Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

CHAPITRE VIII - Le voile se lève - 1981 - 1988

Extrait VII - L'Archange

Grape vine

Si je me reporte quelques temps en arrière, vers la fin du moi d'avril 1982, je repars sur un cheminement de confidences qui évoluèrent tout autrement.

Michel venait toujours assez fréquemment bavarder avec moi durant la promenade en forêt que je faisais journellement, en fin de matinée, avec Nelson notre chien braque de Weimar. Comme avec Marie-Françoise, son épouse nous en étions venus au tutoiement et nos conversations avaient une chaleureuse simplicité. Ce qui m'amena, sur sa demande, à lui parler des circonstances de ma conversion.
Je lui expliquais brièvement les années qui avaient précédées ce moment et je m'aventurais à lui narrer ce qui avait suivi. Cela ne semblait pas le choquer, ni m'amener de réflexions désobligeantes ! C'était plutôt réconfortant. Il me dit cependant que c'était étonnant ! Il m'assura qu'il avait la foi, mais n'était pas très pratiquant, pas autant que sa belle-famille et qu'il était intéressé par comprendre ce qui m'arrivait. Nous n'allâmes pas très loin dans notre échange, parce qu'à cette heure-là le temps m'était compté. Il me proposa de dialoguer sur ce sujet plus longuement, un mercredi où il pourrait se libérer plus longtemps.

A quelques temps de cela, Michel me téléphona un mercredi matin pour me suggérer une promenade pour l'après-midi. Comme je n'avais rien de spécialement organisé ce mercredi après-midi là, j'acceptai. Nous nous retrouvâmes au lieu de prédilection de Nelson. Il faisait très beau mais orageux. Connaissant le lieu par coeur, Michel me proposa de faire notre marche à travers les sous-bois de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, pour changer un peu de site. Nous nous y rendîmes. C'est un lieu où je n'osais pas me rendre seule, même accompagnée par Nelson, car tout le monde disait cette forêt assez mal fréquentée ! …

Après une petite marche, nous nous assîmes sur un tronc d'arbre pour reprendre le sujet de conversation interrompu la fois précédente. Puis, le chien folâtrant un peu loin à mon goût dans une forêt qu'il connaissait mal, nous partîmes à sa recherche. Il grattait furieusement au pied d'un magnifique chêne, à la recherche d'un petit gibier. Nous nous arrêtâmes pour le regarder faire, échangeant un regard amusé.

-"A ce moment précis, un rai de soleil filtrait au travers du feuillage touffu du chêne et jouait dans mes yeux. Michel ne semblait plus pouvoir détourner les siens qui étaient de la couleur du ciel, d'un bleu profond et limpide à la fois. Un moment, qui avoisina l'éternité, s'installa entre nos regards qui ne pouvaient se détacher l'un de l'autre. Je reçus le message de Révélation comme une flèche en plein coeur et une réalité fulgurante m'habita : j'étais face à l'Archange Saint Michel et le regard qu'il m'offrait était le regard de Dieu ! De son côté une autre révélation semblait lui être parvenue qu'il me traduisit par ces mots : "Je t'aime" ! Dans le contexte que je percevais moi-même, il allait de soi que je réponde : "Moi aussi" ! Ce qui nous laissa tout étourdit devant une réalité intraduisible ou invivable sur Terre ! Je me rappelai soudain l’impression que j’avais eue lorsque j’avais fait sa connaissance, une sensation de reconnaître un être venu d’un lointain passé. En tant qu’Ange de Lumière, l’Archange Michel était mon bras droit et c’est à lui que l’Ange des ténèbres avait confié Dieu son Bien-Aimé dans sa détresse. Il y avait donc une raison à cette rencontre, dans l’instant elle ne me vint pas à l’esprit."

Prétextant le temps orageux qui menaçait de se gâter, je parvins à surmonter ce mémorable instant et attachant Nelson avec sa laisse, je préconisais un retour vers les véhicules. Michel me suivit sans mot dire. Au moment de remonter en voiture il me demanda de laisser Nelson à la maison et de venir le rejoindre dans le bois de Marly : "Il faut que nous parlions, me dit-il gravement."

J'avais accepté, mais un tumulte de pensées se bousculait dans ma tête. Les anges écossais me tendant un journal me citant l'Archange Saint Michel, après la bénédiction par le prêtre à Sainte Anne d'Auray de l'alliance bretonne en argent ciselé, me revenaient en mémoire avec une précision qui semblait entériner la Révélation de tout à l'heure !

Ne disait-on pas de ce puissant Archange qu'il était le bras de Dieu Père et Son représentant sur Terre ! Comment le représentait-on ? Je plongeais dans ma mémoire renaissante pour rassembler mes souvenirs. Le rôle de l'Archange Michel n'était-il pas le rééquilibrage, la justice et l'ajustement entre le bon et le mauvais, en vue de libérer ce qui est bon en chacun de nous et de transformer le mauvais !

Les imagiers du Moyen Age ne nous le montrent-ils pas armé de la lance ou du glaive avec une balance à ses côtés ! L'art sacré le représente majestueux, brandissant une épée étincelante, et auréolé d'une couronne de lumière. Il est le chef de la milice christique qui l'assiste dans sa mission de rétablir la Justice divine et d'enchaîner le Dragon ! Et là c’était moi !!!

En me rendant au rendez-vous du bois de Marly, je constatais que le ciel s'obscurcissait, cela était-il aussi un signe ? Etait-ce un bon ou un mauvais présage ? Comment interpréter la noirceur soudaine du ciel sans salir la pureté d'un regard échangé ! Je ne comprenais pas quel devait être mon rôle et je me posais la question : Michel sait-il qui il est !

Le temps étant peu sûr nous nous assîmes à l'arrière de sa voiture pour dialoguer. Une soudaine gêne s'était subrepticement installée entre nous ! Je ne savais si je devais poser la question qui m'agitait où s'il me parlerait de lui-même. Après un assez long silence pendant lequel nos regards plongeaient ardemment l'un dans l'autre, dans l'attente d'une révélation, Michel se risqua à me dire d'une voix timide et vibrante à la fois : "Je t'aime !"

-"Curieuse sensation que de se savoir aimer d'un Archange ! Mais les Archange et Anges créés par Dieu pour sa Bien-Aimée, aimaient tous aussi d’un même Amour l’Ange de Lumière !!!"

Si je considérais le plan purement spirituel et le petit rappel pratiqué quelques instants au paravent, ce que je souhaitais c'était l'entendre dire ce qu'il désirait de moi pour l'aider dans sa mission terrestre, mais pour cela fallait-il qu'il me considère comme une simple humaine dont j'avais l'apparence et non pas comme le "dragon" qu'il m'avait été dit que j'étais, et que lui-même sache qui il était !

S'il ne le savait pas, l'aspect terrestre de notre rencontre pouvait se solder par une aventure humaine amoureuse ! Je ne recherchais pas telle aventure ! Et si cela se produisait, quel en était le but caché ?!

Le silence qui suivit l'aveu de l'Archange et qui était causé par ma réflexion et la recherche du but, sembla le troubler profondément et il me dit timidement :
 -"Et toi ? Tout à l'heure tu m'as dit que tu m'aimais aussi! "         .
Je dois dire que dans la forêt, l'ambiance avait contribué à m'entraîner dans une réponse spontanée qui correspondait en un éclair au sentiment profond que j'avais ressenti et qui s'adressait à Dieu. Là, j'étais confuse et ne comprenais plus rien !

Soudain l'orage éclata avec violence, le vent plaquait des rafales brusques sur la voiture qui tanguait comme un bateau en détresse sur la mer déchaînée. Ce cliché me frappait et une sorte de peur instinctive me jeta dans les bras de Michel qui me serra passionnément contre lui. Nos lèvres se joignirent et pendant un long moment je ne cherchais plus à savoir s'il était un Archange ou un homme, s'il savait ou ne savait pas qui il était, et quelle mission je devais accomplir.

Desserrant un peu son étreinte mon compagnon me dit de façon impromptue :
-"Tu sais, moi, j'aimerais bien te faire un enfant ! "               .
Je le regardais éberluée, bien sûr je lui avais parlé du refus de Richard de me donner cet enfant ! Mais cet enfant tant désiré, c'était de l'homme que j'aimais que je le voulais, pas d'un Archange, ni même d'un autre homme !

Cela me remit les pieds sur terre, il fallait que je sache s'il savait qui il était ! Mon premier texte d'écriture me disait que les anges sont asexués, mais Michel avait deux enfants, c'était donc faux lorsqu'ils étaient sur Terre, et cette constatation ne m'apportait rien de constructif ! Je me risquais à un geste plus osé, je vis tout de suite combien il était confus. Je me dis : soit, il est un homme timoré, soit, il est un Archange qui n'a pas bien mesuré la portée de sa mission ! Je pensais : il vaut mieux en rester là ! Mais le ciel ne l'entendait pas de cette oreille, et la bourrasque faisait toujours rage au dehors, comme pour nous forcer à rester encore ensemble et bénissait notre réunion !

Lorsqu'elle prit fin, mon Archange m'avait fait promettre de nous revoir bientôt. Il embrassait bien, mais il ne m'avait pas soufflé mot de son anonymat sur Terre !

Nous nous revîmes en effet dans le courant de la semaine suivante. Entre temps Michel me téléphona plusieurs fois le matin, me redisant à chaque fois son amour et son désir de m'entendre dire que je l'aimais aussi ! Une intuition me porta à lui donner rendez-vous devant la cathédrale Saint Louis de Versailles. Je savais que là, je saurais ce que je devais lui dire et faire.

Il semblait un peu étonné du lieu choisi, mais il se laissa entraîner à l'intérieur. Je ne connaissais pas du tout cette église, mais d'instinct je le menais devant la statue de l'Archange Saint Michel terrassant le dragon figurant le démon ! M'arrêtant au pied de la colonne, je lui demandais :

-"N'as-tu rien à me dire ? "

Michel me regarda d'un air ébahi, et murmura :

-"Que veux-tu dire ?

-"Constatant son ignorance, je me dis qu'il n'allait peut-être pas être très facile de lui indiquer sa position ! J'hésitais un court instant et poussais un soupir en me recommandant à Dieu et me lançais courageusement. Là, pendant que je lui expliquais en chuchotant qu'il était devant sa propre représentation, je reçus la Révélation de la mission que j'avais à mener par rapport à lui-même, en tant qu'Archange justicier. Pour lui apprendre la clémence dans son ministère, moi qui figurais cet ange des ténèbres qu'il devait vaincre et dominer, je devais le mener à "pécher" par Amour pour qu'il soit lui-même capable d'indulgence vis à vis des humains. Si je considérais l'état d'esprit dans lequel il était à mon égard, puisqu'il m'avait avoué la semaine précédente et répété les jours suivants qu'il m'aimait, il était facile de comprendre ce en quoi ma mission consistait ! Fallait-il encore que j'en accepte moi-même l'idée pour être capable de la mettre à exécution. "

Autant dire que nous étions l'un et l'autre, pour des raisons différentes, mais liées, plutôt surpris de la tournure que prenaient les événements entre nous ! Je voyais bien qu'il n'était pas très sûr d'avoir compris le sens de ce que je venais de lui dire le concernant, et moi-même j'avais besoin de me rassurer quant au but de ma mission. Je lui proposais de prier avec moi, afin que nous soyons éclairés sur notre avenir. La formule sembla lui convenir, nous nous agenouillâmes sur les prie-Dieu placés devant l'Archange durant plusieurs minutes. Puis nous sortîmes sans un mot.

Dehors le temps était très doux, et le soleil faisait briller ses cheveux de couleur châtain clair qui formaient autour de sa tête comme un halo lumineux ! Il se pencha vers moi en me disant :

-"Tout ce que tu me dis est surprenant, mais je suis prêt à tout accepter de toi, parce que je t'aime ! Je ne me sens pas très croyant pour être cet Archange, mais puisque tu le dis, je te crois ! Que penses-tu que cela doit me mener à faire de spécial ? "

Je dois dire que là, j'étais très ennuyée, car je ne savais que répondre sans trahir ma mission et risquer de la faire rater ! Je me dis qu'il fallait que je fasse confiance au Seigneur, l'Esprit-Saint me guiderait en temps et en heure, je le supposais. Je fus donc plutôt évasive et l'entraînais par la main nous promener dans les jardins de Le Nôtre pour faire diversion ! Tant que cet amour restait platonique, je ne risquais rien ! Mais j'avais conscience que je n'avançais pas non plus dans la mission qui m'était confiée. Il fallait que je réfléchisse comment je devais agir pour concilier mon amour pour Richard, mon Amour pour Dieu et mon obéissance à ce dernier dans un but qui semblait louable et nécessaire et ceci sans faire de mal à Michel, tout Archange qu'il était ! Nous échangeâmes donc de tendres propos tout en admirant les lieux, quelques baisers plus voluptueux me suggéraient la voie qui semblait logique de prendre pour atteindre le but, qui je l'avoue, n'était pas encore bien clair pour moi !

J'aurais tout loisir de réflexion pendant le week-end prolongé que nous devions passer avec nos amis Maurice et Mary dans un bon hôtel du charmant village de Tourtour dans le midi. Philippe qui préparait son mariage avec Véronique pour le mois de juillet, viendrait nous rejoindre avec sa fiancée pour passer une journée dans ce lieu agréable qui possédait une piscine chauffée.

Je dis réflexion ! Mais finalement, je devrais plutôt dire que cela me déconnecterait d'une situation qui devenait surprenante et peut-être difficile à vivre et gérer !

Grape vine

Pour ne pas perdre de temps sur la route, nous prîmes l'avion jusqu'à Nice la Bocca et louâmes une voiture à l'aéroport. C'était une Passat qui n'enchanta pas Richard habitué à de meilleurs véhicules ! Elle tint cependant vaillamment le coup lorsque nous visitâmes les pittoresques gorges du Verdon et Moustiers Sainte Marie, village producteur de délicates faïences. Je possède toujours un petit vase pique-fleurs provenant de ce lieu. Nous fîmes de délicieux repas. Mary était une éternelle insatisfaite et cela gâchait un peu le séjour, mais Maurice était un si "gentil garçon" que nous passions sur le reste !

J'avais apporté un livre de Pierre Ganne : "Qui dites-vous que je suis" (leçon sur le Christ) que je lisais dans cette période-là et que j'annotais. Sa lecture pouvait m'aider dans l'action que j'avais à mener et qui était une question de foi et de confiance, une mise à l'épreuve ! Je ne résiste pas à la joie de vous indiquez quelques passages qui m'ont confirmée que je cheminais dans la juste voie, même si elle pouvait paraître parfois absurde ou folie pour certains !

"Qui dis-tu que je suis ? Il demande une réponse personnelle, une démarche personnelle. Rien, ni personne ne peut répondre à ta place. Ni une philosophie, ni une théologie, ni une Eglise quelconque.

"Différence entre parole et langage. La parole qui est mienne et que je peux donner. Celle où je peux dire : Je crois. Je ne crois pas ce qu'on dit de toi, même si c'est l'Eglise qui le dit. Il ne faut pas confondre la foi avec une croyance quelconque, fut-elle chrétienne.

"Il n'y a pas de foi par procuration.

"Et si vraiment tu t'arrêtes là : Moi, je crois ce que croit l'Eglise - tu ne fais pas un acte de foi, tu fais un acte de croyance. C'est tout. Une croyance parmi les autres (page 14)."

 "Mais Jésus pose la question :

_ Qui dis-tu que je suis, toi ?

_ Ah ! Oui … On dit que …

_ Je ne te demande pas ce qu'on dit ! Je demande qui je suis pour toi !

Alors on s'aperçoit d'une chose extraordinaire qui ne s'épuise pas et qu'on ne peut qu'approfondir : c'est que je ne puis pas répondre à la question que le Christ me pose sans révéler moi, qui je suis.

"N'oublions pas que la foi témoigne, et jusqu'à la mort s'il le faut.

"Le caractère inséparable de cette double révélation, c'est tout le dynamisme que le mystère de l'Incarnation déclenche en nous. Car c'est bien un dynamisme : ce n'est jamais fini. Ce n'est pas une vérité figée, abstraite, c'est une vérité incessamment vécue. Je ne sais jamais totalement qui est le Christ, je ne le sais jamais une fois pour toutes. Mais je ne sais jamais non plus qui je suis : je me révèle toujours (page 15).

 "Il faut renoncer à une foi par procuration, parce que ce n'est pas la foi, c'est simplement l'adhésion à un groupe religieux.

 "Aujourd'hui l'incapacité, c'est de comprendre que le je qui dit "Je crois" ce n'est pas la personnalité psychique ou psychologique (qui n'est pas du tout la personne). Cela, oui, ce serait de l'individualisme… Non, il y a une personne justement qui a besoin de se révéler, et qui ne le fera jamais par un déploiement ou un développement psychologique. Allez l'expliquer à nos contemporains… Il y a un point d'aveuglement : tout le monde est d'accord pour ne pas voir. Alors, la démarche de la foi, qui est la démarche de la liberté profonde, bien en deçà de toute psychologie, y compris celle des "profondeurs" (et qui ne va pas très profond, quoi qu'on en dise) comment l'expliquer ? Il n'y a rien à faire ! Ils rangeront la foi dans les croyances : une croyance sympathique d'ailleurs, qui a eu beaucoup d'influence, qui me dit quelque chose parce que j'y ai été élevé, etc… (Page 16).

"Regardons les hommes et les femmes qui s'approchent de Jésus et auxquels celui-ci dit : "Ta foi t'a sauvé". Que font-ils ? Ils font une démarche et Jésus dit : "Ta foi t'a sauvé".

"Croyaient-ils à une croyance ? Non. Ce n'en est pas une, parce que cette démarche ne se fait pas devant une théorie, une théologie, mais en présence de quelqu'un. Quelqu'un qu'on ne peut pas volatiliser en théorie, jamais ! Et qui te dit : "Qui suis-je pour toi ? Qui dis-tu que je suis ?" Ce n'est pas la philosophie qui répondra, pas même ta psychologie, pas même ta morale ! C'est autre chose. Autre chose qui a besoin de t'être révélé, mais qui ne le sera que dans la mesure où, petit à petit, tu répondras à cette question. En découvrant qui est le Christ, tu verras qui tu es toi-même ! Alors nous pouvons parler d'Incarnation.

"Qui dites-vous que je suis par rapport à Dieu ? Ou par rapport à votre Espérance ?

"Rien ni personne, ne peut répondre à cette question que moi. C'est l'élémentaire de la foi, au sens précis et fort du mot.

 "La première chose à faire, c'est de comprendre cette démarche de la foi, qui est instauration de vérité vécue, d'une relation vécue (page 17).

 "Il faudra bien que vous preniez la responsabilité de cette relation vécue. C'est ça la vérité de la foi.

 "Quand j'aime quelqu'un, je n'applique pas les principes d'un livre sur l'amitié ou l'amour ! Je vais être obligé d'inventer moi-même ces principes, si principe il y a, d'ailleurs (page 18).

 "Une relation vécue n'est jamais donnée toute d'un coup, c'est un formidable éventail ! Un arc-en-ciel ! Et même plus !

"Exactement : la foi est un chemin. Le Christ dit bien qu'il est un chemin. Un chemin n'est pas parcouru tout d'un coup. La foi, comme toute la vie, c'est un cheminement.

 "Mais enfin il y a un moment où Jésus reconnaît : "Ta foi t'a sauvé" Qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien ! Ceux qui s'approchent du Christ vont à contre-courant. (x)

 "La douce illusion, c'est de s'imaginer que si nous avions été contemporains du Christ nous l'aurions rencontré, pas seulement croisé (page 19).

 "Le Christ, c'est un homme seul, c'est un homme traqué.

(x)"Ce qui veut dire que dans la foi il y a cet appel : Aie le courage d'être toi-même ! De ne pas penser par procuration de qui que ce soit ! De ne pas décider par procuration de qui que ce soit ! C'est ça la foi. C'est pourquoi, normalement, elle fait des hommes. Tandis que la croyance à un langage, fut-il celui de l'Eglise, ne fait que les infantiles !

Aie le courage d'être toi-même ! Alors, ta foi t'a sauvé.

 "Il y a dans la démarche même de la foi vers le Christ, pour répondre à sa question, une critique immanente. Immanente à la démarche même de la foi.

"La parole de Dieu est plus incisive qu'un glaive à deux tranchants, elle atteint la division de la moelle et des os, de l'âme et de l'esprit".

"Qu'est-ce que ça veut dire ? Que tu n'auras jamais la foi si tu n'as pas le courage d'être toi-même, contre toutes les pressions, sinon, tu adhéreras à une croyance. Ce qui n'est pas difficile et n'engage pas à grand chose : tu t'engageras, comme c'est alors toujours le cas, non pas en étant toi-même, mais refusant de l'être pour être conforme. Pour être sécurisé dans l'adhésion au groupe, etc. (page 20)."

J'aimerais vous parler plus longuement de ce livre, mais à l'instant où j'étais arrivée dans ma vie, j'en étais là et cela avait suffit à me convaincre que je devais être moi-même face à la situation qui m'était proposée par le Seigneur. Je devais avoir le courage d'obéir même si cette action me gênait par rapport à certains principes. Je devais savoir les mettre de côté, dans l'intérêt de tous au jour du Jugement.

J'ai préféré parler des confidences faites à mes amies de l'équipe de communauté avant d'aborder le sujet de l'Archange, pour garder une continuité à ce dernier thème. J'ajouterai, cependant, concernant mes amies, que je leur suggérai de lire le livre cité plus haut en expliquant les grandes lignes du sujet traité, mais elles étaient tellement obnubilées par leur propre raisonnement qu'elles ne m'écoutèrent même pas. Raison pour laquelle je les laissais dire tout en acceptant leur proposition de voir un psychologue et un psychiatre, non pour donner l'impression d'une adhésion au groupe pour être sécurisée, mais plutôt, curieuse que j'étais de savoir comment ils prendraient mes perceptions !

Grape vine

Durant ce court séjour dans le midi, j'avais été heureuse de voir mon fils Philippe et de connaître leurs projets et organisation pour le mariage. Les parents de Véronique étaient très actifs pour s'en occuper puisqu'ils étaient sur place, nous leur laissâmes toutes initiatives selon leurs habitudes locales et familiales.

Dès mon retour, Michel me téléphona pour prendre des nouvelles et insista pour me rejoindre à l'heure de la promenade quotidienne de Nelson dans le bois de Louveciennes. J'acceptai en me disant que j'improviserais selon son attitude. Ses premières paroles furent pour me dire combien il avait été malheureux de me sentir si loin, qu'il ne pourrait plus jamais vivre éloigné de moi, qu'il désirait très fort que je sois totalement à lui.

C'était clair, la situation qui s'enclenchait me menait tout droit au don physique de moi-même. Il ne me parlait absolument pas de la révélation que je lui avais faite à son sujet, c'est en homme par rapport à une femme, en humains en chair et en os, qu'il entendait résoudre le problème qui se posait. Au début, je pouvais supposer qu'il cherchait simplement une aventure, mais ses sentiments paraissaient beaucoup plus engagés et ma mission voulait qu'il prononce certaines paroles irréversibles pour lui-même, pour qu'elle soit valable, même si ensuite je faisais tout pour qu'il renonce à ses projets d'avenir. Devant l'évidence de ce qui m'attendait, je dis au Seigneur : "Je t'en prie, pas plus de trois fois pour réussir."

Néanmoins, arguant du travail à mettre à jour après la courte absence, je reportais à la semaine suivante une éventuelle entrevue plus intime. Je ne pouvais y échapper et j'acceptais de le rejoindre à Versailles. Je me vêtis de blanc, comme une mariée, je pris soin de mettre à mon doigt l'alliance d'argent ciselé bretonne bénie par le prêtre et dis :

-" Mon Dieu qu'il soit fait selon ta volonté."

Je n'en menais pas large d'avoir à entrer dans un hôtel ainsi en plein jour. Je ressentais l'affreuse impression d'être dans un hôtel de passes qui me paraissait assez minable d'ailleurs. Il fallut monter deux ou trois étages à pieds et entrer dans une pièce qui ressemblait à une chambre de service, minuscule en tout point, avec le minimum de sanitaires. Bref l'horreur ! Je demandais de tirer les rideaux, comme cela je verrai moins les lieux ! Michel semblait désolé que ce ne soit pas mieux, mais il pensait à tout autre chose en vérité. J'eus beaucoup de mal à être tendre et affectueuse, mais il le fut pour deux, jouissant avec tellement de rapidité que cela fut vite expédié ! Tant mieux, nous repartîmes assez vite. Michel tint absolument à aller prendre un thé dans un endroit convenable pour se faire pardonner l'hôtel qui m'avait parut sordide ! Il était aux anges, ce qui peut paraître normal pour un Archange ! Moi, je me disais : une fois, encore deux autres… Quand entendrai-je les paroles de libération. J'éprouvais beaucoup de tendresse pour mon Archange, mais je dois dire que l'obligation dans laquelle je me trouvais d'obtempérer m'avait largement douchée, surtout ce lieu ! Je me disais : "Cela donnera peut-être plus de valeur à l'acte !"

Je n'avais évidemment pas parlé de l'Archange à mes amies, si elles avaient été cardiaques le choc aurait été trop grand, et pour le coup, elles m'auraient jugée absolument folle ! C'est vrai que là, je ne suivais vraiment pas la norme religieuse qui leur était inculquée et j'étais consciente qu'à vouloir être proche d'êtres qui aimaient Dieu de la manière générale mais sincèrement, je prenais des risques de plus en plus grands de ne pas être comprise. Au Moyen Age j'aurais sûrement été brûlée comme sorcière ! …

Le premier essai m'avait beaucoup refroidie et j'avais besoin de reprendre courage pour continuer ma tâche ! Un problème de santé vint différer le second rendez-vous, j'avais des hémorroïdes qui me faisaient souffrir et je dus pendant plusieurs semaines faire des soins assez douloureux pour y remédier. Michel, toujours attentif, m'accompagna à ses rendez-vous médicaux, m'attendant à la sortie pour s'assurer que je me sentais capable, soit de rentrer chez moi, soit de me rendre au bureau. Il était toujours, très gentil, tendre, amoureux, cela devrait faciliter l'approche du second terme !

Entre temps j'allai prendre contact avec le religieux psychologue relation de Jeanine. Je lui avais déroulé rapidement ma vie avant Richard, ma conversion du 15 février 1981, mon incorporation à un groupe de communauté et le conseil de mes amies de confier ce qui les troublait à mon sujet. Pour plus de compréhension je lui remis la version 1981 de "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde". Ce religieux me dit qu'il en prendrait connaissance et me dirait ce qu'il en pensait la prochaine fois. Il m'avait surtout écouté et indiqué son tarif assez modeste d'ailleurs.

Lorsque je revins la fois suivante, il me dit : "J'ai lu votre texte, c'est très poétique. En tant que prêtre, je suis compétent pour les problèmes des humains, mais pas pour les anges. Pour les anges, Dieu seul est compétent ! Je n'ai aucun autre souvenir de ce qu'il put me dire, à part cela qui me frappa par son laconisme ! Je lui dis :

-"Je pense que ce n'est pas la peine que je vous revois ? "

-"Non, en effet, me répondit-il !"

Le lendemain je commençais mon premier rendez-vous chez le psychiatre. Même explications et texte que je lui donnais à lire jusqu'au prochain rendez-vous !

Lui aussi trouva mon texte poétique, et me demanda de lui parler autour de ce texte et de tout ce qui me passerait par la tête. Il voulait que je m'allonge sur son divan. Je lui dis que je préférais être assise face à lui. J'ai en réalité peu de souvenir de ses rendez-vous. Je trouvais ça chiant !

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Marie-Françoise et Michel nous rendirent notre invitation passée. Richard était toujours aussi peu enthousiaste. J'avais un peu peur du regard trop ardent de Michel dans ma direction, mais nous n'avions pu refuser. La communion privée de Jérôme, leur fils, ayant lieu incessamment, nous y fûmes invités. Richard commençait à ruer dans les brancards et me disait, vois tes amis si tu veux mais j'aimerais bien ne pas avoir ces obligations ! 

Puis vint pour moi la seconde épreuve ! L'hôtel était mieux, l'action toujours rapide et peu concluante pour moi, mais je ne cherchais pas une satisfaction, il y avait seulement un but à atteindre et j'essayais de faire au mieux ! Mon Archange était toujours aux anges, il lui en fallait peu apparemment !

Les vacances vinrent me sauver de la troisième fois, car il fallait qu'elle ait lieu, les mots fatidiques n'avaient pas encore été prononcés. Il faudrait sans doute que je prenne sur moi pour les provoquer ! 

Le mariage de Véronique et de Philippe pour la date anniversaire de ce dernier, le 24 juillet 1982 commença la série des fêtes familiales puisqu'il fut suivi du baptême de Thomas, le fils de mon neveu Patrick, et en août celui de Vincent, le fils d'Eric, l'aîné de Richard.

Je ne désire pas vraiment me souvenir du mariage de Philippe parce qu'il y eut quelques moments pénibles et qu'il s'est terminé par un divorce.

Le baptême de Thomas eut lieu chez ma sœur et mon beau-frère dans leur propriété de la Cadière d'Azur et fut parfait comme tout ce qu'ils organisaient. Suivant le mariage de Philippe il permettait aux membres de la famille qui y avaient assistés de rester dans le Midi pour participer à cette cérémonie et de se retrouver de façon plus conviviale.

Je revis, avant mon départ pour une quinzaine de jour de vacances, le Dr T…, le psychiatre qui me suivait. Ce dernier me proposa un sédatif pour bien dormir en vacances. Je le regardai en souriant et lui répondis :

-"J'ai l'âme en paix et je dors comme un bébé ! Mes écritures ne risquent pas de me perturber, comme vous paraissez le croire ainsi que mes amies qui m'ont envoyée à vous, elles me sont inspirées par Dieu et lorsque nous sommes en harmonie avec le Seigneur, c'est dans la Paix que nous vivons."

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Le baptême de Vincent eut lieu chez Monique et Georges, en août après notre retour de vacances me semble-t-il. Maman, considérée comme une vraie grand-mère par les enfants de Richard, était également invitée. Nouvelle réunion familiale sous la fraîcheur des pommiers normands. Bien que la foi soit bien artificielle chez la plupart des participants, cette cérémonie se passa bien, chacun de nos enfants étant content de se retrouver en famille reformée momentanément !

Septembre est mon mois de naissance et je sentais qu'il fallait que j'agisse et prenne des décisions. Je me rendis au rendez-vous que j'avais pris avant les vacances avec le psychiatre avec la ferme intention que ce soit le dernier. Je n'avais pas envie de continuer à payer des honoraires en partie remboursés, il est vrai, mais comme ces séances ne m'apportaient rien, je perdais simplement mon temps ! Lors de cette dernière rencontre je remis au Dr T… la lettre suivante :

"Le 15 septembre 1982

Pour Monsieur T…, médecin psychiatre,

Comme je vous l'ai expliqué de vive voix, le calme, le silence, la méditation et la lecture pendant quinze jours de vacances m'ont permis de faire le point sur moi-même et sur les perceptions mystiques que je recevais : je connais le dessein à réaliser et il me faudra passer par la purification pour atteindre ce but.

Je sais aussi pour quelles raisons j'ai été envoyée vers vous : le message que je dois vous transmettre est en accord avec votre profession médicale.

La révélation importante à connaître est la suivante : l'enfer se vit sur la Terre. Dieu accorde, par miséricorde, aux âmes, de revenir plusieurs fois dans des corps différents, afin qu'elles tentent de se purifier. Ceci si elles ne l'ont pas réalisé dans les vies antérieures. Tous en ont conscience à un moment donné de l'une de ces vies. Aussi se souviennent-ils de celle où ils se sont le plus éloignés du Dieu d'Amour en ne suivant pas Ses commandements.

Lorsque vous êtes en contact avec l'un de vos patients qui présente ces symptômes de dédoublement de la personnalité, dites-lui que vous le comprenez et faites-lui bien expliquer cette vie antérieure qui le hante ; dites-lui que vous le croyez et expliquez-lui pourquoi vous le croyez, car son conditionnement dans la société ou dans sa religion ne l'a pas préparé à comprendre ce qui lui arrive.

Lorsqu'il est capable de se débarrasser, avec votre aide de ce personnage qui le trouble, faites-lui comprendre qu'il faut mener sa vie dans sa peau actuelle, selon l'Amour et les commandements de Dieu, et qu'il sera sauvé et pourra mener une vie normale.

Certains ressentent différemment ce dédoublement, et même le ressentent plusieurs fois dans leur vie, mais en le vivant sans drame. Ce sont les écrivains qui revivent leurs vies antérieures transposées dans leur vie présente. Mais ce qui ne veut pas dire qu'ils n'en auront pas d'autres ou ils ressentiront ce dédoublement de la manière précitée, s'ils ne se sont purifiés dans "la vie de leur écriture".

Quand vous aurez fait quelques expériences concluantes auxquelles il faudra vous appliquer avec patience et persévérance, et que vous aurez constaté le bon résultat, vous reprendrez contact avec moi, une grande étape dans la foi sera franchie.

Comme je risque de ne plus habiter où je réside actuellement et qu'il peut se passer de trois à quatre ans, avant que vous cherchiez à me joindre, voici trois adresses et téléphones d'amis qui sauront où je serai…

Soyez gentil, ne cherchez pas à affoler mon mari et mes amis avant d'avoir constaté la véracité de ce qui j'avance.

Merci.

Suivi de ma signature."

J'estimais que cette mission-là était classée pour un certain temps et qu'il me fallait terminer avec celle concernant l'Archange. Avant de reprendre ce sujet, je préfère dire dès cet instant que je n'ai jamais eu le moindre écho de la lettre citée ci-dessus. L'Homme est incrédule, hélas !

Grape vine

J'avais retrouvé Michel toujours très amoureux à son retour de vacances. Il me demanda un autre rendez-vous intime et me dit qu'il y avait des décisions importantes à prendre. J'acceptais de le retrouver à Versailles, à proximité de l'hôtel où nous nous étions rendus la fois précédente. J'avais l'âme sereine car je savais que c'était la dernière fois. Il fallait être telle qu'il le désirait pour obtenir le résultat de la mission, mais je me disais qu'ensuite ce ne serait pas si facile, ni sympathique d'avoir à faire marche arrière sans le peiner et le blesser !

Tout se passa comme il le souhaitait et nous allâmes déguster une glace dans un bar voisin, pour prendre ces fameuses décisions me dit-il ! Quelques minutes d'hésitation suivirent notre installation à une table agréablement située au soleil automnal. Michel me regardait avec beaucoup de tendresse et d'ivresse amoureuse ! Il prit ma main et me dit :

-"Si tu veux bien vivre avec moi, je peux demander mon transfert aux antipodes, nous quitterons tout et tous ?"

Dans la minute présente, je savais que ma mission avait réussi, mais à la fois j'étais très triste de la réponse que j'avais à lui donner et qui allait lui faire mal ! Je ne me rappelle plus très bien des mots par lesquels je lui expliquais que je ne pouvais accepter qu'il quitte sa famille et son pays pour recommencer une nouvelle vie avec moi ! Le fait est, qu'il ne comprenait pas, qu'il ne voulait pas comprendre, que ces mots avaient un sens de refus, car il me dit avec une lueur d'adoration dans les yeux :

-"J'aimerais que nous recommencions, tu veux bien, tu veux bien ? "

Alors je dus le bercer de mots tendres, affectueux mais fermes pour qu'il redescende du septième ciel où il avait grimpé tout seul !

Je réalisais à cet instant précis que nous étions assis dans le même établissement où Georges et moi-même avions bus un verre après notre divorce en 1972. Dix ans séparaient ces deux événements presque similaires et je considérais soudain obscurément qu'il y avait un lien entre eux, qu'ils avaient le même but : un cheminement que me faisait faire Dieu en tant que Père et Epoux !

-"J'avais conscience d'être en train de considérer une autre facette de ce Dieu que je ne connaissais surtout que par l'intermédiaire de la religion catholique ! Dans la mission qu'Il m'avait fait entreprendre, il y avait comme un clin d'œil de défit à ce que j'avais jusqu'ici accepté comme la seule Vérité ! Par les lectures vers lesquelles Il me poussait, Il cherchait à m'ouvrir les yeux et à réfléchir qu'il était plus important de l'aimer tel qu'Il était et de lui obéir d'un coeur pur, car si je n'entrevoyais pas toujours le but à atteindre, Lui l'avait prévu mais Il avait besoin de l'ouvrière consentante et lui faisant confiance malgré la surprise où elle se trouvait parfois devant l'action à mener, contraire aux principes acquis de longues dates. D'aucun diront : "Mais c'est Satan qui menait la danse dans ton action, ce que tu dis est sacrilège ! " 

                                    .
Pourquoi aurais-je, depuis ma rencontre avec ce Dieu vivant et si proche de moi, de nous, toujours senti cette Paix en moi et cette Confiance en Lui ! Pourquoi, malgré les épreuves traversées, aurais-je gardé cette confiance sans borne et qui s'est révélée justifiée dans les moments difficiles ! Si ce n'était Dieu, ce Père attentif et ferme, désirant nous mener vers Lui, vers Sa Lumière en nous indiquant le flambeau tenu par le Christ, le premier de ses enfants à avoir eu totalement confiance en Lui, qui me dirigeait ! Je dirais, sans orgueil, je vous l'assure, parce que je suis Sa fille par l'Esprit-Saint qui me guide, celle que certains prétendent multiple, mais pas de la manière où elle l'est réellement, la Shekhina, la petite lumière bleue qui relie l'Homme à Dieu, la petite flamme qui se nourrit de la Lumière blanche, celle de la splendeur divine et qui un jour prochain sera l'Epouse du Fils.(mais que je ne la connaissais pas encore à cette époque, ce texte étant écrit en 2000).

Dans cette période m’est revenu en mémoire que lors de mon 1er mariage, j’avais demandé à Dieu, au moment du « oui » fatidique, que cela ne soit pas pour toute la vie, et j’avais été écoutée et rencontré par la suite Richard et l’Amour. Lorsque j’ai demandé à Dieu pour l’action/mission que je viens de décrire, pas plus de trois fois, cela m’avait été accordé, ce qui prouve bien combien notre Créateur est à notre écoute et comprend notre détresse.

Car je suppose que vous avez compris, ma mission était de faire pécher, selon les hommes, l’Archange Saint Michel, afin qu’au jour du Jugement des âmes, il soit pris en compte que même un Archange avait besoin de la miséricorde et de l’Amour de Dieu pour retourner vers la Lumière du grand Paradis blanc où nous ne sommes plus rien que l’Être dans l’Être, le Créateur, le Champ Unifié d’énergies qui nous donne la VIE.

Grape vine

Suite

Eyes3 mic

Table des matières

- Chapitre VIII - Extrait VII - Le voile se lève -

  I Haut de page :  L'Archange I

Grape vine
Copyright by Micheline Schneider - Chapitre VIII - Extrait VII - L'Archange.
 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine"

Date de dernière mise à jour : 20/05/2020