Quatrième partie L'Amour - 1981 - 1994

Eyes3 mic

CHAPITRE IX – Les ténèbres s’illuminent – 1987-1988-(14-02)- 1994

Extrait - II - Voyage en Egypte - Bébés chiens en perspective - Travaux d’embellissement - Naissance des chiots -

La vie continue et les naissances aussi !

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Voyage en Egypte

Le mois de mars arriva ainsi que le voyage prévu en Egypte. Comme je l'ai dit plus haut, Richard avait renoncé à ce voyage, préférant laisser la cicatrisation de la fistule opérée se faire sans à coup. Je partis donc à Paris rejoindre ma sœur, mon beau-frère, ma nièce et leurs amis le matin du départ. Le groupe était sympathique, formé pour une partie d'amis de Denise cousine de mon beau-frère et d'autres personnes travaillant au ministère des statistiques nationales comme Denise.

J’ai volontairement omis de mettre les nombreuses photos faites durant ce voyage pour des raisons faciles à imaginer.

Nous fîmes un vol de nuit, sommeillant légèrement et espérant quelques heures de repos à l'arrivée au Caire. Il n'en fut rien, aucun hôtel n'était prévu bien que de très bon matin. Seul nous fut servi un petit déjeuner qui traîna un peu, le temps qu'arrive notre guide et interprète. Cette dernière, une jeune étudiante agréable à regarder, intelligente et érudite, nous donna toutes satisfactions durant notre séjour. Du même âge que Dominique, ma nièce et son amie Annick qui était également du voyage, elles sympathisèrent et bavardèrent beaucoup ensemble, se promettant de correspondre, se qu'elles ne firent sans doute jamais !... Mais la visite de Luxor commençait dès cette collation absorbée.

D'un coup d'aile un avion nous mena du Caire aux abords de Luxor dont nous commençâmes gaillardement la visite dès le soleil levant. Déjà chaud celui-ci enrobait les vielles pierres d'une coulée d'or dont l'intensité allait en croissant, s'infiltrant dans les parties plus sombres où nous étions contents de trouver un peu d'ombre.

Après le repas de midi pris à l’hôtel où nous coucherions le soir même, et un court repos d’une heure, nous entamâmes sans faiblir la visite de Karnak sous les rayons embrasés du soleil de l’après midi.

Comme tous les touristes nous visitâmes, un peu trop rapidement à mon goût, un petit village de la vallée des artisans située près de la vallée des rois. A la suite de l’exploration de cette dernière, j’achetai deux statuettes du dieu Horus pour en faire des presses livres.

Dans les jours qui suivirent, aux colosses de Memnon succédèrent, dans le désordre peut-être, un passage au temple d’Hatshepsout, puis à Dendérah, tout ceci dans un autocar aux sièges mal rembourrés qui me firent ne pas regretter l’absence de Richard, le pauvre n’aurait pas supporté la maltraitance que durent subir nos postérieurs sur les routes caillouteuses et cahoteuses. Ce jour-là quelques-uns eurent le courage de se promener à dos d’âne. D’autres, comme moi-même, firent des emplettes, tels : un sac de grosse toile rustique ornée de personnages égyptiens aux couleurs vives, ainsi qu’un autre en toile plus fine noire et décoré de personnages haute époque dorés.

Nous admirâmes des poteries d’argile dans un village Copte, ainsi que le travail des femmes préparant les galettes et leur cuisson dans un curieux four en terre, l’exécution de tapis par un vieil homme et sa femme Plus loin les petits enfants d’une école enfilaient des perles minuscules qui formaient des colliers tels ceux que nous trouvions sur les marchés. Je choisis les personnages en argile rouge d’une crèche version Copte comme souvenir de ce lieu attachant.

Remontant le Nil sur un bateau durant deux ou trois jours, nous profitâmes d’admirables couchers de soleil et de la beauté des rives luxuriantes entretenues par des canaux d’irrigation fonctionnant encore avec des systèmes à godets antiques. Après la visite du temple du Dieu Khnoum à Esna nous flânâmes dans les rues commerçantes de cette petite ville, achetant des costumes locaux pour la Fête prévue le soir sur le bateau. Le même jour, le temple d’Horus à Edfou nous accueillit tous excités de nos précédentes emplettes.

Cette fête nous vit costumées et portant le voile pour les femmes, les hommes ressemblant tous plus où moins à des scheiks arabes. Nous nous maquillâmes en accentuant le Kohl et Dominique assez typée fut plébiscité pour le rôle de mariée dans la piécette qui nous fut contée au cours de la soirée, nous instruisant des coutumes locales, nous donnant une idée d’un mariage Egyptien pour les touristes que nous étions ! Notre interprète exécuta une danse du ventre mais cela dans un style distingué et juste lorsque nous ne fûmes qu'entre femmes et en petit comité.

C'est à Edfou que notre guide nous expliqua que les femmes égyptiennes employaient l'ail,  autrefois, pour les désinfections vaginales ce qui nous avait fait sourire et murmurer !...

D'Assouan, après en avoir découvert le vertigineux barrage, nous prîmes les airs en petit comité pour nous rendre à Abou Simbel. L'aspect de l'avion n'inspirait pas mon beau-frère et Guy son ami et cousin, lesquels préférèrent visiter la ville et nous laisser prendre les risques du survole du désert dans le fameux coucou ! Cela valait  la peine car ce temple de Ramsès II déplacé pour la construction de barrage d'Assouan était d'une grande beauté.

Une petite anecdote au passage, laquelle devait se répéter pour chaque fournée de touristes sans doute. Achetant des tabliers à motifs locaux, je fus interpellée par un bédouin qui me proposa le mariage contre sept chameaux ! Je le remerciais en riant. Quelques-unes d'entre nous relatèrent semblable aventure.

Je me souviens, un peu pèle mêle, d'avoir visité Abydos, Kom Ombo, Memphis et Thèbes, Philae, toutes ces merveilles maintes fois si bien expliquées que je ne me risquerais pas à le faire à mon tour. Toutefois, je pourrais vanter les mérites de deux sons et lumières, l'un à Karnak l'autre à Philae, qui mêlaient la poésie, l'histoire et les légendes sous la voûte étoilée des cieux et aux lumières hésitantes des flambeaux, accompagnés de musiques appropriées.

Au retour sur le bateau, nous prîmes un apéritif général d’adieu dont nous ne savions avec quoi les glaçons étaient fabriqués, ce qui est fort dangereux en Egypte où l’on a intérêt à contrôler que les bouteilles d’eau portent toujours leur capsule d’origine intacte lorsque l’on nous sert. Le lendemain nous devions faire une promenade en felouque sur le Nil avant de prendre le train qui nous ramènerait en dix heures au Caire, dernière étape de notre parcours. Je ne la fis pas terrassée par une turista à laquelle j’avais échappé jusqu’ici. Les glaçons du coquetel de la veille avaient fait leur effet ! Notre gentille guide me prêta l’hospitalité de sa cabine, étant entre deux étapes nous n’avions plus de chambre sur le bateau, celui-ci se préparant à recevoir ses nouveaux passagers redescendant le Nil.

L'après-midi et la nuit furent des plus pénibles. Les banquettes du train très vétuste étaient rembourrées en noyaux de pèche et les toilettes, que je dus visiter à maintes reprises pour évacuer tant par le haut que par le bas, étaient saturées d'une odeur fétide. Je n'étais pas la seule dans cet état !

Arrivés au Caire une matinée de repos était prévue suivie de la visite du musée du Caire. Je n'aurais pas voulu rater cela pour rien au monde. Heureusement une tisane administrée, faite avec des herbes spéciales touristes et je suppose de l'eau correcte, me remis sur pieds et je pus profiter du plaisir d'admirer toutes les merveilles qui s'entassaient précieusement  dans les murs du musée. Nous avions perdu notre charmante guide et interprète et cela nous fit bien défaut car le garçon qui nous pilota n'était pas très intéressant et nous le comprenions difficilement. Je crois me rappeler que Jacqueline pris le relais de la turista et ne pu faire cette visite.

L'après-midi nous vit admirer le Sphinx et les pyramides de Gizeh. Ma sœur et quelques personnes du groupe montèrent courageusement à dos de chameau pour un petit parcours désertique et chaotique. Nous fûmes gratifiés le soir d'un "sons et lumières" situé devant le Sphinx avec les Pyramides de Chéops, Chéphren et Myrérinos se profilant sur un magnifique ciel étoilé. Un orchestre accompagnait les récits narrant la construction des monuments historiques et les faits des grands pharaons. Nous vîmes passer un des nombreux satellites qui entourent notre planète à défaut d'étoile filante.

Un rapide passage à Memphis pour voir le colosse. Une ballade à la nécropole de Saqqarah, la plus grande d’Egypte avec huit kilomètres d’étendue, terminait notre périple dans ce beau pays. Nous étions gorgés de bas relief et de beaux souvenirs. Nous les concrétisâmes par l’achat de papyrus peints, lesquels miens trônent encore pour certains sur le mur de notre maison.

Au départ du Caire pour gagner l'avion ma valise resta coincée dans l'autocar qui nous menait à l'aéroport et il fut moins une que je parte sans elle. Ce retard me valut une fouille en règle, heureusement sans risque mais le départ était éminent et le groupe s'inquiétait… Au retour mon passe port Suisse me valut aussi une longue attente à Roissy parmi les étrangers de toutes nationalités entrant en France et Dominique dut m'attendre en faisant le va et vient de l'une aux autres pour que je ne sois pas séparée du groupe.

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Bébés chiens en perspective

Richard désirait depuis quelques temps que sa chienne Vanessa est une portée. Je dois dire que j'avais un peu renâclé au début parce que cela représentait beaucoup de travail supplémentaire. Les circonstances firent que nous retrouvâmes les traces de l'éleveur qui nous avait vendu Nelson. Comme nous avions besoin de conseils pour mener à bien notre projet, et d'un chien jeune pour couvrir Vanessa nous reprîmes contact avec lui. Il nous confirma avoir à disposition le chien d'un ami, du même âge que notre chienne. Nous devions lui téléphoner dès que cette dernière aurait ses chaleurs. Avec la construction en cours, la fin de la mise en route de notre nouvelle informatique et mon voyage en Egypte en perspective, je n'allais pas chômer en cette année 1988 !... D'autant que deux naissances étaient annoncées dans la famille.

Au retour je fus assaillie par mille détails de la vie courante, de mon activité, de la construction en cours et du projet de faire couvrir notre chienne Vanessa. Sans perdre de temps nous contactâmes Monsieur de Almeida qui nous avait conseillé de lui téléphoner lorsque cette dernière aurait ses chaleurs. Ce qui fut fait, et le joli garçon au pelage légèrement plus foncé que notre chienne nous fut présenté et emmena sa compagne en voyage chez notre conseillé durant trois jours. Là, de joujoutes en promenades dans les champs ce qui était prévu arriva et de retour à la maison nous attendîmes l'heureux évènement pour le mois de mai suivant.

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Travaux d’embellissement

La troisième tranche de nos travaux prenait peu à peu tournure. Nous étions maintenant bien installés dans nos nouveaux bureaux et notre informatique commençait à tourner presque correctement. Il m'arrivait encore de passer des soirées au téléphone jusqu'à minuit avec le créateur de notre programme qui était un ancien militaire doué pour les maths et qui s'investissait depuis sa retraite dans la création de programmes informatiques. La réalisation du nôtre l'avait fait souffrir et moi avec !…

Je passais tout un week-end à genoux pour imbiber le carrelage d'huile et de térébenthine après le décapage du sol à l'acide exécuté par notre femme de ménage et moi-même. Les tomettes bourguignonnes comme tout le sol de la maison étaient un lot que nous avions déniché avec difficulté mais il était très sale et ce fut un rude moment à passer pour obtenir une belle réalisation. Les travaux prévus en suivi étaient la construction de la piscine couverte.

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Naissance des chiots

En mai la naissance des chiots de Vanessa accapara beaucoup de mon temps. Nous avions aménagé pour elle un endroit assez vaste compris entre le comptoir en demi rond et l'escalier qui montait à la chambre située dans le pigeonnier. Fermé par des planches que nous enjambions et qui empêcheraient Nelson d'aller perturber la jeune mère et ses rejetons.

Lorsque le moment paru évident, nous avions fait rentrer notre chienne dans son petit coin privilégié et écarté Nelson qui était lui-même tout perturbé, bien qu'il ne fût pas le père, il semblait comprendre qu'un grand évènement se préparait ! Le premier chiot qui se présenta était très gros, enveloppé d'une membrane qui l'enfermait totalement. Notre conseiller nous avait dit :

- "Ne vous inquiétez pas la mère s'occupe de tout".

Mais au bout de quelques minutes voyant que Vanessa regardait avec étonnement sa progéniture et ne s'en occupait pas j'appelais notre conseiller qui me dit :

- "Parfois cela arrive, la mère ne sait pas quoi faire pour le tout premier chiot, enlevez la membrane et coupez le cordon puis redonnez-le lui pour qu'elle le lèche".

Ce qui fut dit fut fait, Vanessa me regarda procéder avec un grand intérêt et lorsque je lui mis son chiot entre les pattes elle s'empressa de le lécher sur toutes les coutures d'un air satisfait d'elle. Elle me jetait des petits coups d'œil de temps à autre comme pour me demander mon avis et savoir si elle faisait bien !

Pour le suivant elle fit tout de suite ce qui était nécessaire, déchirant la membrane aussitôt, Monsieur de Almeida m'ayant conseillé de couper de façon la plus stérile possible les cordons j'officiais consciencieusement et lui rendis le chiot pour le léchage approprié.

Il fut ainsi pour chacune des petites boules grises présentant des sortes de rayures humides claires et foncées et alternées. Mâles et femelles, restaient blottis entre eux contre leur mère lorsque celle-ci ne faisait pas l'effort pour mettre au monde un nouvel arrivant. Deux d'entre eux naquirent mort-né sur les onze petits. La dernière se présenta à onze heures passées, elle était très menue comme l'avant dernier et nous ne leur donnions pas beaucoup de chance de survie. Dès qu'ils tétèrent nous constatâmes que les deux derniers ne pouvaient approcher leur mère et c'est à l'aide d'un minuscule biberon que j'essayais de les nourrir à tour de rôle. La petite femelle réussit à survivre mais pas le petit mâle. Pour une première portée à l'âge de trois ans il restait donc à Vanessa cinq femelles et trois mâles à allaiter, et tous s'en donnaient à cœur joie.

Nelson vint donner un coup œil étonné et dégoûté. Il renifla l'air d'un air supérieur, poussa du museau la planche qui fermait le coin des nouveaux nés et leur mère, entendant nos cris horrifiés il fila sans demander son reste !...

Je dus continuer à nourrir au biberon notre petite Djouba durant une quinzaine de jours. Lorsque les chiots passèrent à la bouillie liquide je les plaçais deux par deux devant le plat posé sur une serpillière au sol. A deux Djouba s'en sortait, mais lorsqu'il fallut commencer la nourriture plus sèche, viande hachée, légumes et céréales, je constatais qu'elle dépérissait car elle n'arrivait pas à défendre sa place parmi les plus gros qui poussaient des épaules. Le vétérinaire qui leur coupa la queue et les vaccina me conseilla de la faire manger à part. Elle eu droit à un fortifiant en plus des vitamines que tous recevaient et au bout d'une semaine, la petite chienne était des plus osées et turbulentes avec sa sœur Douchka et son frère Darley. Ces trois là nous en ont fait voir durant les cinq mois ou presque toute la portée est restée chez nous. En effet, à l'approche des vacances d'été, les personnes intéressées préféraient attendre de les avoir prises pour ne pas s'encombrer d'un chiot de quelques mois.

Seule Djoudane quitta la maison à trois mois pour partir dans la région bordelaise. Ses futurs maîtres vinrent la chercher en quatre-quatre. L'homme était chasseur et comme c'était lui qui devait être le chef il la prit à ses pieds dans le véhicule. Quand je vis la mine triste de ma petite chienne je demandais à son nouveau maître de la prendre sur ses genoux pendant le parcours, Je lui remis une serpillière en cas !... Mais en principe lorsqu'ils sont sur les genoux bienveillants de leur maître les bébés chiens ne font pas de dégâts et attendent patiemment qu'on les pose sur le sol pour faire un "petit pipi" !

Durant toute cette période notre famille défila admirer les jeunes chiots et jouer avec eux. Grands et petits riaient de leur frénésie joyeuse dès qu'ils étaient libérés

Nous avions fait construire un chenil adossé au garage double qui faisait partie de l'extension. Dès qu'ils passèrent les trois mois nous les installâmes dans ce vaste chenil qui comportait deux niches paillées et un perchoir au-dessus auquel ils accédaient par une planche échelle. Ils adoraient grimper sur leur perchoir pour observer au loin et dominer de leur petite taille la sœur ou le frère resté en bas.

Pendant ces cinq mois, dès mon petit déjeuner terminé j'allais nettoyer le chenil au jet - nous y avions fait installer l'eau - ensuite, je préparais la nourriture pour grands et petits et je portais deux grandes gamelles et un petit plat à toute ma tribu. Lorsqu'ils avaient fini de manger, chacun à tour de rôle tendait ses  pattes vers moi pour être pris dans les bras pour un câlin. C'était très mignon à voir et attendrissant, si bien que j'avais de la peine à l'idée de les voir partir, en cinq mois je m'y étais très attachée. Cependant le soir le même manège reprenait, nettoyage et nourriture et parfois câlin également.

Après notre repas de midi nous laissions pendant une demi-heure nos jeunes chiots vagabonder dans le parc en compagnie de leur mère et de tonton Nelson. Ce dernier se promenait dignement avec deux ou trois petits à sa poursuite. Parfois il les ignorait totalement, d'autres fois  il les laissait tenter de chahuter avec lui. Plus petits ils avaient essayé de le téter et ils avaient été rabroués énergiquement, aussi étaient-ils prudents malgré tout !

Nos chiots avaient bien grandi et aimaient courir et folâtrer dans le jardin, pas trop destructeurs avec les plantes, celle qu'ils affectionnaient étaient une touffe d'herbe de la pampa dans laquelle ils se cachaient petits et qui commençait à craindre sérieusement leur taille ayant évoluée et que finalement nous avions dû protéger avec des montants de bois et un léger grillage.

La deuxième à quitter le nid fut Douchka. Longtemps Richard avait pensé garder cette chienne là parce qu'elle était couleur gris perle et maligne. Puis Monsieur de Almeida nous dit que la mode des Weimarener étaient passée au poil plus foncé et il nous conseilla de garder plutôt Dadjah qui possédait davantage les critères requis pour une bonne confirmation de l'animal. Personnellement j'étais désolée parce que j'aurais aimé garder Djouba, la petite sauvée au biberon, car elle était très intelligente et ressemblait beaucoup à sa maman. Mais comme Richard semblait vouloir faire concourir éventuellement Dadjah, j'acceptais cette idée…

Ce fut Daisy la troisième partante, comme Douchka ce fut chez des personnes de la région ce qui nous permis de suivre un peu leur évolution. Le quatrième à partir fut Darley le coquin, très intelligent et dynamique. Nous l'offrîmes à l'un de nos bons clients chez lequel il devint un vrai petit roi sachant trouver les bons chemins pour déguster du foie gras ! Notre client fut ravi de son cadeau et nous proposa d'acheter Daughan et Djouba pour les offrir lui-même à des clients. Il nous restait un dernier chien, Dajax, plutôt joli garçon avec de magnifiques oreilles. Il plaisait beaucoup à un marchand de tapis Manouche très sympathique auquel nous avions acheté un certain nombre de tapis pour notre vaste demeure. Il venait souvent nous voir et nous disait : "Je vous l'échange contre une tapis".

Ce troc ne me plaisait pas trop, mais Richard pensait qu'il était temps que ce dernier chien parte et il finit par accepter le marcher. Hélas, nous sûmes par la suite qu'il avait confié son chien à un parent qui le perdit… Pas pour tout le monde sûrement ! Beaucoup plus tard nous apprîmes que le gros Daughan avait trouvé la mort en sautant sur un puits dont le couvercle de bois était vermoulu et s'effondra sous son poids. Il arriva aussi malheur à Djouba mais mon mari n'insista pas sur les détails, je pense sciemment, sachant mon attachement à cette petite bête que j'aurais préférée garder parce qu'elle ressemblait beaucoup à Vanessa.

J'avais eu beaucoup de travail avec ces naissances, mais, je dois l'avouer, beaucoup de plaisir également. Richard avait été heureux que sa chienne ait eu des petits, il se rendait compte après coup du travail supplémentaire que cela avait représenté pour moi, aussi me dit-il qu'il comprenait que je ne désire pas que cela se reproduise ! Pourtant nous avions demandé l'attribution d'un affixe qui portait le nom du bois dont nous avions la propriété et qui était situé de l'autre côté de notre petite route d'accès. Nos chiots portaient un joli nom un peu "pompeux" puisque l'affixe était : "De Maza de la Broche". Tous les papiers nécessaires à leur inscription au LOF étant en règle, nous refermâmes pour un temps le dossier "chiens".

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La vie continue et les naissances aussi

Malgré tout le travail qui m’incombait avec nos petits chiots, le bureau, la maison et les visites fréquences, je partais un jeudi matin sur deux visiter Sylvie pour pouvoir profiter un peu de mes petits-enfants et d'elle même, je faisais gaillardement les 250 kms qui séparaient La Chesnaye de Paris, aller et retour, heureusement que j'aimais bien conduire !

Cette année-là fut prolifique en naissances puisque notre petite Juliette, fille d'Isabelle et Jérôme, naquit le 22 juin 1988. Isabelle vint passer quelques temps ainsi que Sylvie, avec maris et enfants en août. Des anniversaires se souhaitèrent celui de Nathalie le 6 août. Le 10 septembre nous fêtâmes celui de Vincent, né en 1981, 7 ans étant l'âge de raison par excellence, c'était une bonne occasion de réunion familiale qui eut lieu chez Christine et Eric. Il y eut malheureusement une grosse friction entre le père et le fils qui n'obéissait pas assez rapidement aux recommandations de son père, cela gâcha un peu la fête.

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Nouvelle naissance celle de Marine fille de Philippe le 19 novembre 1988. Loin de nous, puisque habitant dans le midi, nous ne l'avons vu dans ses premiers jours qu'en photos. Aussi nous promettions-nous de les visiter dans leur nouvelle maison que nous ne connaissions que par photos, dès le printemps prochain.

Pour Noël cette année là Richard et moi-même étions réunis chez Jacqueline et Jacques, Sylvie, Joël et les deux petits étaient de la partie, ainsi que maman et ma tante et mon oncle, Patrick son épouse et Thomas leur fils, Dominique toujours célibataire.

Pour la Saint Sylvestre nous avions réuni la famille du côté de Richard et même nos Ex et leur fils Frédérique

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Suite

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Table des matières

I - Haut de page - Chapitre IX - Extrait II -I

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Copyright by Micheline Schneider - Chapitre IX - Extrait II  - Voyage en Egypte - Bébés chiens en perspective -Travaux d’embellissement - Naissance des chiots -

 La vie continue et les naissances aussi. 

 "La première et merveilleuse histoire d'Amour du monde ou Hologramme d’une VIE humaine pour une Entité Divine"

 

Date de dernière mise à jour : 01/06/2020