîtresses, et les adolescentes sans nombre.
Elle est unique, ma colombe, ma parfaite.
Elle est unique pour sa mère, brillante pour celle qui l'enfanta.
Les filles la voient : elles la disent heureuse ; les reines et les maîtresses : elles font sont éloge.

Amoureuses

"Qui est Celle qui toise comme l'Aurore, belle somme la Lune, brillante comme le Soleil,
terrible comme les choses insignes ? "
Au jardin des noyers je descends pour admirer les pousses de la gorge, pour voir si le cep bourgeonne, si les grenadiers fleurissent.

Elle

Je ne reconnais pas mon propre moi : il me rend timide, bien que fille de nobles gens !

Chœurs  

"Reviens, reviens, Sulamite !
Reviens, reviens, que nous te contemplions!"

Lui

- Comment contemplerez-vous la Sulamite ?
- Comme en une contredanse !
Comme sont beaux tes pieds dans les sandales, fille de nobles !
Les contours de tes hanches sont comme des anneaux, œuvre de mains d'artiste.
Ton nombril est une coupe en demi-lune : que le mélange ne manque pas !
Ton abdomen est un monceau de blé bordé de lis.
Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle.
Ton cou est comme la Tour-d'Ivoire. Tes yeux sont des étangs à Heshbôn, près de la porte Populeuse.
Ton nez est comme la Tour-du-Liban, sentinelle face à Damas.
Ta tête sur ton corps est comme le Carmel et ses mèches sont comme la pourpre :
un roi est enchaîné par ces flots.
Que tu es belle, et que tu es gracieuse, amour, fille délicieuse !
Ta stature que voici est comparable à un palmier ; et tes seins, à des grappes.
Je dis : "Il faut que je monte au palmier, que je saisisse ses régimes" :
Que tes seins soient donc comme les grappes d'un cep, et la senteur de ta narine comme des pommes, et ton palais comme un vin de marque...

Elle

... allant tout droit à mon chéri, coulant aux lèvres des dormeurs.

Grape vine

Je suis à mon chéri 7

Elle

Je suis à mon chéri et vers moi est son élan.
Viens, mon chéri ; sortons à la campagne ; passons la nuit au Village ; de bonne heure, aux vignes, allons voir si le cep bourgeonne, si le bouton s'ouvre, si les grenadiers fleurissent.
Là je te donnerai mes caresses.
Les pommes d'amour donnent leur senteur ; et nos ouvertures sont toutes sortes de fruits de choix ; nouveaux, anciens aussi, mon chéri, je les réserve pour toi.

Que n'es-tu vraiment mon frère, nourri aux seins de ma mère !
Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais ; cependant les gens ne me mépriseraient pas.
Je te conduirais ; je te ferais entrer chez ma mère.
Tu m'initierais ; je te ferais boire du vin aromatisé, de mon jus de grenades.
Sa gauche sous ma tête, et sa droite m'enlace !

Lui

"Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n'éveillez pas, ne réveillez pas mon Amour
avant son bon vouloir ".

Grape vine

Fort comme la Mort est Amour 8

Chœur

"Qui est-ce qui monte du désert, s'appuyant sur son chéri ? "

Elle

-Sous le pommier je te réveille : là où fut enceinte de toi ta mère, là où fut enceinte celle qui t'enfanta, mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras.
Car :
Fort comme la Mort est Amour ; inflexible comme Enfer est Jalousie ; ses flammes sont des flammes ardentes : un coup de foudre sacré.
Les Grandes Eaux ne pourraient éteindre l'Amour et les Fleuves ne le submergeraient pas.
Si quelqu'un donnait tout l'avoir de sa maison en échange de l'amour, à coup sûr on le mépriserait.

Frères

"Nous avons une sœur. Elle est petite : elle n'a pas de seins.
Que ferons-nous de notre sœur au jour où l'on parlera d'elle ?
Si elle était un rempart, nous bâtirions sur elle des créneaux d'argent.
Si elle était une porte, nous la bloquerions d'une planche de pin."

Elle

Je suis un rempart et mes seins sont vraiment des tours ?
Alors j'existe à ses yeux comme celle qui rencontre la paix.

Lui

Salomon a une vigne à Baal-Hamôn.
Il donne la vigne aux surveillants.
Chacun fera rentrer pour son fruit mille pièces d'argent.
Ma vigne à moi est à ma disposition.
Les mille sont à toi, Salomon, mais deux cents à ceux qui en surveillent le fruit.
Toi qui es assise au milieu des jardins, des camarades sont attentifs à ta voix ;
fais-moi entendre :

Elle

"Echappe, mon chéri ! Et sois comparable, toi, à une gazelle où à un faon de biche, sur les monts embaumés."

Grape vine

Suite

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Table de Matières

I Haut de page -  Cantique de Cantiques I

Grape vine

Copyright by Micheline Schneider - Shekhina cette Inconnue – Cantique des Cantiques - Salomon - Selon la TOB

 "La première et merveilleuse histoire d’Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine"

 

Date de dernière mise à jour : 24/05/2020