Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

CHAPITRE IX - Les ténèbres s’illuminent – 1987-1988-(14-02)- 1994

Extrait V – Une autre approche du divin - Perte de notre Vanessa –

Il se passera trois ans et demi -Tout en allant vers un nouveau destin

Grape vine

Comme je l'ai expliqué en commençant à narrer l'année 1990, 1988 et 1989 furent des années fastes dans notre activité, mais en 1989 une vieille loi ressortie des oubliettes vint mettre à mal notre profession. Alors 1990 vit le début de notre déclin lequel s'acheva inexorablement en 1991.

Une autre approche du divin

Cependant dans cette période, pour approcher de plus près la foi, dans laquelle CELUI QUI EST LA VIE m'avait fait naître, je m'inscrivis le 20 octobre 1990 pour deux années de formation diocésaine au grand séminaire de Blois. Ces journées d'enseignements et de recherches par petits, puis grands groupes avaient lieu un samedi par mois de neuf heures à dix sept heures. Il était nécessaire de former également une équipe locale de référence, afin de préparer nos réflexions. Ces échanges étaient très enrichissants et permettaient une fraternité qui mettait du baume au cœur, et que j'appréciais particulièrement dans ces moments si difficiles que nous traversions. Au cours de ces journées de travail à Blois, je constatais que beaucoup d'entre nous étaient là pour fortifier leur foi et comprendre où l'Eglise catholique nous menait et que cela ne nous satisfaisait pas toujours ! Je dois dire que si ces moments de fraternité m'étaient précieux, je ne pouvais que constater les différences avec ce que je recevais et "je me désolais de ne pouvoir communiquer dans ce domaine sans risquer l'incompréhension totale de la part, ne serait-ce que, de l'équipe dont je faisais partie."

Je repris les cours bibliques donnés chaque semaine par le même exégète que précédemment. C'est également dans cette même période que  j'entrepris la lecture des dix tomes de la collection des "Grandes Religions du Monde ". Comme de 1980 à 1983, je me réveillais presque chaque nuit vers quatre heures du matin et lisais et annotais pendant une heure ou plus, puis je me recouchais et me rendormais jusqu'à la sonnerie de mon réveil à six heures quarante cinq. Pour moi le Seigneur mit le doigt sur les différences qui pour Lui n'existaient pas en réalité, m'apprit l'ouverture vers l'autre.

Je tissais des liens en 1991 avec le groupe Galactéus, nos voisins récemment installés au Château de Jaugy. Je fis la connaissance de Mila qui avait à peu près mon âge ; c'est par elle et par Yaël qui faisait partie du même groupe et qui vint travailler au secrétariat de notre société que je fis une approche différence de la Foi.

Grape vine

Perte de notre Vanessa

Je reviens au début de l'année 1991. Sylvie n'ayant pas été des nôtres pendant la période des fêtes, je me rendis dès que possible chez elle pour voir toute cette petite famille et apporter les cadeaux. Sylvie, à cette occasion, me remit quelques photos faites à Noël avec les garçons, et j’en fis moi-même. Le petit Noé c'était bien arrondi, nous jouâmes à des jeux avec Romain et Nathan, les heures passèrent trop vite...

Dans la première quinzaine de janvier, Richard se rendit comme chaque semaine à une soirée rotarienne et moi à une réunion chez un membre du groupe de Blois. Repas chaleureux, discutions, travail sur un texte, tout cela était fort intéressant et se terminait tardivement. Ce soir là, nos deux chiennes, en attente de notre retour, étaient aux aguets et selon leurs habitudes, se précipitaient sur l'escalier montant au pigeonnier, imaginant qu'ainsi elles nous verraient arriver plus vite. Malheureusement, Dadjah, au corps plus dense que sa mère, bouscula cette dernière qui chuta de l'escalier. Vanessa boitait lorsque j'ouvris la porte pour les laisser faire leurs besoins pour la nuit, et je me promis d'aller chez le vétérinaire le lendemain si cela persistait. Ce que je fis, le vétérinaire lui fit une piqûre pour la soulager, mais ne nota rien d'autre d'anormal. Cependant, elle se comportait comme un être en souffrance et n'avait plus d'appétit, ses beaux yeux d'or semblaient me supplier de lui venir en aide et je ne savais que faire.

Maman et Bruno arrivèrent le samedi pour passer la fin de semaine avec nous. Le dimanche lorsque je descendis pour ouvrir la porte aux chiennes comme tous les matins, je trouvais Vanessa couchée devant la porte du liquide sortant de ses entrailles. Je la touchais, elle ne bougeait pas, elle était morte et je n'en comprenais pas la raison. Bruno qui dormait dans la chambre du pigeonnier fut réveillé par mon cri et mes larmes. Il vint pour me consoler. Nous appelâmes Richard, puis maman descendit également, nous étions atterrés de la soudaineté de ce décès le 10 janvier, que rien ne laissait prévoir, elle ne boitait presque plus, seul son regard douloureux nous intriguait, le vétérinaire n'ayant rien décelé. Il avait neigé, Richard décida de la mettre à l'extérieur et appela un de ses amis rotarien vétérinaire, qui accepta une autopsie dans la matinée.

Richard partit avec Vanessa et courageusement assista à l'ouverture de chienne. La découverte, de la rate éclatée dans sa chute, expliqua les causes de son décès rapide. Les Weimar sont fragiles dans ce domaine, les Braques en général le sont tous. Jux avait eu le même problème lorsqu'il avait avalé le chiffon enduit de graisse de poulet à l'élevage. Nous étions très tristes de la séparation de notre petite Vanessa et nous en voulions beaucoup à l'impétueuse Dadjah. Cela continuait la série de problèmes déjà en cours et qui allaient aller en s'aggravant dans les prochains mois.

Grape vine

Il se passera trois ans et demi

Le 14 février 1991 étant pour moi un anniversaire important, je décidais de rencontrer, grâce à Mila, l'animateur spirituel de ce groupe appelé IO et qui n'était autre que J.-P. Appel Guéry. Je désirais lui poser quelques questions. J'aurais aimé le rencontrer seul pour lui parler de ce qu'il ignorait peut-être. Je ne le pus car il avait l'habitude de se faire entourer pour atténuer les vibrations énergétiques et perturbantes que j'aurais pu lui apporter. Ce fut lui qui m'entretint longuement dans un langage abstrait dont je détiens le texte enregistré par Mila, ce qui me fus bien utile pour essayer de le comprendre. Quatre autres femmes m'entouraient, qui me dirent : "Ce langage est obscur, mais l'on s'y habitue et petit à petit la compréhension vient !"

J'écoutais sagement, mais je sentais que je ne pouvais lui faire part de mes propres connaissances et de ma mission qui était l'écriture de la "Sixième Révélation". Je dirais même que sa présence me rendait mal à l'aise et c'est en toute conscience de nos différences que je lui dis que je ne pouvais m'engager par rapport à la voie qui était la sienne. Il parut déçu et un peu irrité d'avoir été dérangé pour rien ! Il me dit :

- "Maintenant il se passera trois ans et demie avant qu'une semblable occasion ne se représente pour vous de répondre, oui, à votre père spirituel cosmique. "

Cette rencontre n'avait pas été concluante, cependant pour mieux comprendre son langage et son but, j'échangeais avec Mila et lus "Transmission Galactéus". La lecture de ces écrits était, dans les grandes lignes, et à quelques exceptions près, conforme à ma perception et en m'habituant à son mode d'expression je le trouvais plus sympathique. Pour donner un aperçu de son enseignement, il suffit de lire le site des "Etres de Lumière", il est similaire comme concepts, en plus les vaisseaux spatiaux prenaient un sens technique très futuriste en 1991. Pour ma part, il y avait une certaine complexité à laquelle je n'accédais pas et n'en ressentais pas le besoin. Par la lecture d'un livre que me confia Mila, j'eus une approche de l'Initiation, c'était comme si la Shekhina me murmurait à l'oreille pour m'instruire, la lecture de ce texte m'a enrichi en me confirmant certaines des connaissances déjà reçues.

J'ai constaté tout au long de ma vie que chaque fois que je progressais dans la connaissance spirituelle, des épreuves m'étaient envoyées pour tester ma foi. Après ma rencontre avec "l'Œuvre du père Pierre Teilhard de Chardin", il y eut la perte de notre outil de travail : un élevage de poulets. A la suite de ma prise de conscience de la Présence divine en moi-même : mon mari me refusa l'enfant que je désirais de lui. L'enseignement de 1990 : la liquidation judiciaire de notre Société dont j'étais gérante. L'approfondissement de mes contacts avec le groupe Galactéus : le décès de notre chienne, puis la liquidation judiciaire de la société que nous avions montée pour essayer de sauver la première, et enfin notre exil en Suisse.

Img42

 

Certes les épreuves ne faisaient que commencer pour le véhicule terrestre de la Shekhina que j’étais ! Elles s'effectueraient dans un cadre magnifique et cela atténuerait un peu la tristesse de l'éloignement d'avec les enfants et petits-enfants… En réalité la Shekhina avait besoin que son émanation physique soit libre et sa pensée disponible et l'épreuve débutait par la séparation d'avec les miens. Il lui fallait constater que je tenais bon devant l'adversité pour lever le voile encore un peu plus haut et que je perde mon libre arbitre pour m'identifier à elle-même, que mon esprit devienne son esprit et porta son nom.

Retour : CHAPITRE XI - Extrait I

Grape vine

Tout en allant vers un nouveau destin

Les commerciaux engagés par Euroland ne firent pas merveille pour la saison de fin d'année 1990 pour les raisons que j'ai déjà expliquées, les banquiers avaient mis trop de temps à donner le feu vert pour la fabrication du stock de foie gras d'oies. Ils continuèrent la prospection au premier trimestre 1991, mais sans résultat permettant la survie de l'entreprise, qui vivota ainsi quelques temps. En attendant de prendre les décisions qui allaient s'imposer avant le 1er août 1991, nous accueillîmes en mai, juin, juillet, nos enfants et petits-enfants conscients que ces moments de bonheur auraient très bientôt une fin. Philippe passa quelques jours chez Sylvie avant de venir à La Chesnaye avec ses enfants

Tout étant perdu pour nous et sans autre ressource, pour un temps, que le chômage que je percevais, nous décidâmes de chercher un acheteur potentiel de la propriété de onze hectares et des bois situés au delà de la route de Gièvres et du chemin campagnard sur laquelle donnait l'entrée du parc. Eric, le fils aîné de mon mari vivait en Suisse depuis trois ans déjà et il nous assurait que nous y trouverions du travail ! 

J'interrogeais nos voisins de Jaugy pour savoir s'ils avaient de l'intérêt pour notre propriété ? "Ils vinrent accompagner leur maître, par petits groupes d'âmes protectrices," firent des photos, mais aucune suite ne fut donnée.

Ayant mis des annonces dans un journal immobilier, un acheteur se présenta enfin, intéressé par le tout, mais ceci n'était que pour donner des fonds au syndic pour gérer la liquidation judiciaire. Nous n'avions, hélas, plus rien à espérer récupérer, à part la vente de nos meubles anciens et ceux rustiques récents et quelques tapis. Après bien des démarches désespérantes, je parvins à contacter une antiquaire qui montait son fond de commerce et était contente de trouver un ensemble de meubles. Elle ne massacra pas les prix proposés comme l'avaient fait tous ses autres confrères. L’argent que nous optâmes de ce demi bradage devint notre seul pécule avec l'argent retiré d'autres meubles vendus aux acheteurs de la maison. Que de crève-cœur, sur le moment, d'abandonner ainsi les années de labeur que représentait chaque pièce achetée avec joie, soins et amour !... Un certains nombre de tapis qui furent achetés par l'acquéreur de la maison, ainsi que quelques meubles.

Forts de l'espérance que nous donnait Eric, nous décidâmes de faire un court séjour en Suisse pour trouver un logement. Nous cherchâmes à nous loger dans le Canton de Vaud  où résidait notre fils. Nous fûmes accueillis par Christine, Eric et leurs enfants. Eric connaissant bien les goûts de son père dénicha ce qu'il recherchait et nous trouvâmes agréable l'appartement en duplex, construit par et pour le promoteur de l'ensemble de petits immeubles et maisons individuelles qui formaient ce lotissement situé à Etoy. La vue du balcon du salon et de la salle à manger donnait sur le lac et les montagnes au loin et des arbres et pelouse en contre bas. Du salon un l'escalier montait à la mezzanine, un grand miroir au fond du salon agrandissait la pièce, une cheminée sympa était située entre le salon et la salle-à-manger.

Il y avait deux chambres, une salle de bains, un jacousy, une douche, deux WC, et à l'étage une chambre avec salle d'eau, douche, WC et un coin grenier. Au sous-sol une très grande cave (parce que celle du propriétaire) et un local laverie et séchage commun, un garage.

Le locataire actuel avait loué cet appartement jusqu'à fin décembre, mais sa situation l'obligeait à quitter la région, il avait commencé à déménager une partie de ses meubles et s'apprêtait à retirer le reste dans les prochains jours. Nous signâmes le bail à loyer (comme l'on dit en Suisse) et rentrâmes à La Chesnaye un peu moins tristes, sachant que nous pouvions tirer un bon parti de ce logement, avec les meubles qui nous restaient.

Grape vine

Au retour Sophie vint passer quelques jours avec Tom. Nous allâmes visiter Sylvie et ses enfants à Saint-Germain-en-Laye. Pour un AU REVOIR... Je fis la tournée de photos souvenir avec maman, laquelle était triste de nous voir dans l'obligation de partir, car elle était très souvent à la maison. Il est vrai que lorsque nous avions cherché pour elle cette maison de retraite, située à Montrichard, nous ne pensions pas un instant ne plus être présents pour nous occuper d'elle. Jacqueline et Jacques étaient souvent dans le midi, ils venaient la visiter lorsqu'ils étaient en région parisienne.

Dans la situation où nous nous trouvions nous n'envisagions pas de prendre Dadjah avec nous, les personnes qui nous avaient achetées Daisy furent enchantées lorsque nous leur proposâmes de la leur donner, ainsi elle serait avec sa sœur et il y aurait des enfants autour d'elle. Nous leur proposâmes, mais cette fois moyennant finances très raisonnables, notre salon cachemire, ce qu'ils acceptèrent car ils habitaient dans une ancienne école et avaient beaucoup de place à meubler.

Maman nous prit en photos, dernier souvenir de notre séjour dans cette demeure où nous eûmes beaucoup de bonheur en y accueillant enfants, petits-enfants et famille. Des soucis les deux dernières années, et je dois dire que durant les sept années vécues à La Chesnaye, les jours où j'ai fait de la chaise longue se comptent sur les doigts de la main !... Levée à six heures quarante-cinq tous les matins, sortir les chiens, les nourrir, préparer le petit-déjeuner, planifier le travail de notre employée de maison, bureau à neuf heures. Certains jours les courses à Romorantin le matin seule, le samedi matin avec Richard. Cuisiner cela va de soi. Bureau jusqu'à dix-huit heures. Un mercredi sur deux, visite chez Sylvie à Saint-Germain-en-Laye. Les réunions d'APCI puis celles à Blois la dernière année. Sans compter les soirées rotariennes avec femmes. Et puis presque chaque fin de semaine, des invités, souvent en les logeant. Donc plus de courses aux beaux jours. Mais nous étions heureux de tout cela...

Patrick, mon neveu s'occupait de gérer des déménagements et nous eûmes recours à lui pour mettre en place le nôtre. Beaucoup de meubles partis, ceux qui restaient, mais malgré tout, un gros camion qu'il fallut recharger pour réussir à tout caser. Notamment, je voulais emporter mes plantes et j'avais dû demander un accord pour ces dernières à la mairie, nécessaire pour traverser la frontière Suisse, en allant signaler notre prochain départ le 1er août.

Quelques objets tels que chenets, pot à soupe ancien, décor de cheminée, le lave-linge, de la literie pour Philippe, une belle armoire de toilette, tout ceci fut dispersé dans la famille... Philippe nous racheta la Polo sport qui était à mon nom et c'est avec cette voiture que nous partîmes vers l'Helvétie. Mon fils, qui traversait lui-même une période critique, son épouse venant de le quitter, nous assista dans ce déménagement. Nous nous soutenions réciproquement moralement. Nous arrivâmes le jour de la fête nationale qui était le sept centième anniversaire de la Confédération dans le Pays d'origine de mon mari. Cela augurait-il un avenir plus prometteur !...

Grape vine

Suite

Eyes3 mic 

Table des matières

I - Haut de page - Chapitre IX - Extrait V - I

Grape vine

Copyright by Micheline Schneider - Chapitre IX – Extrait V – Une autre approche du divin - Perte de notre Vanessa –Il se passera trois ans et demi -Tout en allant vers un nouveau destin.

 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine "

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 07/07/2020