Cinquième partie Lorsque jaillit la Lumière – 1994/1995 – 2011/2012/2013

Eyes3 mic 2

CHAPITRE X - En marche vers la Lumière de Vie – 1994/1995 – 2011/2012/2013

Extrait XXIII – HAMMAMET– 2011/2- 2012 /1

Grape vine 1

HAMMAMET - 2011/2

Du 15 au 31 décembre 2011

Nous arrivâmes au port de Tunis, La Goulette, à la nuit tombée et le temps des formalités, dont j’ai  parlées précédemment, accomplies, nous prîmes contact avec la personne qui devait nous accueillir à Yasmin-Hammamet. Richard avait loué, par l’intermédiaire d’Internet, un studio à Yasmin dans l’attente de la libération de la maison  louée à Hammamet. Ce studio appartenait au chef du port et il nous avait délégué l’un de ses subordonnés de service de nuit pour nous mener vers notre logement.

Nous découvrîmes le lendemain matin notre lieu de résidence, face au canal qui entourait l’ile aux riches constructions. A deux pas d’une des anciennes résidences de Ben Ali, d’un côté et de l’autre l’entrée de l’immeuble donnait sur le jardin qui avoisinait le port de plaisance ou flottaient moult beaux bateaux. Diabolo se fit bien à ses nouvelles promenades et avait beaucoup de plaisir à courir sur la plage en jouant avec une bouteille vide que Richard lui lançait.

Nous fîmes le tour de cet endroit où foisonnaient de somptueux hôtels, apparemment pas très occupés à cette période de l’année. Beaucoup de commerces pour les touristes, mais restreints pour les courses alimentaires. Il y avait de nombreux restaurants à des prix très abordables. Après en avoir testé quelques-uns, nous prîmes nos habitudes de temps en temps, à « La Bouillabaisse ». Diabolo restait sagement dans la voiture, car une fois, ou nous l’avions emmené avec nous, il avait tapé sa queue sur le mur près de nous et taché celui-ci de sang à notre désolation pour le restaurateur.

Nous prîmes contact avec notre futur propriétaire qui nous paru sympathique. Nous convînmes, lors de la visite de la maison que je ne connaissais pas, qu’il nous laisserait la maison la veille du jour de l’an. Pendant nos quinze jours à Yasmin nous fîmes des retraits d’euros réguliers pour les transformer en Dinars tunisiens, afin de payer loyer, caution et l’agence immobilière. Je me souviens avoir traînées, dans mon grand sac de l’époque, ces sommes d’argent que nous n’osions laisser dans le studio lorsque nous le quittions !...

Le jour de notre entrée dans les lieux arriva et nous organisâmes notre nouvelle vie, choisissant nos chambres  respectivement séparées, afin d’avoir le meilleur sommeil au maximum. Richard étant très agité la nuit et déambulant souvent et moi très calme étant réveillée par lui régulièrement.

Une salle d’eau avec douche, et une  suite au rez-de-chaussée pour les invités. Salon et salle à manger, toilettes, entrée, une grande cuisine où nous prenions nos petits déjeuners et repas du midi, le soir nous dînions dans la salle à manger en regardant la télévision.

Le jardin n’était pas grand, aussi le jeune gardien imposé par notre propriétaire, nous proposa de promener Diabolo le matin de bonne heure et lorsque nous le désirerions. Mohamed aimait les chiens et était très fier de le promener et de se faire photographier avec Diabolo ! Contrairement à beaucoup de Tunisiens qui ont peur des chiens, car nombre de ces pauvres bêtes sont errantes dans le pays, il chahutait avec plaisir avec Diabolo.

Richard était tout heureux de retrouver la joie d’une piscine à demeure comme à la Chesnaye. Il dut attendre le Printemps pour en profiter. Elle n’était pas grande, mais je pouvais en profiter aussi, les premiers mètres étant à ma taille !...

La voiture avait un abri situé devant la maison du gardien. Après avoir embauché ce dernier pour ranger le foutoire de briques er de dalles qui était devant la fenêtre de la cuisine, j’arrivais à faire un petit coin sympathique et fleuri, ainsi que partout ailleurs dans le jardin. Accrochant des pots en terre au mur pour mettre de la gaité à l’extérieur de la maison. Laquelle était bien meublée, mais d’un mobilier un peu austaire pour mon goût, du style « Scarlett O’hara ».

J’ai décrit notre entrée dans notre nouvelle habitation en empiétant un peu sur l’année 2012, je ne m’étendrai donc pas plus.

Grape vine 1

HAMMAMET - 2012/1

Dans les premiers jours de notre arrivée à Hammamet dans la maison de la rue Schras, nous allâmes faire enregistrer notre contrat de location à la Mairie du lieu avec Thomas. En nous quittant il nous indiqua où trouver le poste de police pour l’enregistrement des étrangers et savoir quels documents il fallait fournir pour l’établissement des cartes de séjour. Nous ne trouvâmes pas l’endroit et revînmes vers le quartier ou nous habitions.

En route Richard s’arrêta chez un commerçant, l’Epicerie Royale, pour acheter du whisky et quelques provisions. Il gara la BMW devant un café sur une placette, j’attendis son retour avec Diabolo qui regardait par la fenêtre. Un des hommes attablés se leva et vint vers la voiture, se pencha vers la portière du chien qui n’aboya pas. Le garçon s’écarta en souriant.

Nous reprîmes le chemin du retour et passant devant une pharmacie, Richard s’arrêta, me disant : « Je vais discuter avec le pharmacien pour payer au mois, les médicaments et autres fournitures que nous achèteront chez lui ». Dans l’attente, je vis soudain, la portière côté gauche à l’avant s’entre ouvrir et le temps d’un éclair un homme se saisit du sac de Richard que celui-ci n’avait pas pris avec lui. Le chien ne réagit pas et moi-même interdite par la rapidité de l’action ne pu rien faire, en me retournant, je vis une motocyclette qui démarrait à toute allure !... Quand Richard revint, il ne pu que constater le méfait, le pharmacien, lui conseilla d’aller tout de suite à la police pour déclarer le vol. Ce que nous fîmes, sans espoir de récupération, ni des 800 Dinars, ni des papiers (carte d'identité, passeport, permis de conduire) qu’il fallut refaire à l’Ambassade de Suisse à Tunis.

Nos débuts en Tunisie commençaient bien ! Notre gardien nous dit qu’il se doutait de qui avait fait le coup, mais comme il les connaissait certainement très bien il se garda de les dénoncer, malgré l’exhortation téléphonique de notre propriétaire à le faire.

Pendant que Richard donnait des informations sur les circonstances du vol, deux policiers m’emmenèrent dans "le panier à salade" pour que je leur indique sur place ce qui s’était passé. Sur le chemin ils se montrèrent curieux de savoir le montant de notre loyer, d’où nous venions, etc.

Nous avions été prévenus qu’il y avait souvent des vols en Tunisie, et nous eûmes l’occasion de nous en rendre compte sur le lieu même de notre habitation par la suite.

Le trois janvier nous avions reçu les quelques meubles, bibelots, tapisseries, tapis, vêtements et autres, faisant partie de notre déménagement, la télévision et l’ordinateur ayant voyagés avec nous dans la voiture. Nous aménageâmes tous ceci à notre goût. J’embauchais Mohamed pour les travaux déjà signalés au fond du jardin, sous les fenêtres de la cuisine et celle de la chambre d’invités.

La porte-fenêtre du salon était protégée, à l’origine, par une grille en croisillon ressemblant à la fermeture de certains magasins, pas jolie du tout par rapport aux grilles de toutes les autres fenêtres de la maison. De plus elle ne fermait plus. Richard déclara à notre propriétaire qu’il fallait la changer, qu’il se chargeait de faire le nécessaire ayant trouvé un ferronnier. Notre propriétaire accepta, mais lorsqu’il fallut nous rembourser, il se fit tirer l’oreille, disant qu’il y avait un gardien qui protégeait la maison et que nous aurions dû faire avec celle qui existait. Là commença le désaccord qui alla en s’amplifiant par la suite. Au final nous dûmes déduire du loyer cette intervention.

Si je fais le tour des inconvénients rencontrés dans cette maison, le principal fut le mauvais caractère de notre propriétaire en d’autres circonstances qui m’échappent aujourd’hui, mais qui à la longue, nous firent choisir de déménager. Les autres furent la difficulté de trouver une femme de ménage correcte tout au long de l’année, la maison représentant beaucoup d’entretien. Egalement le fait de vols successifs dont nous avions rapidement détectés les auteurs.

Richard, confiant, laissait son sac traîné sur un coffre qui était situé dans l’entrée près du vestiaire, et comme Mohamed passait de temps en temps dans la maison pour faire le nettoyage de la grande terrasse du toit qui était dans ses attributions, il disparut plusieurs fois des sommes de 100 à 200 Dinars dont nous n’avions aucune justification par les courses, tenant ma comptabilité à jour je savais à 100 millimes près s’il manquait quelque argent.

L’autre personne était la femme de ménage, et elle s’était 10 dinars par si, par là. Dans le premier cas nous en parlâmes à notre propriétaire en lui disant que nous nous passerions bien d’un gardien, mais il voulait le garder, c’est d’ailleurs lui qui le payait. Le dit gardien nous avait demandé de le payer directement car il se disait que ce serait en temps et en heures, ce qui n’était pas le cas avec son patron… Nous dûmes le garder, en faisant attention les vols cessèrent et comme il était bien gentil dans l’ensemble, sortait Diabolo et le gardait éventuellement, nous passâmes pour le reste, bien obligé d’ailleurs !

Quant à Najwa, notre ménagère, qui faisait un ménage impeccable, elle avait des excuses (si l’on peu dire) son mari étant sous dialyse et ne travaillait pas et elle désirait que son unique fille poursuive des études. Elle avait des diplômes de ménagère d’hôtel et quand vint l’été elle nous déclara qu’elle allait travailler dans l’hôtel qui l’employait toujours l’été, ce qu’elle s’était bien gardée de nous dire en janvier. Elle nous proposa de venir son jour de congé ou le soir après son travail. C’était courageux de sa part car elle habitait  aux environs de Nabeul et cela représentait un certain temps de transport.

Nous essayâmes de trouver une autre personne, mais celle qui se présenta voulait un salaire  à l’européenne et l’on nous déconseilla d’accepter. Au final nous nous arrangeâmes avec l’habituelle. Il faut dire que je souffrais de ma hanche opérée dès le mois de janvier 2012. Pendant les travaux à l’arrière de la maison, j’avais dû expliquer et montrer à Mohamed comment mettre en place les briques, plaques de marbre et de pierre, se faisant mon pied s’était coincé dans un trou invisible dans l’herbe et la douleur s’était répercutée dans la hanche commençant à modifier l’angle de la prothèse. Douleur qui ne fit qu’empirer avec les années. Ce qui explique que le ménage dans cette grande maison m’était d’autant plus pénible…

La maison était confortable, mais nous n’aimions pas tellement le mobilier sombre qui meublait une ambassade et que notre propriétaire avait récupérer en Belgique ou était son activité, nous avait-il dit.

Le bâtiment comportait une grande entrée avec une ouverture à droite, directement sur le salon et salle à manger attenants, auxquels l’on accédait par trois marches descendantes. Sur la gauche la montée d’escalier vers l’étage, les toilettes. Donnant sur le jardin, une chambre d’amis avec salle de bains et toilettes complètes. Face à l’entrée, une grande cuisine, très bien équipée, avec une table pouvant recevoir dix couverts, une porte donnant sur l’extérieur vers le jardin. Un local que le propriétaire se resservit pour garder quelques meubles et objets divers. A l’étage à droite une petite enclave avec fenêtre éclairant le pallier, comportant un meuble bibliothèque, une petite table et un grand fauteuil.

A droite encore une grande chambre avec lits jumeaux qui me servit de bureau. En face, donc à gauche de l’escalier, une salle d’eau avec douche et WC, et la pièce qui devint ma chambre dont la fenêtre donnait sur l’arrière de la maison, il y avait un petit balcon que je fleuris d’un Bougainvilliers qui existe encore où nous sommes actuellement. Face à l’escalier la suite parentale occupée par "le grand Yaka" de l'enfance de certains, laquelle comportait outre le lit et tables de nuit, un bureau, un canapé, des fauteuils, une télévision murale, des commodes, tableaux aux murs. De nombreux placards dont notre propriétaire s’en réserva un. Une salle d’eau et WC avec une douche ultra moderne, qui fonctionnait modérément bien !

Un escalier en colimaçon montait sur la grande terrasse d’où l’on voyait tout le voisinage.et sur laquelle était construit un petit studio dans lequel Richard plaça le tapis de marche.

Le jardin n’était pas très grand, mais je le fleuris au maximum, il y avait une petite pelouse, des arbres, des plantes diverses, une verrière fut posée par le propriétaire pour nous isoler de l’immeuble voisin lorsque nous étions dans la piscine ! Un passage vers la maison du gardien était recouvert d’un auvent pour garer la voiture.

Bien sur il y a des photos de tout cela, mais elles n’ont pas leur place ici, elles seront peut-être, bientôt sur mon autre site.

Au cours de cette année 2012 nous reçûmes quelques visiteurs, occasions de photos souvenirs d'êtres chers que nous reverrions si peu !…

En février venue du fils d'Isabelle et Jenny son amie du moment en voyage organisé en hôtel à Nabeul.

Mai, visite de Nathan, le second fils de Sylvie ma fille. Nathan et moi-même avons fait des visites locales de ruines puis Nathan a loué une voiture et visité Tunis et ses environs.

En juin Sylvie vint en Tunisie avec son ami Claude. Ils avaient choisi un voyage organisé, vol et hôtel et ne couchèrent donc pas à la maison. Je les accompagnai pour les traditionnelles visites dans Hammamet, Centre Culturel, musée, médina, ruines etc. Ils firent d’autres déplacements en car, proposés par l’hôtel situé dans la zone touristique d’Hammamet. Nos réunions familiales donnèrent lieu aux photos souvenirs. Claude était un charmant garçon qui était postier, ils envisageaient de vivre ensemble. L’avenir nous dirait la suite à en attendre.

En août ce fut Philippe et son épouse Dominique qui vinrent faire un séjour chez nous, ils louèrent un véhicule à l’aéroport de Tunis, ce qui leur donna toute liberté de partir dès le matin pour visiter les alentours plus ou moins éloignés. Nous nous retrouvions le soir pour un repas familial et bavarder un peu. Une amie de Dominique gardait leurs deux chiens en leur absence.

Ils m’offrirent une large écharpe dont je m’amusais en la drapant, plus ou moins bien, à la Tunisienne. Par la suite je la transformai en tunique.

En septembre pour mon anniversaire, j’obtins que nous allions déjeuner en faisant une ballade vers Tunis en passant par le Cap Bon. Le temps n’était pas très favorable malheureusement, mais la mer déchaînée était très belle sous un ciel gris déchiré de rayons blancs dorés. Nous nous arrêtâmes au hasard dans un restaurant dit « Des pêcheurs » à Haouaria. Repas de poisson dont le compagnon chaton, bénéficia de petits morceaux qu’il sembla fort apprécier.

Nous reprîmes la route, j’aurais bien aimé visiter Carthage, mais Richard ne se sentait pas le courage de circuler dans les ruines. Il me proposa Sidi-Bou-Saïd, où nous allâmes prendre un thé et un café, sans que nous le lui demandions le serveur nous mis des gâteaux sur la table, mais en payant nous comprîmes que ce n’était pas offert, très tunisien !... Il existe quelques photos de la vue très belle, mais bien embrumée hélas !

Je dis plus haut « j’obtins », car Richard durant notre séjour, se sentant vieillissant n’a pas voulu visiter la Tunisie !...

Vers la fin de l'année il s'avéra que quelques travaux seraient nécessaires, des fuites d'eaux dans certaines pièces et notamment dans l'escalier, requéraient toute l'attention. En ayant parlé au téléphone à notre propriétaire plusieurs fois, il se faisait silencieux. Voyant notre mécontentement et notre désir de récupérer certains des placards du dressing de la suite de Richard et aussi la pièce fermée près de la cuisine, il devint désagréable. Nous lui posâmes  la question, voulez-vous que nous quittions la maison ou nous engageons-nous pour un bail à plus long terme ? Sa réponse n'étant pas nette Richard demanda à Thomas s'il n'avait pas connaissance d'une maison qui nous conviendrait. Ce dernier nous assura qu'il en avait une sous la main, sur la colline d'Hammamet Nord, avec une vue sur la mer, la verdure et le ciel, avec une grande piscine, un jardin plus grand. Il nous engagea à la visiter en nous disant qu'il avait repreneur tout de suite pour celle où nous habitions actuellement mais qu'il faudrait déménager rapidement bien que la maison sur la colline ait encore quelques finissions à prévoir, car les personnes intéressées par celle de la rue Schras voulaient emménagées début février.

La maison sur la colline nous plut et nous décidâmes du changement dans les délais convenus. C'est ainsi que le prochain chapitre sera dans notre nouvelle maison.

Grape vine 1

Suite

Eyes3 mic 2

Table des matières

I Haut de page – Chapitre X – Extrait XXIII I

Grape vine 1

Copyright by Micheline Schneider – CHAPITRE X - Extrait XXIII - CLARENS 2011/2- 2012/1

 "La première et merveilleuse histoire d’Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine" 

 

 

Date de dernière mise à jour : 05/07/2020