Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

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CHAPITRE IX – Les ténèbres s’illuminent – 1987-1988-(14-02)- 1994

Extrait IV – Conséquences en vue – L’année 1990 va son cour et à sa fin -

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Conséquences en vue

Richard constitua en 1989 un stock important de foie gras d'oie, cette matière première brute ayant manquée considérablement l'année précédente, il désirait être l'un des premiers sur le marché à pouvoir fournir en temps voulu. De plus nos fournisseurs exigeaient des cotas importants pour nous livrer. A la suite d'une sombre histoire arrivée dans le Sud Ouest, le service des fraudes ressortit une vieille Loi interdisant l'incorporation qui se faisait traditionnellement depuis des années, du foie d'oie dans la fabrication du foie de canard pour le rendre plus moelleux.

Le stock très conséquent et les capitaux qu'il représentait se trouvèrent bloqués. Nous dûmes warranter nos stocks auprès des banques. De ce fait la seule issue, devenait bel et bien la fabrication. Pour se faire il nous fallait l'aide de nos banquiers qui tardèrent à donner un feu vert plus que nécessaire et nous firent endosser à leur nom les warrants respectifs enregistrés chez eux et représentant ces stocks afin de se les approprier et de ne pas tout perdre. Le retard décisionnaire des banquiers, apporté à la mise en place du processus de fabrication et de commercialisation, fit que les produits arrivèrent avec du retard sur le marché de fin d'année, morose et surchargé par la concurrence déjà en place depuis longtemps.

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L’année 1990 va son cour et à sa fin

Cependant avant d'en arriver aux conséquences que ce qui précède entraînait, la vie continuait à La Chesnaye et autour de nous, notamment la naissance en janvier du deuxième petit-fils de ma sœur, le petit Antoine B...

Depuis plusieurs mois déjà, notre pauvre Nelson perdait du poids, tout en gardant cependant un fort bon appétit. Nous lui donnions des médicaments prescrits par le vétérinaire qui avançait plus ou moins un cancer... Dans le courant du premier trimestre 1990, nous nous posâmes la question d'acharnement thérapeutique, le vétérinaire nous avoua qu'il n'y avait plus grand chose à espérer et qu'il risquait de finir en souffrant. Nous décidâmes le coeur gros de le laisser partir avant la souffrance. Je l'emmenai courageusement chez le vétérinaire en lui faisant un gros câlin pendant que ce dernier officiait. J'avais du mal à retenir mes larmes en demandant au vétérinaire ce qui se passerait ensuite... J'avais laissé ma voiture sur le parking du restaurant de nos amis B…, comme souvent lorsque nous faisions nos courses le samedi. Là c'était en semaine et je rencontrais Alain auquel j'expliquais la démarche que je venais de faire. Il comprit en regardant mes yeux remplis de larmes qu'il ne valait mieux ne pas insister et m'embrassa gentiment pour me consoler.

En mars j’allais admirer mes petits enfants déguiser en clowns chez Sylvie, et fêter l’anniversaire de Romain cinq ans.

Pour Pâques Philippe nous annonça qu'il viendrait avec ses enfants. Leur couple avait pris la décision de se séparer, Véronique ayant trouvé une autre âme sœur sur les lieux de son travail, désirait divorcer. Pour cette période de vacances Philippe avait la garde des petits et c'était plus simple pour lui de venir à La Chesnaye où il ne serait pas seul pour s'en occuper, et surtout plus gai pour lui en famille. Sylvie et sa famille vint aussi nous rejoindre pour ce week-end Pascal. Ainsi que maman fut heureuse de retrouver ses petits et arrières- petits enfants. Isabelle et la sienne vinrent nous rejoindre également.

Lorsque les beaux jours arrivaient et que j'avais jardiné pour mettre en place les fleurs pour l'été, je ne résistais pas à faire un petit tour de maison pour en garder un souvenir fleuri... Devant le Pigeonnier des rosiers Madame Maillant, dans la cour devant le coin repas journalier des géraniums en pots de terre, devant la maison principale une bordure de petites fleurs, toutes les fenêtres ornées de géraniums roses, du chèvrefeuille et des géraniums pour la maison d'archives et outils de jardin, des pétunias roses et blancs pour le patio.

Le 31 mai nous fêtâmes l’anniversaire de Cécile 7 ans. Celui de Richard le 7 juin, 56 ans, en compagnie de Sophie, Renaud et Tom. Cette fin de semaine-là Sophie nous annonça que Renaud avait passé des tests et que la menace du Sida planait sur leur couple. Décidément cette année 1990 s'annonçait mal sur beaucoup de plans, car dans notre domaine d'activité cela s'amoncelait pour être difficile dans les mois à venir.

Je continuais mes voyages vers la capitale et Saint-Germain-en-Laye pour aller voir Sylvie et les petits dont le cercle allait bientôt s'agrandir.

Lorsque nous avions réceptionné notre nouveau salon commandé à Strasbourg, courant novembre 1989, nous avions déposé l'ancien dans la pièce qui fut notre bureau tant que l'agrandissement de la maison ne fut pas terminé. Je pense que c'est dans le courant du premier semestre de l'année 1990 que je décidai de compléter cette pièce pour en faire mon bureau personnel. Je fis faire et poser les doubles rideaux fleuris et habillai les portes de notre placard fabriqué à l'origine pour la chambre orange du Mousseau. Je récupérai la chaise assortie au canapé et fauteuils ainsi que le bureau que j'aimais tant. La petite armoire bretonne compléta ce coin privilégié. Il faut dire que Richard c'était fait un très beau bureau avec cheminée et bien meublé.

En juillet Marie-José et son mari-vinrent passer un week-end accompagnés de Nathalie et de son futur.

Courant juillet Caroline et Jacky invitèrent la famille au restaurant pour fêter les anniversaires de Christopher 18 ans et d'elle-même 42 ans. Je pris quelques clichés et là je pouvais constater sur le visage de Richard les soucis qui préfiguraient notre avenir plus ou moins proche, et ses deux sœurs s'inquiétant de l'air anxieux de leur grand frère.

En juillet Isabelle, Sylvie et leur famille vinrent nous rejoindre, et nous eûmes ainsi la joie de profiter de tous nos petits enfants. D’autant qu’en août, ce fut au  tour de Philippe de venir en vacances avec ses deux enfants. J'étais ravie de profiter un peu de ces petits-enfants que je ne voyais qu'épisodiquement.

En août également, Eric quittant la Suisse pour passer quelques jours de vacances en France était venu nous voir en famille. Le 25 Août nous fêtâmes l’anniversaire de Pacôme. Le 27 celui de maman, ainsi les années s’égrainaient pour petits et grands.

Le 4 septembre naissait Noé et je photographiais une belle famille au complet. Ce même mois, celle de Caroline aimant la journée Rotarienne était des nôtres, ainsi que Marie-José et les siens. Pour faire rentrer de l'argent pour ses bonnes œuvres certains Rotariens conduisaient leur voiture ancienne pour promener les invités à la journée - Il y avait diverses attractions et tombola comme celle où Jacky avait gagné un petit porcelet rose l’année précédente.

Un autre week-end de septembre visite d'Irène avec Hugues et Corinne. Le 25 septembre j’allais chez Sylvie pour son anniversaire et voir l'évolution des trois garçons. Le 27 septembre mon anniversaire fut souhaité entre maman et Richard. 

Nous déposâmes notre bilan le 26 octobre 1990. Richard, songea à faire fabriquer et commercialiser les foies gras au nom de la Société Euroland jusque là en sommeil  et cette fois aux noms et par les banquiers eux-mêmes. De nouveau les décisions se prirent avec lenteur, les remboursements de frais avancés avec retard, et cette petite société due également déposer son bilan en 1991. Nous avions tout perdu pour la troisième fois...

Du 27 octobre 1990 au début février 1991, j'assumais la liquidation comptable de la Société Copa, dont j'étais la gérante, sur ordre du Syndic. Dans le même temps j'assurais la mise en place de la comptabilité de la Société Euroland en attendant l'embauche d'un comptable, car je ne désirais pas continuer mon activité.

A mi novembre 1990, je fis la connaissance de nos voisins récemment installés au château de Jaugy. Le contact avec ce groupe aux perceptions nouvelles pour moi, acheva le cycle de mon retour à la mémoire ancestrale et primordiale enfouit au plus profond de chacun d'entre nous. Ainsi ils étayaient mes connaissances et les confirmaient.

Au coeur de la tourmente nous projetâmes cependant une grande réunion pour la fin d'année avec tous les membres possibles de la famille, cependant Sylvie préféra ne pas se déplacer avec son bébé de quatre mois. C'était comme si nous sentions que ce serait la dernière fois de notre vie !...

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 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine"

Date de dernière mise à jour : 03/06/2020