Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

L'Amour - 1981 - 1994

CHAPITRE VIII - Le voile se lève - 1981 - 1988

Extrait IX - Rencontre avec un ange déchu, un petit enfant perdu -
 Fable fantastique en quatre ou cinq dimensions

Grape vine

Rencontre avec un ange déchu, un petit enfant perdu. 

Dès son retour à Louveciennes, Pierre B… me téléphona en m'exprimant son désir de m'entretenir de vive voix. Je lui proposais un rendez-vous à la sortie de la messe de dix heures, sur le petit perron de l'église Saint Martin. C'est effectivement sur les degrés des marches menant à cette sortie du bâtiment qu'eut lieu notre rencontre. C'était la seconde, puisque nous avions déjà fait connaissance le soir de la réunion communautaire chez son père. Mais si son visage était resté gravé pour moi-même dans ma mémoire, je supposais qu'il n'en était pas de même pour lui, trop préoccupé par son drame intérieur, familial et sentimental, ce soir là !

J'allais donc vers lui en lui tendant la main. Pierre la prit chaleureusement dans les siennes en me remerciant d'avoir accepté rapidement de le rencontrer. Je lui proposais de faire quelques pas ensemble dans la rue voisine bien que cette dernière soit aussi encombrée que le perron à cette heure de sortie de l'office. Il me répondit que son père l'attendait à la porte principale et qu'il avait donc peu de temps, mais qu'il aimerait converser plus longuement dans un lieu plus calme. Je lui proposais le bois de Louveciennes tout proche de chez son père et où je promenais Nelson avant de partir au bureau. Il accepta, me jetant le regard reconnaissant d'un petit enfant perdu qui me serra le coeur. Nous convînmes du lendemain, lundi vers onze quinze.

Ce jour là était un beau lundi d'automne, le soleil brillait entre les branches encore garnies de feuillage aux couleurs chatoyantes. Il avait plu la nuit précédente et le sol, jonché de feuilles mortes, craquait sous les pas tout en luisant de place en place sous les rayons conquérants. Nous marchâmes un long moment dans les allées, empruntant le parcours de santé sportif qui serpentait dans le bois.

Il y avait un brin de poésie dans cette promenade à travers bois, car l'un comme l'autre, nous étions sensibles à la beauté automnale du lieu. Cela l'aida à me parler de sa mère qui aimait la littérature, la musique et la peinture et qui était très proche de lui par leurs goûts communs. Il se sentait prêt à reprendre les pinceaux, et c'était un bon point pour son équilibre nerveux que de faire des projets de cette sorte et surtout de reprendre son métier d'ébéniste d'art.

Mon propos n'est pas de raconter les siens car ils lui appartiennent. Mais simplement de dire que je l'ai écouté avec l'attention dont a besoin un enfant qui a perdu, la base solide sur laquelle il s'appuyait depuis l'enfance et la tendresse d'une mère pour laquelle, étant le "petit dernier", il avait eu un peu l'impression qu'elle était pour lui tout seul, les grands s'étant presque tous envolés du nid ! Peut-être aussi, que de ce fait, il se sentait le "vilain petit canard", lui qui paraissait surmonter si difficilement le départ de sa maman  Il n'avait que dix huit ans, c'était déjà une certaine tranche de vie, mais par rapport à la perte d'une mère très chère, qui l'avait toujours compris, c'était un immense vide pour un jeune ange déchu !

Dans la lettre que je lui avais adressée, ce terme d'ange déchu, que j'avais employé, l'avait beaucoup intrigué, ainsi que de lui avoir expliqué ses différents avec son père par le fait que ce dernier était, lui, un ange fidèle ! Cependant, il reconnaissait que cela répondait en partie à des questions qu'il se posait et qu'il en avait été apaisé. Lorsqu'il me demanda comment je savais cela, je ne pus lui répondre que par le ressenti qui avait été le mien lorsque j'avais demandé conseil au Seigneur en ce qui le concernait : "Que c'était une intuition envoyée par le divin qui était en moi-même, son retour au foyer paternel, prouvait que j'avais eu raison d'écouté la voix intérieure. "

"Je tentais de lui expliquer combien le désir de Dieu, qui était en moi depuis ce mois de septembre 1980, qui me portait à souhaiter recevoir toujours plus de Lumière de notre Créateur, était à la base de mon propre attrait pour lui, puisqu'il était un enfant de Dieu, perdu dans la souffrance et que de tout mon coeur je voulais, en l'aidant à refaire surface, essayer de redonner un peu de ce que je recevais. Cette Paix et cette Joie, d'être dans la main du Seigneur, étaient si merveilleuses, si délectables et si inénarrables d'ailleurs, qu'il était naturel de vouloir l'y faire participer. Je crois que Pierre comprit ce que je lui exprimais maladroitement et fut heureux d'en être gratifié par Dieu par le véhicule de mon être. "

"La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde" que l'Esprit m'avait inspirée ne disait-elle pas clairement : "

"Dieu, se penchant sur le singe mâle endormi, lui souffla dans les narines,
"Afin de lui donner une partie de Son Esprit, et, ainsi, Dieu créa l'Homme
"A Son image, lui donnant les capacités, par l'évolution, de devenir
"Comme Lui, c'est-à-dire : Esprit pur, capable d'Amour immense, et un
"Jour d'être lui-même, l'Etre capable de recevoir l'Etre et de donner l'Etre
"Il lui donna aussi, la possibilité de transformer son corps par l'évolution
"Que ne manquerait pas de lui apporter l'Esprit, afin que son aspect
"Devienne, celui que l'Etre Suprême aimerait prendre lorsqu'Il
"Choisirait, un jour, d'être visible pour l'Homme.

"De même, voulant tout créer semblable à Lui-même, posant le doigt sur
"Une côte de l'homme à la place du coeur, Il fit signe à l'Ange de Lumière
"De se pencher sur la compagne de l'homme, lui dit de souffler dans les
"Narines de cette dernière, afin de lui donner une partie de son Esprit,
"Et, même capacités d'évolution à devenir comme Lui, c'est-à-dire :
"Esprit pur, capable d'Amour immense, et un jour d'être elle-même,
"L'Etre capable de recevoir l'Etre et de donner l'Etre…
"Et ainsi, le couple céleste créa la femme partie intégrante de l'homme,
"Lui donnant la possibilité de transformer son corps par l'évolution
"Que ne manquerait pas de lui apporter l'Esprit, afin que son aspect
"Devienne, celui que l'Etre Suprême aimerait voir prendre à Sa Bien Aimée,
"Lorsqu'Il choisirait de la rendre visible pour l'Homme."

(Voir chapitre VIII - Extrait III Bis)

Grape vine

Richard, sensible à la détresse que je lui décrivais, accepta de recevoir Pierre à la maison et ce dernier vint déjeuner un samedi où Bruno était présent. Ce qui permit d'étendre la conversation et me laissa le temps de faire mon service d'hôtesse. Cependant étant assez timide, Pierre préférait nos bavardages lors des promenades en forêt, possibles avant qu'il ne reprenne son activité. Par la suite, au fur et à mesure qu'il reprenait goût à la vie, nos rencontres s'espacèrent, d'autant que les fêtes de fin d'années arrivaient à grands pas.

Cyril, son père sensible à ce retour à la vie presque normal, insistait pour connaître "mon secret" ! Je savais que je ne devais pas tout lui dire, je me contentais de lui donner à lire "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde" version 1981 en lui disant que ce texte avait contribué à aider Pierre à se reprendre en main. Mon vieil ami l'ayant lu, m'en parla, en me confiant qu'il avait lui-même écrit un conte de Noël pour les grands enfants et qu'il me le donnait en souvenir de notre amitié. Voici comment il le présentait et ce qu'il y contait.

Grape vine

FABLE FANTASTIQUE EN QUATRE OU CINQ DIMENSIONS

Un conte de Noël pour grands enfants du XX e et CXX e siècle

TABLE

Ce Noël 1982

- Au commencement, le ciel et la terre

- La Science découvre le Créateur du monde

- L'Homme y vit bien

- Les hommes vont le détruire

- L'Histoire se termine bien

- Le Mot de la Fin

 

I - Au commencement, le ciel et la terre 

Depuis toujours, les hommes aiment conter les histoires. Plus que toute autre, l'histoire des origines : comment le monde avait commencé, comment il allait finir. Ces contes étaient au début, plus un produit de leur imagination qu'autre chose, car pendant des siècles on savait peu. Ce que les hommes savent vraiment ou essaient de savoir, s'appelle la Science : comment sont les choses, comment évoluent-elles ? Le pourquoi, des mêmes faits, est du domaine de la Philosophie. Dans nos vieilles histoires du début de monde, comment tout est arrivé n'est que l'invention du narrateur. Il ne pouvait pas faire autrement, étant donné que la Science n'avait alors aucune autre explication. Par contre, pour dire pourquoi le monde est venu, et pourquoi l'homme y est né, le conteur était plus à son aise. La Philosophie, et sa religion, disaient pourquoi. Que Dieu avait crée et le Monde et l'Homme.

Le plus bel exemple des vieilles histoires des commencements est, bien entendu, dans les premières pages de la Bible. La vérité essentielle de ce conte vieux de 3000 ans - que Dieu a tout créé - reste inchangée. Par contre, la Science a fait depuis un progrès énorme. Au début, pour l'expliquer, la Science ne pouvait rien dire ou presque, et il a fallu beaucoup inventer. Aujourd'hui, à la fin d'un siècle riche en découvertes scientifiques, nous n'avons plus à imaginer comment Dieu aurait créé l'Homme et l'Univers. La Science répond enfin avec précision à ce genre de question. Nous apprenons en détail des explications si extravagantes qu'il nous est difficile de comprendre cet Univers incroyable. Notons que la difficulté d'y croire est à ce que nous découvre la Science, non pas à ce que Dieu aurait créé. Bien au contraire ! Si les découvertes de la recherche scientifique aujourd'hui dépassent notre imagination, elles renforcent notre conviction que rien d'autre que Dieu n’a pu être à l'origine de l'évolution extraordinaire de l'homme dans l'Univers.

Comment et pourquoi viendra la fin du monde ?

Deux idées viennent immédiatement à l'esprit. Premièrement, que la fin complétera logiquement l'évolution scientifique des faits du début, que nous connaissons. Deuxièmement, que l'homme, ayant sa destinée inscrite dans le plan de Dieu, en serait - par Sa volonté et avec l'aide du Christ - humainement responsable. Il faut en tenir compte si, aujourd'hui, nous nous mettons à la place du conteur de la fin du monde. D'une part, penser que la Science continue à nous dire comment. Et d'autre part, que notre Foi continue à dévoiler pourquoi.

II - La Science découvre le Créateur du monde

Tout de suite, nous constatons une curieuse coïncidence entre la Science et la Philosophie. On dit, avec raison, que ce n'est pas l'objet de la Science de donner un sens à la vie. Pourtant, les découvertes actuelles ne font que cela. Aujourd'hui, les savants trouvent ridicule l'idée que la vie et le monde sont les résultats du hasard. Ils s'étonnent devant l'organisation et la complexité de l'Univers où ils trouvent l'infiniment grand, et aussi l'infiniment petit. La Science constate que tout cela avait un jour été créé. C'est comme si Dieu se révélait au coeur de leurs recherches.

Où en est la Science actuelle ?

L'Univers est né à la suite d'une énorme explosion primordiale. C'est la théorie du "Big Bang". Cet éclat du début continue son expansion qui dure déjà pendant quinze à vingt milliards d'années. Après cette durée immense, l'espace dans lequel se trouvent des milliards de milliards de "fragments" qui sont les étoiles, est immense également. Et l'Univers continue son expansion vers l'infini !

Si nous allons imaginer ce que va être la fin du monde, nous sommes obligés de prendre en compte ce début, et cette évolution.

L'endroit dans l'Univers où se trouve, le plus en évidence le progrès de son évolution est dans l'homme. En dedans de l'homme, semble-t-il, toute la force du Cosmos est en train de se cristalliser. La concentration croissante de cette force a fait de l'Homme ce qu'il est aujourd'hui.

Que fera-t-il demain ?

Pour raconter cela, nous n'avons que notre imagination. Mais, avec l'aide, et à la suite des connaissances acquises, entrons dans la fable futuriste de ce qui est arrivé demain !

III - L'Homme y vit bien

Les savants de demain verront qu'une grande force continue à se former dans l'esprit et la conscience de l'homme. Peu à peu, il est évident que lorsque les hommes réfléchissaient ensemble et en harmonie, la puissance de leur esprit dégage une force phénoménale toute nouvelle.

Au début du troisième millénaire (vers l'année 2100), toute l'humanité reconnaissait en Dieu, Esprit infini et éternel, le Créateur de l'Univers. Mais tous ne savaient pas encore pourquoi !

Néanmoins, c'était un moment historique. Plus tard, en parlant de cette époque, les historiens diraient que "c'était quand la Science avait trouvé sa Conscience". Effectivement, à partir de là, tout allait bien et vite, quoiqu'il ait fallu près de cent siècles encore pour que tout ce qui devait arriver vienne enfin à terme.

Aux premiers temps, de joyeux bouleversements secouaient la planète dès que tous croyaient fermement en Dieu. Tout ce qui divisait les hommes et les nations cessa. Les guerres n'existaient plus. La grande lutte entre l'Est et l'Ouest, devenue avec le temps un désaccord entre ceux qui croyaient en Dieu et ceux qui n'y croyaient pas, n'avait plus de raison de continuer. Entre le Nord et le Sud, paix et entraide remplaçaient les querelles et égoïsme des pays riches et pauvres. Croyant en Dieu, chaque homme aimait ses frères, chacun et chaque nation étaient réconciliés. Prospérité et joie régnaient sur toute la terre.

La plus grande joie de cette époque est venue le jour de Noël, tant attendu, lorsque juifs et musulmans se joignaient à leurs frères chrétiens pour fêter la naissance de Jésus. Depuis des milliers d'années, les juifs n'avaient pas cru que l'enfant était le Messie qu'ils attendaient. Les musulmans aussi jusque là admettaient que l'homme Jésus était un prophète bon et juste comme Mahomet, mais non pas Dieu. Maintenant ils y croyaient.

Peut-être voyaient-ils dans la vie nouvelle des chrétiens - enfin ! - la preuve de la vérité de la Bonne et Joyeuse Nouvelle, que vingt siècles de Chrétienté ont voulu proclamer. Qui sait ? Mais ce jour de Noël ils ont célébré comme nous cette vérité là : que le mystérieux Créateur de l'Univers a effectivement visité le monde, et parlé à son peuple, en personne !

Désormais, grâce à l'Eglise du Christ, une religion universelle unissait tous : une religion de l'Evolution et de l'Incarnation. A la fois Scientifique et Christique, car une communion sacrée entre les hommes et le Christ était nécessaire pour faire la volonté de Dieu dans un monde merveilleux.

IV - Les hommes vont le détruire

Vers le XXV e siècle, la population mondiale avait plus que doublée, et bientôt ce chiffre dépassait dix milliards d'habitants.

Des découvertes de nouvelles énergies, et d'autres méthodes de production de biens et nourriture répondaient aux besoins de tous. La recherche scientifique et la technologie avançaient à grands pas. En même temps, dans ce bien-être universel et communion de pensées des hommes heureux, la "co-réflexion" de tous était en train de produire d'autres effets insoupçonnés. En effet ! Certains géologues sont devenus très inquiets. La Face de la Terre changeait ! Ils constataient, par exemple, que les terres émergées de la planète commençaient à s'agrandir, et les mers et les océans à se rétrécir. Un calcul de ces mouvements surprenants démontrait vite qu'en moins de cent siècles, la croûte terrestre couvrirait toute la surface du globe. Plus surpris encore, étaient les physiciens et biologistes. Il leur semblait que les mouvements de la terre étaient une conséquence de la puissante énergie qui se créait de plus en plus fortement au-dedans de l'Homme, et nulle part ailleurs.

L'opinion des physiciens était que le rayonnement de la co-réflexion humaine décuple ses forces. Aussi, était-ce un nouveau type de force convergente. Vers quelles limites, ils ne pouvaient le déterminer, mais que sa propagation d'énergie ressemblait étrangement à ce qu'aurait été le point de départ de la Création. Ils prévoyaient, d'ailleurs, d'autres conséquences physiques sur la matière, car ces rayons invisibles mais super puissants paraissaient bien autre chose que l'énergie de la chaleur. C'est, disent-ils, une nouvelle dimension découverte dans l'Univers.

La découverte de la cinquième dimension, aux environs de l'année 11000, beaucoup plus difficile à cerner que la quatrième d'Einstein, n'effrayait cependant personne dans un monde rempli de confiance en Dieu. Ses effets ne troublaient non plus la conscience scientifique. Les astrophysiciens mesuraient calmement une augmentation constante de température dans les galaxies et l'espace stellaire. Celle du soleil augmentait pour autant, mais la nocivité d'une chaleur excessive sur la terre se trouvait continuellement annulée par la couche atmosphérique qui devenait plus épaisse à mesure que les océans s'évaporaient.

Au CXX e siècle, une population mondiale sans cesse grandissante était heureuse. Ils travaillaient à la mise en état des nouvelles terres, les besoins et le bonheur des nouveaux habitants, et l'annonce de la Bonne Nouvelle.

Personne n'avait pu prévoir le jour où la cinquième dimension d'énergie de leur propre co-réflexion a convergé à son point critique et explosif  et que la Terre, avec l'Univers tout entier, s'embrasait sans la lumière d'un instant de chaleur infini. Tout était consumé par ce rayonnement intense, provenant de l'esprit de l'Homme Evolué.

V - L'Histoire se termine bien

Voilà comment serait arrivée la fin du monde : dans un grand boum, comme au commencement.

Eh bien ! En lisant aujourd'hui ce conte, nous pouvons bien imaginer aussi, pourquoi tout en est arrivé là. D'abord, notons que les deux boums n'étaient pas semblables dans leur sens de direction. Le premier est venu de Dieu pour aller vers les hommes. Le second vient de l'ensemble des hommes (passés, présents et futurs) pour monter vers Dieu. Une explosion, en quelque sorte, "aller-retour" !

Quoi de plus naturel "pour Dieu que d'avoir créé l'Univers uniquement pour l'homme, dans une grande effusion de Joie et d'Amour envers celui qu'Il vient de créer ? Le premier grand boum ne serait-il donc que cela : une pensée géniale de l'Esprit, matérialisée seulement pour - et nous l'avons vu ensuite, par - l'Homme ?

Et le boum de la fin ?

Cette fin pourrait être la plus merveilleuse qui soit : ce serait la satisfaction de Dieu de voir réalisée enfin, son Alliance avec les hommes. Le retour de leur amour pour Lui, lorsqu'enfin l'amour humain devient aussi parfait et librement consenti que le Sien. Ce serait parmi tous les dons de Dieu, le don parfait : Don de Dieu attirant vers Lui un même don de tous les hommes !

Le Don de Dieu aux hommes de Son Amour, s'est exprimé pour eux d'abord par le don de leur "berceau" majestueux, c'est-à-dire par la matérialisation de l'Univers, qui leur a été offert à la suite du premier "grand boum". Celui de la fin serait de même, et pour les mêmes raisons, bien que tout soit à l'envers car maintenant ce sont tous les hommes qui se donnent par amour à Dieu.

Ainsi, l'œuvre de Dieu ici-bas serait achevée, de notre point de vue, entre ces deux explosions. Mais encore, l'un et l'autre dans l'Esprit de Dieu, ne serait qu'une seule expression simultanée de Sa Joie !

VI - Le Mot de la Fin

Il y a longtemps, mais pour toujours, la Bible a été écrite - livre des hommes et Parole de Dieu. Au premier chapitre "Dieu regardait toutes les choses qu'Il avait faites et Il vit qu'elles étaient très bonnes". A la fin du livre, Saint Pierre, dans sa deuxième lettre, nous parle des derniers jours : "Il viendra, le Jour du Seigneur ; en ce Jour, les cieux se dissiperont, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée". Pierre dit encore que "pour Dieu, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour". Il aurait pu nous dire aussi bien, qu'un seul instant de Dieu est comme des milliards d'années à nos yeux.

Ainsi, le début et la fin du monde, à Ses yeux qui voient tout, sont vus d'un seul regard divin du Créateur, et Il vit qu'ils étaient très bons !

DIEU EST AMOUR. Il est parfait. Cependant l'amour n'est parfait que si la personne aimée puisse le retourner. Par conséquent, les hommes, dans l'Esprit d'Amour de Dieu, "devraient" L'aimer, et "devraient" être créés libres pour pouvoir aimer.

La grande et glorieuse aventure des hommes dans l'Univers est donc un long voyage où l'Homme découvre dans l'épreuve, la dimension divine de ce paradoxe. Pour des milliards d'hommes un parcours pénible de milliers d'années. Pour Dieu, un seul éclat de rire de satisfaction - ce qu'aurait pu faire l'enfant Jésus dans son berceau à Bethléem.

Dans cette nuit de Noël
Face aux étoiles
A l'instant joyeux où est né l'Enfant de Marie
S'éclata la Gloire de Dieu

Nous avons rêvé de cet instant lointain, à travers la glorieuse réalité de la science, devant l'adorable mystère d'un Nouveau-Né, et sous le regard omniprésent et omniscient de Celui qui nous a donné et l'une et l'Autre.

Un rêve, oui ! Mais qui nous dira si ce rêve ne soit autre chose que le plus beau conte de Noël que je puis vous offrir ?

Ce texte est signé de mon ami Cyril Barrow, décédé l'année qui suivie.

- N'oubliez pas que je vous ai dit plus haut, qu'il était et est toujours un "ange fidèle", de ceux venus sur Terre pour nous comprendre et nous aider.

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Suite

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Table des matières

- Chapitre VIII - Le voile se lève -

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Copyright by Micheline Schneider - Chapitre VIII - Extrait IX - Rencontre avec un ange déchu, un petit enfant perdu - Fable fantastique pour quatre ou cinq dimensions
 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine"

 

Date de dernière mise à jour : 22/05/2020